La Chine et les États-Unis entament à Londres des discussions pour apaiser les tensions

Cette combinaison d'images créée le 4 juin 2025 montre, de gauche à droite, le président chinois Xi Jinping au Grand Hall du Peuple à Pékin le 13 mai 2025 et le président américain Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, DC, le 30 mai 2025. (Photo par TINGSHU WANG et Allison ROBBERT / diverses sources / AFP)
Cette combinaison d'images créée le 4 juin 2025 montre, de gauche à droite, le président chinois Xi Jinping au Grand Hall du Peuple à Pékin le 13 mai 2025 et le président américain Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, DC, le 30 mai 2025. (Photo par TINGSHU WANG et Allison ROBBERT / diverses sources / AFP)
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Publié le Lundi 09 juin 2025

La Chine et les États-Unis entament à Londres des discussions pour apaiser les tensions

  • Cette rencontre entre les deux premières puissances économiques mondiales est observée de près par les marchés.
  • Lundi matin, les deux capitales ont refusé de donner le moindre indice sur le déroulement des négociations qui se tiennent derrière les portes du prestigieux palais de Lancaster House, en plein centre de Londres. 

LONDRES : Un mois après leur rencontre à Genève, les États-Unis et la Chine ont entamé lundi à Londres une nouvelle série de négociations dans le plus grand secret, avec l'espoir d'aplanir leurs différends et de prolonger leur fragile trêve commerciale.

Cette rencontre entre les deux premières puissances économiques mondiales est observée de près par les marchés. Les analystes estiment cependant qu'elle sera moins fructueuse qu'en Suisse, lorsque Pékin et Washington avaient convenu d'abaisser considérablement leurs droits de douane respectifs pour une durée de 90 jours.

« Le vice-Premier ministre He Lifeng (...) a commencé à tenir la première réunion sur le mécanisme de consultation commerciale avec la partie américaine à Londres », a rapporté l'agence de presse officielle Chine nouvelle en début d'après-midi.

Selon Donald Trump, la délégation américaine est composée du secrétaire au Trésor, Scott Bessent, du secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, et du représentant de la Maison Blanche pour le Commerce (USTR), Jamieson Greer.

Lundi matin, les deux capitales ont refusé de donner le moindre indice sur le déroulement des négociations qui se tiennent derrière les portes du prestigieux palais de Lancaster House, en plein centre de Londres. 

Cette rencontre survient après un échange téléphonique jeudi entre les présidents américain et chinois, qualifié de « très positif » par Donald Trump, tandis que Xi Jinping aurait demandé à son homologue de « redresser la trajectoire du grand navire des relations sino-américaines », selon la presse chinoise.

Elle fait également suite à un brusque accès de tension la semaine dernière, lorsque Donald Trump a accusé Pékin de ne pas respecter les termes de l'accord de désescalade signé à Genève.

« Nous souhaitons que la Chine applique sa part de l'accord. C'est sur quoi notre équipe compte discuter » à Londres, a insisté dimanche sur FoxNews la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

Les expéditions de terres rares de Pékin, source de discorde entre les deux pays, devraient constituer un enjeu clé des négociations. Ces matières premières sont cruciales pour de nombreux produits, dont les batteries de véhicules électriques. 

Selon Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB, « les États-Unis souhaitent que le rythme des expéditions de ces métaux stratégiques soit rétabli, car il a ralenti depuis le lancement par Donald Trump de la guerre commerciale ».

La Chine aimerait quant à elle que les États-Unis reconsidèrent les restrictions à l'immigration des étudiants, les limitations d'accès aux technologies avancées, notamment aux microprocesseurs, et facilitent l'accès des fournisseurs technologiques chinois aux consommateurs américains », ajoute-t-elle.

En Suisse, Washington avait accepté de ramener les droits de douane sur les produits chinois de 145 % à 30 %, en échange d'une mesure similaire de la part de Pékin, portant les droits de douane sur les produits américains de 125 % à 10 %, pour une durée de 90 jours. 

Les deux capitales ont ainsi temporairement mis un terme à l'escalade de droits de douane lancée début avril par Donald Trump, qui a largement ralenti leurs échanges commerciaux.

