Israël/virus: les prisonniers palestiniens vont être vaccinés

Des responsables palestiniens et des ONG avaient appelé Israël à vacciner les Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes, dont au moins 250 ont été testés positifs à la Covid-19, selon les données du Club des prisonniers palestiniens. (AFP)
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Publié le Lundi 18 janvier 2021

Israël/virus: les prisonniers palestiniens vont être vaccinés

  • Des responsables palestiniens et des ONG avaient appelé Israël à vacciner les Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes, dont au moins 250 ont été testés positifs à la Covid-19, selon les données du Club des prisonniers palestiniens
  • «Cela concerne tous les prisonniers sans distinction», a confirmé à l'AFP une porte-parole de l'administration pénitentiaire

JERUSALEM : Les autorités carcérales israéliennes ont annoncé dimanche la vaccination rapide contre la Covid-19 de l'ensemble de ses prisonniers, y compris les quelque détenus 4 400 palestiniens, après des demandes répétées de la justice, d'ONG et de responsables palestiniens. 

Les récents propos du ministre israélien de la Sécurité publique, Amir Ohana, suggérant que les prisonniers ne seraient pas vaccinés contre le coronavirus, alors que plus de deux millions de citoyens israéliens ont déjà reçu une première dose de vaccin, ont été critiqués par le procureur général, Avichai Mandelblit, qui a jugé cette mesure «illégale» selon la presse locale.

Des responsables palestiniens et des ONG avaient appelé Israël à vacciner les Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes, dont au moins 250 ont été testés positifs à la Covid-19, selon les données du Club des prisonniers palestiniens.

Dimanche, les autorités carcérales israéliennes ont indiqué dans un communiqué «qu'après la vaccination du personnel (...) les vaccinations des détenus commenceraient dans les prisons conformément au protocole médical et opérationnel établi par l'autorité pénitentiaire». 

«Cela concerne tous les prisonniers sans distinction», a confirmé à l'AFP une porte-parole de l'administration pénitentiaire.

En fin de journée dimanche, l'administration pénitenciaire a indiqué que la vaccination des prisonniers commencerait lundi. 

«L'ensemble du personnel pénitentiaire ayant été vacciné, nous entamerons lundi l'opération de vaccination des détenus», affirme-t-elle dans un communiqué.

Puissance «occupante»

«L'occupation (terme utilisé par des Palestiniens pour nommer Israël) a l'obligation de fournir des vaccins aux prisonniers», a déclaré à l'AFP le porte-parole du Hamas Hazem Qassem. Le mouvement islamiste palestinien, au pouvoir dans la bande de Gaza, accuse les autorités israéliennes de «négligence délibérée».

Dimanche, Human Rights Watch a demandé à Israël de vacciner les détenus palestiniens et soutenu qu'il avait même «l'obligation» --en raison du droit humanitaire international et à titre de puissance «occupante»-- de «fournir» des vaccins aux Palestiniens vivant à Jérusalem-Est, en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza.

«Rien ne peut justifier la réalité d'aujourd'hui dans certaines parties de la Cisjordanie où des personnes reçoivent des vaccins, et d'autres pas, selon qu'ils sont Juifs ou Palestiniens», a déclaré dans un communiqué Omar Shakir, un responsable de l'organisation en référence aux colons juifs de Cisjordanie occupée qui sont vaccinés.

Israël, qui a acheté les vaccins de Pfizer-BioNTech et Moderna, a lancé à la mi-décembre sa campagne de vaccination, puis a accéléré sa cadence avec aujourd'hui plus de deux millions de personnes ayant reçu une première dose, sans toutefois en prévoir pour les Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie. 

L'Autorité palestinienne a indiqué avoir signé quatre contrats d'achat de vaccins, dont le russe Spoutnik V, couvrant 70% des habitants de Cisjordanie et Gaza. Ces vaccins doivent être livrés d'ici la mi-mars.

