Une étude révèle un traitement préventif qui pourrait protéger contre la Covid

Les anticorps de synthèse, injectés en intraveineuse, imitent ce que le système immunitaire fait après la contamination par le coronavirus, en allant bloquer la pointe du virus qui lui permet de s'attacher aux cellules humaines et de les pénétrer (Photo, AFP).
Les anticorps de synthèse, injectés en intraveineuse, imitent ce que le système immunitaire fait après la contamination par le coronavirus, en allant bloquer la pointe du virus qui lui permet de s'attacher aux cellules humaines et de les pénétrer (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 22 janvier 2021

Une étude révèle un traitement préventif qui pourrait protéger contre la Covid

  • Concernant le sous-groupe des résidents de maisons de retraite, ceux ayant reçu le bamlanivimab ont vu leur risque d'attraper la Covid-19 réduit de 80%
  • «Il y aura toujours une petite partie de la population qui ne pourra pas être vaccinée ou qui n'aura pas une bonne réaction à la vaccination en raison d'antécédents médicaux»

WASHINGTON: Pris de façon préventive, le traitement d'anticorps de synthèse du groupe américain Eli Lilly permet de réduire de jusqu'à 80% le risque de contracter la Covid-19 selon les résultats d'une étude réalisée auprès de résidents de maisons de retraite aux Etats-Unisa annoncé jeudi l'entreprise.

«Nous sommes très satisfaits de ces résultats positifs, qui montrent que le bamlanivimab (nom commercial de l'anticorps de synthèse, NDLR) a permis d'aider à prévenir la Covid-19, réduisant de façon considérable la forme symptomatique de la maladie chez des résidents de maisons de retraite», a affirmé Daniel Skovronsky, responsable scientifique du groupe, dans un communiqué.

Cet essai, soutenu par le gouvernement américain, a été mené sur 299 résidents de maisons de retraite et 666 membres du personnel travaillant dans ce type d'institutions ayant été testés négatif au virus avant de recevoir le traitement. 

Les participants ont reçu de manière aléatoire soit 4,2 grammes de bamlanivimab, soit un placebo. 

Après huit semaines de suivi, le risque de développer une forme symptomatique de la Covid-19 a été atténué de 57% pour l'ensemble des personnes ayant reçu l'anticorps de synthèse

Concernant le sous-groupe des résidents de maisons de retraite, ceux ayant reçu le bamlanivimab ont vu leur risque d'attraper la Covid-19 réduit de 80%.

Quatre décès dus au virus ont aussi été enregistrés chez les résidents en institution, tous avaient reçu une injection de placebo.

L'étude s'est aussi penchée sur l'utilisation de l'anticorps de synthèse, qui a reçu en novembre une autorisation d'utilisation en urgence par l'Agence américaine des médicaments, comme traitement pour 132 participants qui avaient été testés positifs au virus. L'entreprise a fourni moins de détails sur cette partie de l'essai.

Ces résultats bien que préliminaires et en attente de validation par d'autres scientifiques, ont été jugés très prometteurs par certains experts. 

Selon Eleanor Riley, professeure d'immunologie à l'université d'Édimbourg, ce type de traitement aux anticorps de synthèse pourrait être un complètement aux vaccins. 

«Il y aura toujours une petite partie de la population qui ne pourra pas être vaccinée ou qui n'aura pas une bonne réaction à la vaccination en raison d'antécédents médicaux», explique-t-elle. 

«Ces résultats dépassent nos espérances en montrant que ce type de traitement peut être utilisé à la fois pour prévenir et traiter la maladie», commente de son côté Nick Cammack, expert de la cellule de recherche sur la Covid-19 de la fondation britannique Wellcome. 

Les anticorps de synthèse, injectés en intraveineuse, imitent ce que le système immunitaire fait après la contamination par le coronavirus, en allant bloquer la pointe du virus qui lui permet de s'attacher aux cellules humaines et de les pénétrer. 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.


Trump dit qu'il ne lèvera le blocus qu'en cas d'«accord» avec l'Iran 

Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social qu'il ne lèverait le blocus américain sur les ports iraniens qu'en cas d'"accord" avec l'Iran. (Reuters)
Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social qu'il ne lèverait le blocus américain sur les ports iraniens qu'en cas d'"accord" avec l'Iran. (Reuters)
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  • Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social qu'il ne lèverait le blocus américain sur les ports iraniens qu'en cas d'"accord" avec l'Iran
  • "Ils perdent 500 millions de dollars par jour, un chiffre intenable pour eux, même à court terme"

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social qu'il ne lèverait le blocus américain sur les ports iraniens qu'en cas d'"accord" avec l'Iran.

"LE BLOCUS, que nous ne lèverons pas tant qu'il n'y aura pas de +DEAL+, est en train de complètement détruire l'Iran. Ils perdent 500 millions de dollars par jour, un chiffre intenable pour eux, même à court terme", a écrit le président des Etats-Unis, dans un message qui critique violemment la couverture du conflit par les médias américains.