À Paris, la diplomatie française et saoudienne s’activent pour l’après-Gaza

Le président français Emmanuel Macron, aux côtés du ministre français sortant de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot (à gauche) et du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane Al Saud (à droite), s'exprime lors d'une réunion ministérielle sur la mise en œuvre du plan de paix au Moyen-Orient au Quai d'Orsay, ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères, à Paris, le 9 octobre 2025.  (AFP)
Le président français Emmanuel Macron, aux côtés du ministre français sortant de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot (à gauche) et du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane Al Saud (à droite), s'exprime lors d'une réunion ministérielle sur la mise en œuvre du plan de paix au Moyen-Orient au Quai d'Orsay, ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères, à Paris, le 9 octobre 2025. (AFP)
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Publié le Vendredi 10 octobre 2025

À Paris, la diplomatie française et saoudienne s’activent pour l’après-Gaza

  • Organisée par la France, cette réunion s’inscrit dans la continuité de l’initiative franco-saoudienne et des travaux engagés à New York, en septembre dernier, pour la mise en œuvre d’un plan de paix et de sécurité pour tous au Moyen-Orient
  • Contre vents et marées, la France s’emploie à entretenir la dynamique diplomatique enclenchée autour de cette solution, au cœur de l’initiative qu’elle a portée avec l’Arabie saoudite aux Nations unies en juillet, puis en septembre

PARIS: Alors que le monde a les yeux rivés sur Gaza, à la suite de l’accord entre Israël et le Hamas qui laisse espérer l’instauration d’un cessez-le-feu durable, Paris accueille une réunion ministérielle consacrée à « l’opérationnalisation du plan de paix au Proche-Orient ».

Organisée par la France, cette réunion s’inscrit dans la continuité de l’initiative franco-saoudienne et des travaux engagés à New York, en septembre dernier, pour la mise en œuvre d’un plan de paix et de sécurité pour tous au Moyen-Orient, fondé sur la solution à deux États.

Pour Paris, il ne fait aucun doute que « les efforts conjoints avec Riyad ont contribué à inspirer la vision américaine », une conjonction que la diplomatie française entend exploiter afin de maintenir la dynamique multilatérale autour de la paix.

Contre vents et marées, la France s’emploie à entretenir la dynamique diplomatique enclenchée autour de cette solution, au cœur de l’initiative qu’elle a portée avec l’Arabie saoudite aux Nations unies en juillet, puis en septembre.

Cette double impulsion franco-saoudienne a débouché sur l’adoption de la « Déclaration de New York » par 142 États membres de l’ONU — un document qui esquisse une feuille de route complète pour mettre fin au conflit israélo-palestinien. Dans la foulée, onze nouveaux pays ont officiellement reconnu l’État de Palestine.

Ce contexte a également servi de déclencheur à la présentation, le 29 septembre, du plan de paix du président américain Donald Trump, qui reprend une part importante des propositions franco-saoudiennes — une proximité que le président américain a lui-même reconnue publiquement.

Pour Paris, il ne fait aucun doute que « les efforts conjoints avec Riyad ont contribué à inspirer la vision américaine », une conjonction que la diplomatie française entend exploiter afin de maintenir la dynamique multilatérale autour de la paix.

L’un des piliers de cette stratégie consiste à anticiper dès maintenant l’après-guerre dans la bande de Gaza. Dans cette optique, Paris plaide pour la mise en place d’une mission internationale de stabilisation, en écho au plan Trump, qui prévoit la création d’une force multinationale chargée d’assurer la sécurité sur le territoire.

Cette approche repose sur un principe central : le Hamas n’aura aucun rôle dans la phase post-conflit. La Déclaration de New York comme le plan américain prévoient en effet le désarmement du mouvement et son exclusion de la gestion du territoire, notamment sur le plan sécuritaire.

L’objectif est d’éviter que les récentes avancées diplomatiques ne restent lettre morte. D’où la volonté française de structurer le suivi autour de trois axes prioritaires : la sécurité, la gouvernance palestinienne et la reconstruction de Gaza.

Fait notable : la rencontre s’est tenue en présence de représentants israéliens et palestiniens, signe d’une volonté d’inclure toutes les parties prenantes au processus.

Pour faire avancer cette feuille de route, le ministère français des Affaires étrangères a convoqué à Paris une réunion de haut niveau réunissant les ministres arabes des Affaires étrangères (Arabie saoudite, Égypte, Qatar, Jordanie, Émirats arabes unis) et leurs homologues européens (Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Espagne), ainsi que la Turquie, la représentante de la diplomatie européenne, et des représentants de l’Indonésie et du Canada.

Fait notable : la rencontre s’est tenue en présence de représentants israéliens et palestiniens, signe d’une volonté d’inclure toutes les parties prenantes au processus.

