L'université d'Oxford renforce la recherche sur la résistance aux antibiotiques

Jim Ratcliff a dit vouloir « accélérer les progrès dans la résolution de ce problème mondial urgent (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 19 janvier 2021

L'université d'Oxford renforce la recherche sur la résistance aux antibiotiques

  • La résistance aux antibiotiques rend les infections courantes plus difficiles à traiter et augmente le risque de propagation des maladies
  • D'ici 2050, jusqu'à 10 millions de personnes risquent de mourir chaque année à cause de cette résistance

LONDRES: L'Université d'Oxford a annoncé mardi avoir reçu un don de 100 millions de livres (112 millions d'euros), l'un des plus importants de son histoire, pour financer la recherche contre le problème croissant de la résistance aux antibiotiques. 

Ce financement apporté par le géant de la chimie Ineos sera utilisé pour créer un institut destiné à développer de nouveaux médicaments pour les animaux et les humains, ainsi qu'à promouvoir une utilisation plus responsable des antibiotiques. 

La résistance aux antibiotiques, provoquée par une utilisation excessive ou un mauvais usage des antibiotiques, rend les infections courantes plus difficiles à traiter et augmente le risque de propagation des maladies, de formes graves des infections et de décès. 

En novembre, le chef de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus avait souligné que « la résistance aux antimicrobiens ne semble peut-être pas aussi urgente qu'une pandémie, mais elle est tout aussi dangereuse ». Elle constitue « l'une des plus grandes menaces sanitaires de notre temps » qui « menace de réduire à néant un siècle de progrès médical et de nous laisser sans défense contre des infections qui, aujourd'hui, peuvent être traitées facilement », a-t-il prévenu. 

D'ici 2050, jusqu'à 10 millions de personnes risquent de mourir chaque année à cause de cette résistance. 

Le chirurgien David Sweetnam, conseiller de l'Institut Ineos Oxford, a souligné dans un communiqué que « tous les traitements modernes de chirurgie et du cancer reposent sur l'utilisation d'antibiotiques efficaces. Perdre ce précieux cadeau signifiera un retour à une ère pré-antibiotique ». 

Avec ce don massif, le président d'Ineos, Jim Ratcliffe, milliardaire connu pour ses opinions pro-Brexit et avoir récemment élu domicile à Monaco, a dit vouloir « accélérer les progrès dans la résolution de ce problème mondial urgent ». 

L'université d'Oxford avait joué un rôle crucial dans le développement précoce des antibiotiques. 


Le Gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé va poursuivre Bloomberg en justice

La semaine dernière, Bloomberg a publié des informations selon lesquelles l'administration Biden envisageait des sanctions contre le gouverneur de la banque centrale, Riad Salamé. Le département d'État américain le nie. (Fichier / AFP)
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  • Bloomberg a publié un article affirmant que les États-Unis envisageaient de sanctionner Riad Salamé, une décision que le département d'État américain nie
  • «Nous avons vu des rapports sur d'éventuelles sanctions contre Riad Salameh. Ils sont faux», a déclaré un porte-parole du département d'État à Arab News

LONDRES: Le gouverneur de la Banque centrale libanaise, Riad Salamé, a annoncé vendredi qu'il allait intenter une action en justice contre le média économique Bloomberg après la publication par ce dernier d’un article affirmant que les États-Unis envisageaient de le sanctionner, une décision que le département d'État américain nie.

«Nous avons vu des rapports sur d'éventuelles sanctions contre Riad Salameh. Ils sont faux», a déclaré un porte-parole du département d'État à Arab News.

La semaine dernière, Bloomberg a publié des informations selon lesquelles l'administration Biden envisageait des sanctions contre le gouverneur de la banque centrale, une affirmation que Salemeh et le département d'État américain nient.

Une enquête sur un éventuel blanchiment d'argent et détournement de fonds a été ouverte par les autorités suisses.

