Libye: organisation d'un référendum sur la Constitution en 2021 selon l'Egypte

La place des Martyrs à Tripoli, la capitale libyenne, le 19 janvier 2021. (AFP)
La place des Martyrs à Tripoli, la capitale libyenne, le 19 janvier 2021. (AFP)
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Publié le Mercredi 20 janvier 2021

Libye: organisation d'un référendum sur la Constitution en 2021 selon l'Egypte

  • Mercredi 20 Janvier 2021, les participants au dialogue politique interlibyen, se sont réunis en Egypte afin d’organiser un référendum sur la Constitution avant les élections en décembre 2021 en Libye
  • Selon le gouvernement à Tripoli, les négociations seront consacrées aux postes de souveraineté de l'Etat libyen -tels que ceux de la commission électorale, de la Banque centrale ou de la commission anti-corruption- déjà discutés ces derniers mois au Maroc

LIBYE : Mercredi 20 Janvier 2021, les participants au dialogue politique interlibyen, se sont réunis en Egypte afin d’organiser un référendum sur la Constitution avant les élections en décembre 2021 en Libye, pays miné par les divisions et l'insécurité.

Le ministère des Affaires étrangères a indiqué dans un communiqué que l’Egypte se «félicite de l'accord intervenu entre les parties libyennes à Hourghada (...) et apprécie les efforts qui ont conduit à l'accord sur la tenue d'un référendum sur le projet de Constitution en vue des élections libyennes prévues le 24 décembre 2021».

Par ailleurs, de nouveaux pourparlers interlibyens se tiendront en Egypte en février en vue de fixer la «feuille de route pour le référendum et les élections».

Le cas actuel de la Libye

La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Deux autorités s'y disputent le pouvoir, sur fond d'implications étrangères: le Gouvernement d'union nationale (GNA) à Tripoli, reconnu par l'ONU, et un pouvoir incarné par Khalifa Haftar, homme fort de l'Est.

Le pays est actuellement doté d'une Constitution provisoire datant de 2011 et d'un projet de loi fondamentale dont certains articles sont controversés et qui n'a pas été adopté.

  • Avril 2019 : échec de l'offensive lancée par le maréchal Haftar pour s'emparer de Tripoli, les deux camps ont conclu un cessez-le-feu permanent en octobre et retrouvé le chemin du dialogue, encouragé par l'ONU. 
  • Septembre 2020 : les pourparlers de Hourghada devaient décider sur quelle base légale seront organisées les futures élections parlementaires et présidentielle.  
  • Novembre 2020 : des élus libyens ont appelé à l'approbation d'une Constitution préalablement à la tenue d'élections, sans remettre en cause la date du scrutin du 24 décembre fixée sous l'impulsion de l'ONU.
  • 19 Janvier 2021 : les participants au dialogue politique interlibyen ont finalement approuvé un mécanisme de sélection des futurs dirigeants de la transition d'ici aux élections. 
  • 20 Janvier 2021 :  des pourparlers interlibyens doivent reprendre vendredi à Bouznika (Maroc) entre des représentants du Parlement basé à Tobrouk (est) et du Haut conseil d'Etat -l'équivalent d'un sénat- basé à Tripoli.

Selon le gouvernement à Tripoli, les négociations seront consacrées aux postes de souveraineté de l'Etat libyen -tels que ceux de la commission électorale, de la Banque centrale ou de la commission anti-corruption- déjà discutés ces derniers mois au Maroc.

(avec AFP)


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.