Mais la volonté française d’associer les États-Unis, afin de fusionner la dynamique multilatérale de New York avec la stratégie américaine, s’est heurtée à un obstacle : Marco Rubio, l’émissaire américain, n’a pas participé à la réunion, officiellement en raison de son implication dans les négociations de Charm el-Cheikh.

Dans son discours d’ouverture, Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité d’apporter des contributions concrètes au plan américain dans quatre domaines clés, en particulier la gouvernance palestinienne, qui doit être, selon lui, « pleinement confiée aux Palestiniens ».

Il a également souligné l’importance de la réunification de Gaza et de la Cisjordanie, à inscrire dans un calendrier clair et contraignant, ainsi que la nécessité d’une convergence explicite entre le plan américain et la Déclaration de New York sur le désarmement du Hamas.

Le président français a aussi réaffirmé son soutien à la création d’une force internationale de stabilisation, chargée de former les forces de sécurité palestiniennes et mise en place via une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

En parallèle, Emmanuel Macron a placé l’aide humanitaire en tête des priorités immédiates. Il a appelé à accroître massivement les livraisons d’aide à Gaza, en coopération avec les agences de l’ONU et les ONG, dans le strict respect du droit international humanitaire.

Il a également plaidé pour un soutien financier renforcé à l’Autorité palestinienne, confrontée à une crise budgétaire sans précédent.

Enfin, le président français a mis en garde contre l’accélération de la colonisation en Cisjordanie, qu’il a qualifiée de « menace existentielle » pour la création d’un État palestinien — une politique contraire, selon lui, au plan américain comme aux accords d’Abraham.

Face à l’hostilité israélienne et à l’ambiguïté américaine, Paris persiste à défendre une approche multilatérale de la paix au Proche-Orient. En relançant l’initiative de New York, la France veut éviter que la solution à deux États ne soit reléguée aux marges du débat international, et cherche à articuler l’approche américaine et l’élan onusien afin d’ouvrir une perspective politique crédible après la guerre de Gaza.


Les tracteurs de retour à Paris pour exprimer la colère agricole

Des dizaines de tracteurs sont de nouveau entrés dans Paris à l'aube mardi, cette fois-ci aux couleurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs pour exiger des "actes concrets et immédiats" du gouvernement qui peine à faire face à la colère agricole. (AFP)
Des dizaines de tracteurs sont de nouveau entrés dans Paris à l'aube mardi, cette fois-ci aux couleurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs pour exiger des "actes concrets et immédiats" du gouvernement qui peine à faire face à la colère agricole. (AFP)
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  • Vers 06H45, les tracteurs étaient sur l'avenue des Champs-Elysées, a constaté une journaliste l'AFP
  • Leur parcours, avalisé par la préfecture de police de Paris les mènera ensuite à l'avenue George V et au pont de l'Alma avant un rassemblement qui doit se tenir quai d'Orsay. Certains ont même prévu matelas et duvets

PARIS: Des dizaines de tracteurs sont de nouveau entrés dans Paris à l'aube mardi, cette fois-ci aux couleurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs pour exiger des "actes concrets et immédiats" du gouvernement qui peine à faire face à la colère agricole.

Un premier convoi d'une quinzaine de tracteurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs sont entrés dans Paris mardi peu avant 06H00, a constaté une journaliste de l'AFP.

Ils ont vite été rejoints par des dizaines d'autres véhicules. Le mouvement ambitionne de faire débarquer plusieurs centaines de tracteurs dans Paris.

Arborant des drapeaux de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs, les tracteurs, entrés par Porte Dauphine et escortés par des camions de CRS, remontaient vers 06H15 l'avenue Foch en direction de l'Arc de Triomphe, en klaxonnant abondamment.

"Pas de pays sans paysan", "pas de paysan => pas d'alimentation", peut-on lire sur un panneau accroché à l'un des tracteurs.

Vers 06H45, les tracteurs étaient sur l'avenue des Champs-Elysées, a constaté une journaliste l'AFP.

Leur parcours, avalisé par la préfecture de police de Paris les mènera ensuite à l'avenue George V et au pont de l'Alma avant un rassemblement qui doit se tenir quai d'Orsay. Certains ont même prévu matelas et duvets pour prolonger la journée de mobilisation.

"Si on veut garder la souveraineté alimentaire, qu'on nous laisse exercer notre métier", a déclaré à l'AFP Fabrice Moulin, 52 ans, qui cultive des céréales dans l'Eure, à proximité des Yvelines.

"On n'est pas pour l'anarchie mais trop de règles tue les règles. Aujourd'hui, on ne vit plus de notre activité", a-t-il soutenu, évoquant le chapelet de mauvaises nouvelles pour l'agriculture : crise sanitaire liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), l'accroissement du coût des engrais, l'accord UE-Mercosur en passe d'être signé.

