Des centaines de personnes disparues, Beyrouth sous le choc

Des centaines de personnes disparues, Beyrouth sous le choc
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Publié le Mercredi 05 août 2020

Des centaines de personnes disparues, Beyrouth sous le choc

  • Les gens cherchent leurs proches partout. Dans le chaos le plus total. En un instant, c’est un Beyrouth méconnaissable que les Libanais foulent du pied
  • Hébétés, les habitants de la capitale cherchent leurs proches. D’hôpital en hôpital, ils demandent aux passants, aux badauds s’ils ont aperçu leur fils, leur mère, leur cousin

BEYROUTH : Les gens cherchent leurs proches partout. Dans le chaos le plus total. En un instant, c’est un Beyrouth méconnaissable que les Libanais foulent du pied, au rythme des bris de verres qui marquent désormais chacun de leur pas. La chaussée est blanchâtre. Se mélangent par terre les fenêtres des maisons, le souffle de l’explosion, des feuilles de papier venues de nulle part. Et cette odeur. L’odeur des catastrophes que Beyrouth ne connaît que trop bien. D’une guerre à l’autre, d’une crise à l’autre. La résilience dont se targuent depuis toujours les Libanais. Tout cela, tout ce qui restait en termes de volonté d’aller de l’avant, de se battre, tout cela est parti en fumée. En même temps que la totalité de l’infrastructure du port de Beyrouth. En même temps que la plupart des rues de la capitale. En même temps que des dizaines de morts, et plus de 2000 blessés.

Hébétés, les habitants de la capitale cherchent leurs proches. D’hôpital en hôpital, ils demandent aux passants, aux badauds s’ils ont aperçu leur fils, leur mère, leur cousin. Des centaines de personnes sont portées disparues. Beyrouth, déjà au bord de l’abîme, a semble-t-il trouvé en ce 4 août 2020 son gouffre. « Il y a des centaines de personnes disparues, leurs proches les cherchent partout en vain », raconte notre correspondante sur place, Patricia Khoder. Il y a également des centaines de travailleurs migrants qui sont portés disparus. « Et puis il y a le sang, le sang sur les vêtements des gens qui ont été blessés et cherchent à quitter leurs maisons trop endommagées pour pouvoir y passer la nuit. Un sac sur le dos, ils errent dans les rues en attendant qu’un membre de leur famille viennent les chercher ». Mais les rues sont encombrées par les ambulances qui tentent de continuer de faire leur travail au milieu du chaos. Au milieu de ces ruelles jonchées de débris, où les véhicules ne peuvent plus rouler. Et puis il y a le choc d’une nation qui n’en a pas fini de souffrir.

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Hébétés, les habitants de la capitale cherchent leurs proches. D’hôpital en hôpital, ils demandent aux passants, aux badauds s’ils ont aperçu leur fils, leur mère, leur cousin. Des centaines de personnes sont portées disparues. Beyrouth, déjà au bord de l’abime, a semble-t-il trouve en ce 4 août 2020 son gouffre. « Il y a des centaines de personnes disparues, leurs proches les cherchent partout en vain », raconte notre correspondante sur place, Patricia Khoder. Il y a également des centaines de travailleurs migrants qui sont portés disparus. « Et puis il y a le sang, le sang sur les vêtements des gens qui ont été blessés et cherchent à quitter leurs maisons trop endommagées pour pouvoir y passer la nuit. Un sac sur le dos, ils errent dans les rues en attendant qu’un membre de leur famille viennent les chercher ». Mais les rues sont encombrées par les ambulances qui tentent de continuer de faire leur travail au milieu du chaos. Au milieu de ces ruelles jonchées de débris, où les véhicules ne peuvent plus rouler. Et puis il y a le choc d’une nation qui n’en a pas fini de souffrir.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.