 


Blinken précise que Washington va continuer de défendre Riyad

Le secrétaire d’État a également réaffirmé l’intérêt des États-Unis de continuer à conclure des affaires avec le Royaume (Photo, AFP).
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  • «La relation avec l'Arabie saoudite est importante. Nous avons actuellement des intérêts considérables. Nous restons attachés à la défense du Royaume», a déclaré Blinken
  • L'attaché de presse du Pentagone, John Kirby, a également révélé vendredi que l'Arabie saoudite reste toujours «un partenaire stratégique dans la région»

DUBAÏ: Le secrétaire d’État américain, Anthony Blinken a affirmé que les relations de Washington avec l’Arabie saoudite étaient importantes et que ces relations reflétaient clairement des intérêts et des valeurs communes entre les deux pays.

« La relation avec l'Arabie saoudite est importante. Nous avons actuellement des intérêts considérables. Nous restons attachés à la défense du Royaume », a déclaré Blinken lors d'une conférence de presse au département d'État américain, comme l'a rapporté samedi CNN.

Le secrétaire d’État a également réaffirmé l’intérêt des États-Unis de continuer à conclure des affaires avec le Royaume, en déclarant que la relation entre les deux pays était « plus grande qu’une entité seule ».

Blinken a de plus affirmé que des responsables américains, en particulier le président Joe Biden et lui-même, s'étaient entretenus avec leurs homologues saoudiens.

L'attaché de presse du Pentagone, John Kirby, a également révélé vendredi que l'Arabie saoudite reste toujours « un partenaire stratégique dans la région ».

« D'un point de vue militaire, comme je l'ai dit à maintes reprises, nous prenons au sérieux nos engagements en matière de sécurité envers l'Arabie saoudite en ce qui concerne sa capacité à se défendre, et elle doit se défendre, en particulier le long de cette frontière sud ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban face à une menace de coup d'État, prévient le patriarche Al-Rai

Le cardinal libanais Mar Bechara Boutros Al-Rahi (ou Rai) accueille ses partisans avant un discours le 27 février 2021 au Patriarcat maronite dans le village de montagne de Bkerki, au nord-est de Beyrouth (Photo, AFP).
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  • Le patriarche appelle à la tenue d’un forum dirigé par l'ONU pour sauver la nation «de ceux qui alimentent le mal»
  • Ses commentaires ont été largement considérés comme une attaque voilée du Hezbollah soutenu par l'Iran ainsi qu’au Mouvement patriotique libre (MPL)

BEYROUTH: Le leader de l’influente église chrétienne maronite du Liban a averti que le pays était confronté à la menace d’un « véritable coup d’État » et il a appelé à une conférence internationale pour éviter « le chaos, la faim et l’oppression ».

Dans un discours émouvant devant des milliers d'adeptes samedi, le patriarche Béchara Boutros Al-Rai a déclaré qu'il « traçait des lignes rouges pour quiconque alimente le mal au Liban, quelle que soit sa secte ».

Ses commentaires ont été largement considérés comme une attaque voilée du Hezbollah soutenu par l'Iran ainsi qu’au Mouvement patriotique libre (MPL) et son fondateur, le président Michel Aoun.

« Nous sommes confrontés à une véritable tentative de coup d'État », a révélé Al-Rai aux Libanais qui se sont rendus au siège de l'église à Bkerke pour soutenir sa demande d'une conférence internationale parrainée par l'ONU dans le but de sauver le Liban.

En réaction au discours du patriarche, les gens ont scandé: « Le Hezbollah est terroriste », «Iran, dehors » et « Michel Aoun, partez ».

Des cris de « Révolution ! Révolution ! » ont également été entendus.

Le rassemblement de Bkerke s'est déroulé malgré les mesures visant à limiter les rassemblements au milieu de la pandémie du coronavirus. Selon certains observateurs, il pourrait signaler la fin de l'impasse au sein de la politique libanaise.

« Nous voulons apporter un soutien à l’armée libanaise pour en faire la seule défenseure du Liban ».

 

Patriarche Bechara, Boutros Al-Rai

Le MPL, dirigé par Gebran Bassil, n'a pas assisté à la réunion, affirmant qu'il craignait que le rassemblement «ne soit utilisé contre lui », selon des sites affiliés au parti.