Pour Baptiste Zado, qui exploite une ferme en polyculture et élevage avec son père dans les Yvelines, en région parisienne, "on a besoin qu'on nous sécurise le marché français. L'élevage français doit passer avant l'élevage brésilien".

"On ne peut plus se serrer la ceinture", affirme ce membre des Jeunes Agriculteurs.

L'action a lieu à l'initiative de la FRSEA Grand bassin parisien, une entité englobant l'Ile-de-France et des départements de régions voisines, pour exiger des "actes concrets et immédiats" pour défendre la souveraineté alimentaire.

Cette étape intervient quelques jours à peine après les actions coup de poing de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne.

"Colère légitime" 

À quelques jours de la signature de l'accord UE-Mercosur, samedi au Paraguay, les agriculteurs ont multiplié les actions, comme au Havre, premier port français de commerce, où des filtrages ont été mis en place, sans bloquer l'activité, toutefois: depuis ce weekend, des agriculteurs "contrôlent" les camions frigorifiques et vérifient la provenance des produits.

Ils ont découvert "des produits qui n'ont pas les mêmes normes de production" que les nôtres, avait précédemment déploré auprès de l'AFP Justin Lemaître, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs en Seine-Maritime, réclamant "que l'importation respecte nos standards de production".

Pour les détracteurs du traité commercial avec les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), cet accord va bousculer l'agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l'UE, faute de contrôles suffisants.

Les ports de Bayonne, La Rochelle, ont également été le théâtre de blocages de la part de divers syndicats agricoles, lesquels ont mobilisé devant les préfectures ou sur les routes à Metz, Pau, Périgueux, Poitiers, Dax et Limoges.

Cette nouvelle mobilisation, débutée en décembre dans le Doubs puis en Ariège en opposition à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine, s'était musclée la semaine dernière avec l'entrée de tracteurs dans Paris.

"La colère des agriculteurs est profonde et leurs revendications sont légitimes, et nous les entendons au plus haut niveau du gouvernement", a répondu lundi matin sur BFMTV la ministre de l'Agriculture Annie Genevard, après avoir annoncé vendredi des mesures en faveur des céréaliers, des viticulteurs ou encore des éleveurs, sans calmer la mobilisation.

Outre la France, des manifestations ont eu lieu en Italie, Pologne ou Irlande. La ratification du traité dépend encore d'un vote qui s'annonce serré au Parlement européen, pas avant février. Un grand rassemblement d'agriculteurs est prévu devant son siège strasbourgeois le 20 janvier.


Le Louvre fermé lundi à cause du mouvement de grève lancé mi-décembre

Le conflit social s'enlise au Louvre, de nouveau contraint de fermer ses portes lundi après la reconduction de la grève de ses agents, mobilisés depuis mi-décembre pour de meilleures conditions de travail, a appris l'AFP auprès du musée et des syndicats. (AFP)
Le conflit social s'enlise au Louvre, de nouveau contraint de fermer ses portes lundi après la reconduction de la grève de ses agents, mobilisés depuis mi-décembre pour de meilleures conditions de travail, a appris l'AFP auprès du musée et des syndicats. (AFP)
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  • Le 15 décembre, au premier jour de cette mobilisation, le musée le plus visité au monde avait déjà dû garder ses portes closes après le vote de ses personnels réunis en AG
  • Depuis, ce mouvement, l'un des plus importants dans l'histoire du musée, a contraint à plusieurs reprises le Louvre à n'ouvrir que partiellement ses espaces aux visiteurs, cantonnés au "parcours chefs d'oeuvre" incluant la Joconde et la Vénus de Milo

PARIS: Le conflit social s'enlise au Louvre, de nouveau contraint de fermer ses portes lundi après la reconduction de la grève de ses agents, mobilisés depuis mi-décembre pour de meilleures conditions de travail, a appris l'AFP auprès du musée et des syndicats.

Le 15 décembre, au premier jour de cette mobilisation, le musée le plus visité au monde avait déjà dû garder ses portes closes après le vote de ses personnels réunis en AG.

Depuis, ce mouvement, l'un des plus importants dans l'histoire du musée, a contraint à plusieurs reprises le Louvre à n'ouvrir que partiellement ses espaces aux visiteurs, cantonnés au "parcours chefs d'oeuvre" incluant la Joconde et la Vénus de Milo.

Après une pause pendant les fêtes, le mouvement avait repris le 5 janvier en même temps que les négociations avec le ministère de la Culture, en première ligne sur le sujet des rémunérations, un des principaux points de blocage.

