Se préparer à la prochaine pandémie comme on prépare une guerre, affirme Bill gates

«Nous ne pouvons pas nous permettre d'être à nouveau pris au dépourvu. La menace de la prochaine pandémie pendra toujours au-dessus de nos têtes - à moins que le monde ne prenne les mesures pour l'empêcher», écrit Bill Gates (Photo, AFP).
«Nous ne pouvons pas nous permettre d'être à nouveau pris au dépourvu. La menace de la prochaine pandémie pendra toujours au-dessus de nos têtes - à moins que le monde ne prenne les mesures pour l'empêcher», écrit Bill Gates (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 28 janvier 2021

Se préparer à la prochaine pandémie comme on prépare une guerre, affirme Bill gates

  • Le milliardaire préconise en outre la création d'une force de réaction rapide pour les maladies infectieuses, «des pompiers de la pandémie»
  • Bill Gates est très engagé dans la promotion et le financement de la vaccination, notamment dans les pays en développement, via la Fondation Bill et Melinda Gates

LOS ANGELES: Le philanthrope américain Bill Gates estime que le monde doit dès maintenant se préparer à la prochaine pandémie, comme il se préparerait à une guerre, ce qui doit se traduire par des investissements de dizaines de milliards de dollars chaque année, souligne-t -il dans une lettre publiée mercredi.
«Nous ne pouvons pas nous permettre d'être à nouveau pris au dépourvu. La menace de la prochaine pandémie pendra toujours au-dessus de nos têtes - à moins que le monde ne prenne les mesures pour l'empêcher», écrit le multimilliardaire dans une «lettre annuelle»co-signée par son épouse Melinda.
Pour éviter des ravages similaires à ceux de la Covid-19, «la préparation à la prochaine pandémie doit être prise autant au sérieux que la menace d'une guerre». «Stopper la prochaine pandémie nécessitera de dépenser des dizaines de milliards de dollars d'investissements chaque année, mais souvenez-vous que le coût de la pandémie de la Covid-19 pour le monde entier est estimé à 28 000 milliards de dollars», relève le co-fondateur et ancien patron de Microsoft.

«Le monde doit dépenser des milliards pour sauver des milliers de milliards (et empêcher des millions de morts). Je pense que c'est la meilleure et la plus rentable des polices d'assurance que le monde peut se payer», écrit Bill Gates.
Pour l'Américain, qui fait partie des trois hommes les plus riches du monde selon le classement du magazine Forbes, "le gros de l'investissement doit venir des pays riches" car ce sont leurs gouvernements qui y ont le plus à gagner.
Outre les investissements scientifiques qui doivent permettre de vaincre la pandémie de la Covid-19 et d'autres à venir (diagnostics, vaccins, traitements, etc.), Bill Gates appelle aussi à mettre en place un «système d'alerte global, dont nous ne passez pas à grande échelle aujourd'hui» , afin de pouvoir dépister les épidémies le plus tôt possible.
Le milliardaire, qui avait déjà sonné l'alarme sur les dangers des pandémies, en particulier dans une célèbre conférence TED de 2015, préconise en outre la création d'une force de réaction rapide pour les maladies infectieuses, «des pompiers de la pandémie» qui serait en alerte en permanence pour répondre à une crise sanitaire potentielle. Bill Gates estime qu'il faut environ 3 000 de ces professionnels répartis dans le monde.
Bill Gates est très engagé dans la promotion et le financement de la vaccination, notamment dans les pays en développement, via la Fondation Bill et Melinda Gates, qui a déjà selon lui investi 1,75 milliard de dollars pour lutter contre la pandémie de coronavirus.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.