Un homme soupçonné d'être le baron de la drogue en Asie arrêté aux Pays-Bas

Une photo prise le 14 janvier 2021 à Lavau-sur-Loire, dans l'ouest de la France, montre des têtes de chanvre CBD (cannabidiol). (AFP)
Une photo prise le 14 janvier 2021 à Lavau-sur-Loire, dans l'ouest de la France, montre des têtes de chanvre CBD (cannabidiol). (AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 24 janvier 2021

Un homme soupçonné d'être le baron de la drogue en Asie arrêté aux Pays-Bas

  • Les autorités australiennes faisaient pression dimanche pour obtenir l'extradition d'un homme arrêté aux Pays-Bas, soupçonné d'être le baron de la drogue en Asie
  • Tse Chi Lop, 57 ans, traqué depuis des années, a été interpellé vendredi par la police néerlandaise à la demande de la police fédérale australienne

LA HAYE : Les autorités australiennes faisaient pression dimanche pour obtenir l'extradition d'un homme arrêté aux Pays-Bas, soupçonné d'être le baron de la drogue en Asie, et l'un des hommes les plus recherchés au monde.

Tse Chi Lop, 57 ans, traqué depuis des années, a été interpellé vendredi par la police néerlandaise à la demande de la police fédérale australienne.

Dimanche, dans un communiqué, les autorités australiennes ont déclaré qu'un homme "d'un intérêt considérable" pour les autorités policières avait été arrêté, avant qu'une porte-parole de la police australienne ne révèle que son nom était Tse Chi Lop.

Ce citoyen canadien d'origine chinoise est comparé au baron de la drogue mexicain Joaquin "El Chapo" Guzman. 

Interrogé par l'AFP, Thomas Aling, porte-parole de la police néerlandaise, a également confirmé que "vendredi, la police nationale a arrêté un suspect qui figurait sur la liste des personnes les plus recherchées d'Europol".

Selon lui, l'arrestation a eu lieu à l'aéroport international de Schiphol près d'Amsterdam, à l'atterrissage d'un vol dont il n'a pas souhaité donner la provenance.

"Cette personne est actuellement incarcérée, en attendant de voir ce qu'il va se passer puisqu'il s'agit d'une enquête australienne", a ajouté M. Aling.

"Une demande d'extradition doit arriver" car "l'Australie aimerait avoir ce monsieur" qui est un "gros bonnet" pour elle, a-t-il ajouté en estimant qu'il y a de grandes chances pour que la requête de Canberra aboutisse favorablement.

L'Office des Nations unies contre les drogues et le crime (ONUDC) l'a désigné comme étant le chef présumé de l'immense cartel asiatique connu sous le nom de "Sam Gor", un important producteur et fournisseur sur le plan mondial de méthamphétamines.

"Sam Gor" blanchirait les milliards provenant de la drogue notamment via des casinos, des hôtels et des sociétés immobilières de la région du Mékong, en Asie du Sud-Est.

La police fédérale australienne a déclaré que cette arrestation faisait suite à une opération qui, en 2012-2013, avait permis l'arrestation de 27 personnes liées à un syndicat du crime présent dans cinq pays.

Ce groupe était soupçonné d'importer "des quantités substantielles d'héroïne et de méthamphétamine" en Australie, un marché très lucratif pour les trafiquants de drogue.

"Pendant des années, il avait pris pour cible l'Australie, distribuant de grandes quantités de stupéfiants, blanchissant les profits à l'étranger et vivant des richesses tirées de la criminalité", selon la police australienne.

Lors des coups de filets conduits à Melbourne en 2012-2013, la police avait saisi des biens d'une valeur de 9 millions de dollars australiens (5,70 millions d'euros), notamment de l'argent liquide, des sacs à main de marque, des jetons de casino et des bijoux.

L'arrestation de Tse Chi Lop, près de dix ans après cette opération, constitue une avancée majeure pour les autorités australiennes.

Le procureur général de l'île-continent entend présenter une demande formelle d'extradition afin que Tse Chi Lop soit jugé par la justice australienne.

La plupart de la méthamphétamine, drogue très addictive, qui circule en Asie provient du "Triangle d'Or", zone à la frontière du Laos, de la Birmanie, de la Thaïlande et du sud-ouest de la Chine.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Short Url
  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Short Url
  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

Short Url
  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.