Égypte: la question du nucléaire iranien doit être liée à son ingérence régionale

Sur cette photo publiée le samedi 16 janvier 2021 par les gardiens de la révolution iranienne, un missile est lancé lors d'une manœuvre militaire en Iran (Photo, AP).
Sur cette photo publiée le samedi 16 janvier 2021 par les gardiens de la révolution iranienne, un missile est lancé lors d'une manœuvre militaire en Iran (Photo, AP).
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Publié le Dimanche 17 janvier 2021

Égypte: la question du nucléaire iranien doit être liée à son ingérence régionale

  • L’ambassadeur du Caire aux États-Unis appelle à une coopération avec la nouvelle administration sur une série de questions
  • Selon l’ambassadeur d’Égypte à Washington, il existe de multiples opportunités de coopération entre l'Égypte et les États-Unis dans divers domaines sous la nouvelle administration

LE CAIRE: L’Égypte estime que la question nucléaire iranienne n’est pas le seul problème concernant l’Iran et sa place dans la région, selon Motaz Zahran, ambassadeur du Caire à Washington.

L’ingérence de Téhéran et ses efforts continus pour détruire les actifs des pays arabes dans toute la région est un autre problème auquel il faut faire face, a-t-il affirmé.

Zahran a déclaré dans une interview virtuelle avec le Conseil national pour les relations américano-arabes qu'il existe une opportunité de coopération avec la nouvelle administration américaine à la lumière de l'ingérence iranienne dans divers conflits de la région, que ce soit au Liban, en Syrie, en Irak ou au Yémen, ce qui ne fait qu’à aggraver de plus en plus leurs problèmes.

« La question nucléaire iranienne ne doit pas être traitée séparément de l'ingérence iranienne dans tous les conflits régionaux. Il y a des discussions à ce sujet entre l'Égypte et les États-Unis, que ce soit avec les républicains ou les démocrates », a-t-il ajouté.

L'ambassadeur a souligné que l'Égypte estimait qu'il ne devrait pas y avoir d’action unilatérale sur la question du grand barrage de la Renaissance éthiopienne.

Il prévoit que la nouvelle administration américaine peut jouer un rôle positif dans la résolution du différend sur ce barrage.

Il existe, a-t-il révélé, de nombreuses opportunités de coopération entre l'Égypte et les États-Unis dans divers domaines sous la nouvelle administration du président élu Joe Biden.

La réunion était animée par Ed Royce, ancien représentant des États-Unis, qui a présidé la commission des affaires étrangères de la Chambre des communes.

Répondant à une question sur la prise d'assaut du bâtiment du Capitole le 6 janvier, Zahran a dévoilé que cela était triste et choquant pour l'Égypte et le monde entier.  Il a fait le lien entre ce qui s'est passé en Amérique et ce que l'Égypte a vécu lorsque certains groupes extrémistes - principalement les Frères musulmans - ont profité des manifestations de grande ampleur, les transformant en protestations violentes.

Zahran a en outre souligné que dans les deux pays, il y avait unanimement un désir sincère national d'unité parmi le peuple qui a suivi l'état de chaos. Il y a quelques leçons à tirer, dont la plus importante est que les droits et libertés, en général, ne sont pas absolus, mais sont liés étroitement à la protection des droits d’autrui, ainsi qu’à l’instauration de l’ordre, de la sécurité et de la paix publique.

Ce texte est la traduction article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.