LA HAYE: Les Pays-Bas veulent être la «porte d'entrée» du président américain Joe Biden vers l'Europe après le départ du Royaume-Uni de l'UE, a déclaré vendredi le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.
M. Rutte a ajouté que les Pays-Bas sont le pays «le plus transatlantique» de l'Union européenne et qu'ils souhaitent prendre le rôle du Royaume-Uni, après le Brexit et le départ de Donald Trump.
Les Néerlandais et les Britanniques étaient des alliés de longue date dans leur défense du libre échange et ils se sont souvent positionnés contre les Français et les Allemands sur des questions commerciales au sein de l'UE.
«Les Pays-Bas aimeraient bien sûr, après le départ du Royaume-Uni de l'UE, jouer un rôle particulier dans cette relation avec l'Amérique, non seulement en tant que porte d'entrée physique mais aussi politique vers l'Europe», a déclaré M. Rutte lors d'une conférence de presse, répondant à une question d'un journaliste qui lui demandait ce qu'il aimerait dire au président américain Joe Biden se parleront pour la première fois depuis son investiture.
«Je voudrais donc aussi utiliser ces liens anciens afin d'essayer de jouer un rôle dans la relation Amérique-Europe».
M. Rutte a déclaré qu'il n'avait pas encore parlé au président américain Joe Biden par téléphone et qu'il n'y avait pas encore de conversation téléphonique de prévue, ajoutant cependant qu'il a déjà rencontré à plusieurs reprises dans le passé.
Le Premier ministre néerlandais et son gouvernement ont démissionné il y a une semaine à la suite d'un scandale lié aux allocations familiales, mais ils continuent de gérer les affaires courantes des élections législatives, prévues le 17 mars.
Vers 9H40 (heure de paris) le CAC 40 cédait 0,76% à 8.155,97 points, soit un recul de 62,32 points. Vendredi, l'indice vedette parisien avait perdu 0,32%.
"Les tensions au Moyen-orient s'intensifient à nouveau", ce qui "complique la perspective d'un accord imminent" dans la région, s'inquiètent les analystes de la Deutsche Bank.
Israël et l'Iran ont lancé lundi des attaques réciproques après le tir de missiles par Téhéran en direction du territoire israélien, menaçant la trêve en vigueur et les espoirs de Donald Trump d'arriver à un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Deux mois après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu précaire dans une guerre qui dure depuis 100 jours, la région menace de s'embraser une nouvelle fois, malgré les appels du président américain à la retenue adressés à Israël.
Jérusalem s'est réveillé au son des explosions et des alertes, ont constaté des journalistes AFP. L'armée a fait état de deux nouveaux barrages de missiles iraniens visant le pays, après deux premières salves la veille.
Quelques heures plus tôt, la télévision d'Etat iranienne avait rapporté des explosions à Téhéran et dans les villes de Tabriz (nord-ouest) et Ispahan (centre), au moment où l'armée israélienne annonçait que son aviation avait bombardé "des cibles militaires".
Comme à chaque regain de tension dans la région, le prix du brut augmente: vers 9H40, le baril de Brent, référence européenne, gagnait 4,95% à 97,70 dollars, et celui de West Texas Intermediate, son équivalent américain, prenait 4,58% à 94,69 dollars.
Les taux d'intérêt étaient orientés à la hausse: le rendement de la dette allemande à dix ans, référence en Europe, atteignait 3,06%, contre 3,04% vendredi soir. Son équivalent français atteignait 3,82%, contre 3?80% vendredi soir.
TotalEnergies profite de la hausse des prix du pétrole
Le groupe énergétique français TotalEnergies (+0,80% à 77,99 euros) profite de la nouvelle hausse des prix du brut.
Sanofi, un traitement anticancereux approuvé par l'UE
Le géant pharmaceutique français Sanofi (-0,56% à 77,51 euros) a annoncé lundi avoir obtenu l'approbation de la Commission européenne de son traitement anticancéreux Sarclisa en formulation sous-cutanée, via un injecteur portable, pour traiter le myélome multiple.







