Rétrospective de l’œuvre de l’artiste Ahmed Al Barrak

Œuvres d’Ahmed Al Barrak (Photo, Instagram Medina Art Gallery de Tanger).
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Publié le Mercredi 13 janvier 2021

Rétrospective de l’œuvre de l’artiste Ahmed Al Barrak

  • Le vernissage a eu lieu le 10 janvier, jour de son décès en 2020
  • «À coup de traits, maîtrisés ou gestuels, de tons, tantôt sombres, tantôt chatoyants, Ahmed Al Barrak voile et dévoile l’archéologie d’un infini palimpseste»

Un an après le décès du plasticien Ahmed Al Barrak, Medina Art Gallery de Tanger lui dédie une grande exposition de ses œuvres, accompagnée du beau livre «Ahmed Al Barrak, le peintre de la mémoire», en hommage à tout ce qu’il a pu donner à l’univers des arts plastiques, en tant qu’artiste innovateur et pédagogue assidu. Le vernissage a eu lieu le 10 janvier, jour de son décès en 2020.

Le public de la ville du Détroit pourra apprécier les créations du regretté Ahmed Al Barrak jusqu’au 10 février, afin de découvrir, pour certains qui ne l’ont pas connu, la rétrospective retraçant les diverses facettes de son œuvre. Sachant le défunt n’a pas eu de son vivant la reconnaissance qu’il méritait. Peut-être parce qu’il était loin de l’axe Casa-Rabat ou du fait qu’il était partagé entre sa fonction d’éducateur et d’artiste ? Toujours est-il qu’Ahmed 
Al Barrak a laissé une œuvre très recherchée dans la mémoire du passé, dont les traces furent ses sujets de prédilection. «Une œuvre hantée par la quête de la mémoire, d’empreintes, de signes, de traces… et du temps qui passe. À coup de traits, maîtrisés ou gestuels, de tons, tantôt sombres, tantôt chatoyants, Ahmed Al Barrak voile et dévoile l’archéologie d’un infini palimpseste». Lui-même disait à propos de sa démarche qu’il se laissait guider par son instinct, son goût, sa culture, son état d’âme du moment. «Les couleurs posées en appellent d’autres, je couvre, je gratte, je trace des lignes en de larges mouvements de brosses ou de couteaux, je les laisse se répandre et appeler d’autres lignes s’il le faut. J’ouvre, je ferme, j’enserre et libère, faisant jaillir par moments de la profondeur, grâce aux nombreuses superpositions de tons que j’affectionne et utilise systématiquement». Et d’ajouter que «lorsque des formes apparaissent, par jeu ou par insatisfaction au lieu de les effacer ou de les recouvrir entièrement, je les dissimule en partie ou les barre à coups de hachures tracées énergiquement en des gestes larges… Les glacis colorés que j’appose au final contribuent par un jeu de transparences à donner naissance à des effets de lumière toujours présents dans mes toiles, imprégné que je suis par la lumière du Détroit».

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en Français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Dans les pâturages de la dictature numérique

La fermeture induite par le coronavirus du secteur touristique fidjien n'est pas la seule crise, mais le changement climatique pose une menace à long terme pour l'environnement marin de la région, le 6 décembre 2020, la côte de corail des Fidji (Photo, AFP).
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  • Des rapports ont fait surface sur l'amélioration de la qualité de l'air et de l'eau dans le monde
  • En s’immisçant dans ce débat, la nature a été amenée à jouer un rôle familier et positif: comme havre de paix

Durant les premiers temps qui ont suivi l’explosion de la pandémie, des rapports ont fait surface sur l'amélioration de la qualité de l'air et de l'eau dans le monde, alors que la production et le trafic diminuaient brusquement.

Des images de troupeaux de chèvres de montagnes et de sangliers explorant les rues désertes de la ville circulaient. Des bancs de dauphins exubérants se sont également montres dans les eaux du Bosphore. Il est vrai que certaines de ces informations étaient des canulars, mais elles avaient mis en avant, pour le moins d’une manière momentanée, l'idée que la perturbation qui provenait d'une sorte de déséquilibre dans les relations entre l’homme et animal. Une relation pouvant aboutir sur un redressement en faveur de la nature.

En s’immisçant dans ce débat, la nature a été amenée à jouer un rôle familier, positif: comme havre de paix qui garantit le bien-être humain.

Le courant de pensée utopique déborde de fantasmes en ce sens. Les Hyperboréens de la légende grecque, ont à titre d’exemple mené une existence parfaite, dans un printemps permanent, au-delà des vents du nord. Les habitants d’«Utopia» de Thomas More cultivent leurs jardins avec beaucoup de soin afin de les voir fleurir, et d’améliorer leurs vignes et leurs fruits.

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Algérie: La Banque mondiale diagnostique les dégâts de 2020

La pandémie de Covid-19 a frappé l’Algérie au moment de la formation d’un nouveau gouvernement chargé de conduire des réformes politiques et économiques, et de rééquilibrer les finances publiques (Photo, AFP).
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  • La chute drastique des prix du pétrole a compliqué davantage la situation pour le gouvernement algérien
  • Poursuivant son analyse, la Banque mondiale a souligné les incidences graves qu’ont subies le marché de l’emploi et la croissance en Algérie

Dans sa note de conjoncture de l’automne 2020 sur l’économie algérienne, le groupe de la Banque mondiale (BM) pour la région MENA a établi sur la base des données disponibles sur la scène économique un constat sur les agrégats macroéconomiques de l’Algérie en pleine pandémie de la Covid-19, faisant ressortir une situation économique difficile, à laquelle les autorités tentent bien que mal de faire face.