Des sources à Bkerke ont déclaré à Arab News qu'Al-Rai avait décidé de s'exprimer «parce que le Liban est confronté à une menace existentielle» suite à l'échec d'une série d'initiatives, notamment ses efforts pour réconcilier Aoun et le Premier ministre désigné Saad Hariri.

Sur les bannières déployées sur le dôme de l'église de Bkerke, on pouvait lire « Neutralité, souveraineté et stabilité », « Le Liban vient en premier et en dernier » et « Bkerke pour tout le Liban ».

« Vive un Liban unique, uni et neutre, actif, positif, souverain, indépendant, libre et fort » a annoncé Al-Rai au début de son discours.

Il a expliqué que « Nous exigeons cela maintenant parce que toutes les autres solutions sont dans une impasse, et nous n’avons pas été en mesure de nous entendre sur le sort de notre pays, ni même de discuter des affaires de notre patrie. C’est pour toutes ces raisons que nous soutenons la recherche d’une solution à l'intérieur du Liban ».


L'Iran peut-être responsable de l'explosion sur un navire israélien

Le ministre israélien de la Défense Benny Gantz a estimé samedi que l'Iran pourrait être responsable de l'explosion (Photo, AFP).
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  • Le MV Helios Ray, un bateau israélien transportant des véhicules, effectuait le trajet entre Dammam et Singapour au moment de l'explosion jeudi au nord-ouest d'Oman
  • «L'emplacement du bateau, relativement proche de l'Iran à ce moment, peut laisser penser qu'il s'agit des Iraniens mais c'est quelque chose qu'il faut continuer de vérifier»

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense Benny Gantz a estimé samedi que l'Iran pourrait être responsable de l'explosion qui a touché un navire israélien dans le golfe d'Oman.

Le MV Helios Ray, un bateau israélien transportant des véhicules, effectuait le trajet entre Dammam, ville portuaire de l'est de l'Arabie saoudite, et Singapour, au moment de l'explosion jeudi au nord-ouest d'Oman, selon Dryad Global, une société spécialisée dans la sécurité maritime.

« L'emplacement du bateau, relativement proche de l'Iran à ce moment, peut laisser penser qu'il s'agit des Iraniens mais c'est quelque chose qu'il faut continuer de vérifier », a déclaré Gantz, interrogé sur la chaine publique israélienne Kan.

« C'est une première estimation qui prend en compte la proximité (avec le territoire iranien, ndlr) et le contexte, c'est ce que je pense ».

Malgré ses démentis, l'Iran est accusé par Israël, son ennemi juré, de chercher à se doter de l'arme atomique.

Et l'Etat hébreu a qualifié de « menace » la décision de l'Iran cette semaine de restreindre les inspections de son programme nucléaire par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), faute d'avoir obtenu la levée des sanctions américaines.

Dans ce contexte de tensions accrues entre Israël et la République islamique, Dryad Global a également suggéré que l'Iran pourrait être responsable de l'explosion.

« Alors que les détails de l'incident restent flous, il y a une possibilité réaliste que l'événement soit le résultat d'une activité (...) de l'armée iranienne », a indiqué la société.

Par ailleurs, « l'Iran craint de plus en plus l'amélioration des relations entre Israël et les Etats du Golfe », a ajouté Dryad Global en référence aux récents accords de normalisation entre l'Etat hébreu et des pays comme les Emirats arabes unis ou Bahreïn.

Le Bureau des opérations commerciales maritimes du Royaume-Uni a lui fait part de l'explosion, indiquant que « des enquêtes sont en cours ». 

L'explosion a fait « deux trous d'environ un mètre et demi de diamètre », a rapporté à Kan le propriétaire du navire, l'homme d'affaires israélien Rami Ungar. Il a précisé qu'aucune victime n'était à déplorer parmi l'équipage et que le moteur n'avait pas été endommagé.

Il n'est « pas encore clair » si l'explosion « a été causée par un tir de missile ou des mines fixées au bateau », a-t-il ajouté. Le bateau devait être amarré samedi dans un port émirati, selon son propriétaire.