Salamé, son frère et son assistante étaient également questionnés sur des transferts de plusieurs millions de dollars hors du pays à un moment où les citoyens libanais subissaient des restrictions drastiques sur leurs retraits de leurs propres comptes bancaires.

La monnaie du pays a atteint 10 000 livres libanaises pour un dollar américain mercredi, une chute sans précédent qui a déclenché une recrudescence des manifestations jusque-là entravées par la pandémie de coronavirus.

Le Liban a été témoin de manifestations à l'échelle nationale en octobre 2019 appelant à la fin de la corruption généralisée et décriant la détérioration des conditions économiques qui ont depuis réduit plus de la moitié de la population à vivre en dessous du seuil de pauvreté.

La crise économique et financière actuelle du pays a été largement imputée à Salamé en raison de son long mandat à la gouvernance de la banque centrale à laquelle il a accédé en 1993.


La principale application de covoiturage du Moyen-Orient envisage une expansion en Arabie Saoudite

L'entrepreneur vénézuélien Vilhelm Hedberg entend augmenter la flotte de Ekar à 10 000 véhicules vers la fin de cette année (Photo, fournie).
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  • Fondée en 2016 par l'entrepreneur vénézuélien Vilhelm Hedberg, Ekar était au départ un projet pilote composé de 15 véhicules opérant pour la compagnie aérienne Etihad Airways
  • En 2020, Ekar a enregistré une croissance de 16,3 % en glissement annuel, en dépit des restrictions sur les voyages imposées par la pandémie du coronavirus

DUBAÏ: Ekar, la première et la plus importante plateforme de covoiturage du Moyen-Orient, prévoit de doubler ses effectifs en Arabie saoudite cette année, dans la mesure où la demande pour ses services dans le Royaume continue de croître.

Fondée en 2016 par l'entrepreneur vénézuélien Vilhelm Hedberg, Ekar était au départ un projet pilote composé de 15 véhicules opérant pour la compagnie aérienne Etihad Airways. Aujourd'hui, Ekar compte environ 2 000 voitures dans les EAU et en Arabie saoudite, et prévoit d'augmenter sa flotte à 10 000 véhicules vers la fin de cette année.

Par un simple clic, les clients peuvent localiser la voiture la plus proche de leur domicile et, une fois le véhicule réservé, l'application déverrouille la porte et la clé attend le client à l'intérieur. Il est possible de louer les voitures à la minute, ou sous forme d'abonnement.

« Ekar a une forte présence dans la région et dispose de bureaux à Abou Dhabi, Dubaï et Riyad. Son personnel compte 104 personnes, dont 32 à Riyad », précise Hedberg dans un entretien avec Arab News.

 « Comme notre entreprise envisage de se développer et de s'agrandir davantage au cours des prochaines années, nous prévoyons de compter plus de 200 employés d'ici décembre 2021, dont plus de 70 seront établis en Arabie Saoudite ».

Étant une société privée, Ekar ne divulgue pas ses détails financiers. Toutefois, elle affirme que son activité a enregistré une croissance de 16,3 % en glissement annuel, et ce en dépit des restrictions sur les voyages imposées par la pandémie du coronavirus.

L'année dernière, la société a lancé en novembre l'application Ekar Fleet, sur laquelle les sociétés de location de voitures peuvent télécharger leurs véhicules supplémentaires.

Selon Hedberg, le service de flotte a enregistré des résultats initiaux positifs. Il prévoit ainsi que cette activité connaitra une croissance considérable.

« Ekar se trouve à un point d'inflexion et ses revenus sont censés être multipliés par 400 en 2021 en comparaison avec l'année précédente (2020). Notre objectif principal est d'atteindre un niveau de rentabilité vers la fin de l'année 2022 », ajoute-t-il.

« Nous espérons poursuivre notre expansion, tant au niveau régional qu'international, en Asie, en Turquie et en Égypte en 2021 ».