Selon des statistiques officielles publiées lundi, les exportations chinoises vers les États-Unis ont baissé de 12,7 % en mai par rapport à avril, pour s'établir à 28,8 milliards de dollars (25,2 milliards d'euros) contre 33 milliards (29 milliards d'euros).

Tout en travaillant à la normalisation des relations avec Washington, le gouvernement chinois a entamé des discussions avec ses autres partenaires pour constituer un front commun face aux États-Unis, en commençant par les pays asiatiques, le Japon et la Corée du Sud en tête.

Il a également pris jeudi dernier l'initiative de contacter le Canada, avec qui les liens bilatéraux sont tendus, en passant un appel entre le Premier ministre chinois Li Qiang et son homologue canadien Mark Carney.

Pékin a également proposé à l'Union européenne un « canal vert » pour faciliter les exportations de terres rares vers le bloc, alors qu'un sommet entre l'UE et la Chine est prévu en juillet.

Selon un porte-parole de Keir Starmer, Rachel Reeves, la ministre britannique des Finances, a profité de ces discussions pour rencontrer dimanche son homologue américain Scott Bessent et le vice-Premier ministre chinois Hi Lefeng.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.


Suez remporte à Oman un des plus gros contrats de son histoire, dans la gestion de l'eau

Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
  • Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman
  • Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez"

PARIS: Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman, un des plus importants de son histoire, a-t-il annoncé lundi.

Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez", a déclaré le directeur général du groupe, Xavier Girre, lors d'un entretien à l'AFP.

 

 


Air France reprend ses vols directs entre Riyad et Paris

 Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale. (AFP)
Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale. (AFP)
  • « L'Arabie saoudite est un marché d'une importance stratégique pour Air France, et nous sommes heureux de reprendre nos vols directs entre Riyad et Paris »
  • « Nous sommes de nouveau en mesure d'offrir à nos clients des solutions de voyage fluides, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les voyages de loisirs, tout en leur garantissant le niveau de service et l'hospitalité française »

RIYAD: Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale.

À compter de cette reprise, la compagnie française retrouvera son programme initial de trois vols hebdomadaires entre l'aéroport international King Khalid de Riyad et l'aéroport Paris-Charles de Gaulle, conformément à son programme de la saison estivale 2026.

Cette reprise intervient dans un contexte de renforcement des échanges économiques, touristiques et culturels entre les deux pays. Elle marque également la volonté d'Air France de consolider sa présence sur le marché saoudien, considéré comme l'un des plus stratégiques de la région.

« L'Arabie saoudite est un marché d'une importance stratégique pour Air France, et nous sommes heureux de reprendre nos vols directs entre Riyad et Paris », a déclaré Raza Syed, Country Manager Arabie saoudite et Égypte d'Air France-KLM.

Il a souligné que cette reprise reflète l'engagement à long terme du groupe envers le Royaume et permettra aux voyageurs de bénéficier à nouveau de l'ensemble du réseau international d'Air France-KLM grâce aux correspondances proposées depuis Paris. « Nous sommes de nouveau en mesure d'offrir à nos clients des solutions de voyage fluides, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les voyages de loisirs, tout en leur garantissant le niveau de service et l'hospitalité française qui font la réputation d'Air France », a-t-il ajouté.

Dans le cadre de cette reprise, Flying Blue, le programme de fidélité d'Air France et de KLM, lance une offre promotionnelle destinée aux voyageurs au départ du Royaume. Les passagers réservant leurs billets entre le 29 juin et le 13 juillet 2026 pourront cumuler trois fois plus de Miles, pour des voyages effectués jusqu'au 31 décembre 2026.

Horaires des vols

La liaison Riyad-Paris (AF685) sera assurée les mardis, jeudis et dimanches, avec un départ de Riyad à 8h45 et une arrivée à Paris à 14h25.

Le vol retour Paris-Riyad (AF684) opérera les lundis, mercredis et samedis, avec un départ de Paris à 23h20 et une arrivée à Riyad à 6h35 le lendemain.

Fondée en 1933, Air France emploie plus de 40 000 collaborateurs et, avec KLM et Transavia, fait partie du groupe Air France-KLM. Le groupe dessert plus de 300 destinations dans le monde grâce à une flotte de plus de 500 appareils et poursuit ses investissements dans la modernisation de sa flotte ainsi que dans la réduction de son empreinte environnementale.