Malgré des réunions en fin de semaine dernière, entre 300 et 350 agents ont reconduit lundi la grève faute d'avancées suffisantes également sur le sujet des conditions de travail, qui relève lui de la direction du Louvre, ont indiqué les syndicats.

"Chers visiteurs, en raison d'un mouvement social le musée du Louvre est exceptionnellement fermé ce jour", a fait savoir le musée dans un message publié sur son site internet.

"Il y a un problème de dialogue social et une grande défiance vis-à-vis de la direction", a estimé Valérie Baud, déléguée CFDT au Louvre. "Il y a clairement un blocage", a renchéri Gary Guillaud de la CGT.

Les syndicats, qui demandent également l'abandon de la hausse du prix d'entrée à partir de mercredi pour les étrangers extra-communautaires, doivent s'entretenir avec la présidente du Louvre Laurence des Cars en fin de matinée, a-t-on appris de sources concordantes.

Les agents sont notamment mobilisés pour protester contre les sous-effectifs, en particulier pour la surveillance des salles, et dénoncent la dégradation du bâtiment, mise en lumière par le vol spectaculaire de huit joyaux de la Couronne française le 19 octobre.


Lancement de la campagne de recrutement du nouveau «service national» voulu par Macron

Le président français Emmanuel Macron (à droite) et l'ancien grand-duc Henri de Luxembourg (à gauche) assistent à une cérémonie en hommage aux victimes de l'incendie meurtrier qui a ravagé le bar Le Constellation à Crans-Montana le soir du Nouvel An, à Martigny, le 9 janvier 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron (à droite) et l'ancien grand-duc Henri de Luxembourg (à gauche) assistent à une cérémonie en hommage aux victimes de l'incendie meurtrier qui a ravagé le bar Le Constellation à Crans-Montana le soir du Nouvel An, à Martigny, le 9 janvier 2026. (AFP)
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  • La ministre des Armées, Catherine Vautrin, tracera les contours de cette campagne de recrutement lors d'une conférence de presse lundi matin à Paris
  • Ce nouveau "service national" sera "purement militaire", et les recrues serviront exclusivement sur le territoire national, avait précisé M. Macron en annonçant ce projet le 27 novembre

PARIS: Le gouvernement et l'état-major de l'armée française lancent lundi une campagne en vue de recruter plusieurs milliers de jeunes pour un nouveau "service national" rémunéré d'une durée de dix mois, une initiative annoncée en novembre par le président Emmanuel Macron pour "répondre aux besoins des armées" face aux risques accrus de conflit.

La ministre des Armées, Catherine Vautrin, tracera les contours de cette campagne de recrutement lors d'une conférence de presse lundi matin à Paris, aux côtés du général Fabien Mandon, chef d'état-major des armées, du général Pierre Schill, chef d'état-major de l'armée de Terre, de l'amiral Nicolas Vaujour, chef d'état-major de la Marine nationale et du général Jérôme Bellanger, chef d'état-major de l'armée de l'Air et de l'Espace.

Ce nouveau "service national" sera "purement militaire", et les recrues serviront exclusivement sur le territoire national, avait précisé M. Macron en annonçant ce projet le 27 novembre.

L'armée compte sélectionner à partir de ce mois-ci les recrues, qui commenceront par un mois de formation, suivi de neuf mois au sein de l'armée.

Disette budgétaire oblige, le dispositif montera en puissance graduellement: la première année, il doit concerner 3.000 jeunes, avec un objectif de 10.000 par an en 2030, puis une ambition de 42.500 en 2035. Ce qui ferait 50.000 par an en cumulant avec les personnes qui font déjà le service militaire volontaire (SMV) et son équivalent ultramarin, le service militaire adapté (SMA), qui perdureront en parallèle car ils ont un objectif différent d'insertion professionnelle.

Les volontaires seront à 80% des jeunes hommes et femmes de 18-19 ans, futurs soldats pour lesquels le service fera office d'"année de césure" avant les études supérieures et sera ainsi valorisé dans Parcoursup. Les autres, futurs aspirants, auront jusqu'à 25 ans, sélectionnés sur la base de leur spécialisation (ingénieurs, infirmiers, traducteurs...).

Le service volontaire sera rémunéré 800 euros par mois minimum pour chaque volontaire, qui sera aussi logé, nourri et équipé, selon l'Elysée.

Le nouveau "service national" lancé lundi signe aussi l'enterrement du service national universel (SNU) qui était cher au président. Promesse du candidat Macron en 2017 au nom de la "cohésion nationale", lancé en 2019, le SNU, destiné aux mineurs de 15 à 17 ans, n'a jamais pu être généralisé. Et il "n'est aujourd'hui plus adapté au contexte stratégique" créé par l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, reconnaît l'Elysée.