Depuis Moscou, Faisal ben Farhan accuse l’Iran de semer le chaos dans la région

C'est à Moscou que le ministre saoudien des AE, le prince Faisal ben Farhan, s'est entretenu avec son homologue russe, Sergueï Lavrov. ( AFP).
C'est à Moscou que le ministre saoudien des AE, le prince Faisal ben Farhan, s'est entretenu avec son homologue russe, Sergueï Lavrov. ( AFP).
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Publié le Vendredi 15 janvier 2021

Depuis Moscou, Faisal ben Farhan accuse l’Iran de semer le chaos dans la région

  • L’Arabie saoudite œuvre pour instaurer la stabilité dans la région, a affirmé le prince Faisal ben Farhan
  • Lavrov a souligné que Moscou est «pour un processus politique global qui comprend la participation de toutes les parties concernées» en Libye

DUBAÏ : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhan a déclaré lors d’une conférence de presse conjointe à Moscou avec son homologue russe Sergueï Lavrov que «l’Iran est responsable du chaos dans la région».

Selon la chaîne satellitaire saoudienne Al-Arabiya, le ministre saoudien a ainsi pressé l’Iran d’améliorer les conditions de vie des Iraniens au lieu de financer des milices dont la mission est de déstabiliser la sécurité des pays voisins.

«Le régime iranien doit changer de philosophie quant à son rôle dans la région», a affirmé à cet égard le prince Faisal ben Farhan, avant d’ajouter que «les citoyens iraniens devraient être la priorité, et lorsque ce sera le cas, les choses changeront dans la région». Il a expliqué d’autre part que l’Arabie saoudite œuvre pour instaurer la stabilité dans la région.

Avec M. Lavrov, Faisal ben Farhan a parlé du succès rencontré par le Royaume dans la mise en application de l’accord de Riyad au Yémen, tout en faisant allusion au soutien militaire apporté aux Houthis par l’Iran. Il a précisé que Riyad appuie la décision de Washington de qualifier les Houthis de groupe terroriste, rappelant le nombre d’attaques qu’ils ont lancées sur des zones civiles en Arabie saoudite.

En ce qui concerne le volet pétrolier, le ministre saoudien des Affaires étrangères a souligné que la coopération avec la Russie a contribué à la stabilisation des prix au sein de l’Opec+.

De son côté, Sergueï Lavrov a affirmé que son pays se félicite des accords signés lors du sommet du CCG à AlUla car l’intérêt de Moscou va dans le sens d’une stabilité dans la région du Golfe. «Nous soutenons la position saoudienne qui consiste à rejeter toute ingérence étrangère dans les affaires de la région.» S’attardant par ailleurs sur le dossier libyen, M. Lavrov a souligné que Moscou est «pour un processus politique global qui comprend la participation de toutes les parties concernées», avant d’ajouter avoir également abordé la situation en Syrie avec Faisal ben Farhan.

Il a confié que la Russie est aussi en passe de coopérer avec l’Arabie saoudite pour mettre en place les essais de troisième phase du vaccin Sputnik V, mais aussi sur le plan de la stabilité des cours du pétrole.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.