La pandémie de Covid-19 a frappé l’Algérie au moment de la formation d’un nouveau gouvernement chargé de conduire des réformes politiques et économiques, et de rééquilibrer les finances publiques.

Ce qui a nécessité l’accélération des réformes structurelles pour rétablir les équilibres macrobudgétaires à long terme et encourager le développement du secteur privé, notamment à travers des textes de loi, et une conférence nationale sur le plan de relance économique et sociale est tenue pour tracer une stratégie.

Malgré tous ces efforts et les sommes consacrées à la lutte contre la pandémie qui sont de l’ordre de 3,7 milliards de dinars, l’économie nationale a dû faire face à un autre choc qui la guettait, celui de la chute drastique des prix du pétrole, ce qui a compliqué davantage la situation pour le gouvernement algérien.

Poursuivant son analyse, la Banque mondiale a souligné les incidences graves qu’ont subies le marché de l’emploi et la croissance en Algérie. Ainsi, à «l’approche du deuxième trimestre de 2020, l’élan économique est resté faible avec, au premier trimestre de 2020, une contraction de 3,9% de l’activité économique en glissement annuel», rappelle encore la BM.

Cette baisse est enregistrée suite au recul de la production dans différents secteurs, notamment les hydrocarbures avec -13,4%, et cela en dépit de la hausse des dépenses dans le Budget.

Pour le deuxième trimestre de 2020, les données sur la production industrielle publique indiquent une accentuation de la contraction globale enregistrée au premier trimestre de 2020 à la suite des mesures de confinement.

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«Quelles que soient les circonstances, il faut maintenir le cap»

Selon le président de l’Association Fès-Saïss, Abdelhamid Benmakhlouf, et le directeur général du Festival et de son Forum, Faouzi Skali, le Festival de Fès représente un patrimoine immatériel essentiel et tient toute sa richesse d’un modèle de civilisation profondément ancré dans notre pays (Photo, AFP).
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  • Comment retrouver un nouveau sens des équilibres, de tempérance et d’un art de vivre qui puisse rétablir une harmonie entre les dimensions matérielles et spirituelles de notre existence, entre savoir et spiritualité, foi et raison ?
  • Il est remarquable que l’esprit de ce Festival colle toujours à l’actualité, chaque fois d’une façon différente

Pour sa 26e édition intitulée «Nouvelles Andalousies», qui se déroulera du 4 au 12 juin 2021, le Festival de Fès des musiques sacrées du monde envisage d’explorer, à travers sa thématique, les cultures et les spiritualités sous l’angle du vivre ensemble, de la tolérance, de la beauté, de la sagesse et de la construction commune de projets d’avenir. Selon le président de l’Association Fès-Saïss, Abdelhamid Benmakhlouf, et le directeur général du Festival et de son Forum, Faouzi Skali, le Festival de Fès représente un patrimoine immatériel essentiel et tient toute sa richesse d’un modèle de civilisation profondément ancré dans notre pays et qu’il a su gérer à travers les siècles. C’est cette alliance entre savoir et spiritualité, ainsi que l’harmonisation d’une riche diversité de cultures et de religions que l’anthropologue et écrivain Faouzi Skali a eu l’amabilité de nous expliquer dans cet entretien accordé en exclusivité au «Matin».

Le Matin : Quelques années après vous être éclipsé du Festival de Fès des musiques sacrées du monde, vous revenez dans votre ancien poste de directeur général du Festival et du Forum «Une âme pour la mondialisation». Quelle impression cela vous fait de reprendre le direction de cet événement exceptionnel ?
Faouzi Skali
 : Il est remarquable que l’esprit de ce Festival colle toujours à l’actualité, chaque fois d’une façon différente. Dans le contexte de cette incroyable pandémie, on s’interroge plus que jamais sur la place de la spiritualité dans nos sociétés et dans un monde qu’il nous faudra en bonne partie apprendre à reconstruire. Comment retrouver un nouveau sens des équilibres, de tempérance et d’un art de vivre qui puisse rétablir une harmonie entre les dimensions matérielles et spirituelles de notre existence, entre savoir et spiritualité, foi et raison ? C’est cette sorte de miracle qui a traversé la civilisation musulmane de l’Andalousie  pendant huit siècles, et sa fameuse convivencia (coexistence), dont il nous faudra tirer des leçons pour cette reconstruction de l’avenir.  C’est la raison pour laquelle nous avons intitulé cette 26e édition «Nouvelles Andalousies». Le Maroc a plus de 12 siècles d’expérience dans ce domaine précis. Il s’agit d’un axe civilisationnel et stratégique profond qui est porté avec un brio exceptionnel par Sa Majesté le Roi aujourd’hui et qui est à la base du soft power dont bénéficient notre culture et notre pays. Je me réjouis de diriger à nouveau ce Festival et son Forum qui sont des champs d’expérimentation et de réflexion passionnants sur ce sujet et aussi un moyen d’exprimer ces valeurs et cette culture spirituelle qui est au cœur de notre histoire.

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