Il affirme que l'Arabie Saoudite restera un marché incontournable. Par ailleurs, il entrevoit « un potentiel immense », avec le nouveau modèle d'abonnement qui sera lancé à Riyad au mois d'avril.

« Nous envisageons également d'étendre nos services à travers l'Arabie saoudite au cours de l'année 2021. Chaque nouvelle ville dans laquelle nous lancerons nos services bénéficiera à la fois de services de covoiturage et d'abonnement », a-t-il ajouté.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Faille chez Microsoft: 30 000 organisations américaines victimes de hackers chinois

Des dizaines de milliers d'entreprises, villes et institutions locales aux Etats-Unis ont subi des attaques d'un groupe de hackers (Photo, AFP).
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  • Microsoft a averti que les hackers du groupe «Hafnium» exploitaient des failles de sécurité dans ses services de messagerie pour voler les données de ses utilisateurs professionnels
  • «Le groupe d'espionnage exploite quatre nouvelles failles dans le logiciel Exchange et a semé des outils chez des centaines de milliers d'organisations dans le monde»

SAN FRANCISCO: Des dizaines de milliers d'entreprises, villes et institutions locales aux États-Unis ont subi des attaques d'un groupe de hackers soutenus par l'Etat chinois, selon un spécialiste de la cybersécurité qui a donné des détails vendredi sur un piratage de la messagerie de Microsoft.

« Au moins 30 000 organisations (...) ont été piratées ces derniers jours par une unité chinoise de cyber espionnage inhabituellement agressive, qui se concentre sur le vol d'emails, d'après des sources multiples », a indiqué Brian Krebs sur son blog KrebsonSecurity.

Microsoft a averti mardi que les hackers du groupe baptisé « Hafnium » exploitaient des failles de sécurité dans ses services de messagerie Exchange pour voler les données de ses utilisateurs professionnels.

Cet « acteur hautement qualifié et sophistiqué », selon le géant de l'informatique, a par le passé déjà ciblé des entreprises aux Etats-Unis, notamment dans le domaine de la recherche sur les maladies infectieuses, des cabinets d'avocats, des universités, des entreprises de défense, des groupes de réflexion et des ONG.

« Le groupe d'espionnage exploite quatre nouvelles failles dans le logiciel Exchange et a semé des outils chez des centaines de milliers d'organisations dans le monde, qui donne aux attaquants un contrôle à distance total sur les systèmes infectés », a détaillé Brian Krebs.

« La menace est active », a souligné Jen Psaki, la porte-parole de la Maison Blanche, lors d'un point presse vendredi.

L'attaque « pourrait avoir un impact très étendu », a-t-elle ajouté, avant d'appeler les collectivités « qui utilisent ces serveurs à agir maintenant pour se protéger ».

Mardi le directeur de Microsoft, Tom Burt, avait déclaré que sa société avait publié des mises à jour pour corriger les failles, et exhorté les clients à les appliquer.

« Nous savons que de nombreux acteurs étatiques et des groupes criminels agiront rapidement pour tirer profit de tout système non corrigé », avait-il averti. « Appliquer rapidement les correctifs est la meilleure protection contre cette attaque. »

Selon Microsoft, Hafnium est basé en Chine mais opère par le biais de serveurs privés virtuels loués aux Etats-Unis.

L'année dernière, Pékin avait accusé Washington de diffamation à la suite d'allégations selon lesquelles des pirates informatiques chinois tentaient de voler des recherches sur le coronavirus.

En janvier, les autorités américaines avaient désigné la Russie comme le principal suspect du piratage informatique massif contre l'entreprise SolarWinds, contredisant ainsi l'ex-président Donald Trump qui avait accusé la Chine d'être à l'origine de cette intrusion dans les logiciels du gouvernement américain et de milliers d'entreprises privées.

Microsoft a déclaré mardi que les attaques Hafnium « n'étaient en aucun cas liées aux attaques distinctes liées à SolarWinds ».