Les Palestiniens saluent les décisions prises par Biden de rétablir les relations

Les leaders palestiniens ont salué l'annonce du président américain Joe Biden qui compte reprendre les relations diplomatiques avec l'Autorité palestinienne à Ramallah. (Photo, Reuters)
Les leaders palestiniens ont salué l'annonce du président américain Joe Biden qui compte reprendre les relations diplomatiques avec l'Autorité palestinienne à Ramallah. (Photo, Reuters)
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Publié le Jeudi 28 janvier 2021

Les Palestiniens saluent les décisions prises par Biden de rétablir les relations

  • Wassel Abou Youssef, figure de proue au sein de l'Organisation de libération de la Palestine, assure que les Palestiniens réalisent la rupture claire entre l'administration Biden et la politique de Trump
  • Israël occupe la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est depuis la guerre de 1967, et refuse de se conformer à de nombreuses résolutions de l'ONU qui exigent son retrait

ATLANTA: Les leaders palestiniens ont salué l'annonce du président américain Joe Biden qui compte reprendre les relations diplomatiques avec l'Autorité palestinienne à Ramallah et rétablir l'aide américaine au peuple palestinien.

Richard Mills, l'ambassadeur américain par intérim auprès de l'ONU, a déclaré au Conseil de sécurité de l'ONU que l'administration Biden a l'intention de rétablir entièrement les relations diplomatiques et l'aide économique et humanitaire bloquée par l'administration Trump.

Le porte-parole du gouvernement palestinien, Ibrahim Milhem, a révélé que le président Mahmoud Abbas et le Premier ministre Mohammad Shtayyeh se félicitent de cette annonce, qui fait valoir le soutien américain pour une solution à deux États et l'importance d'un retour aux négociations entre Israël et les palestiniens.

Milhem a ajouté que les leaders palestiniens attendent la reprise des négociations avec impatience, sur la base des résolutions de l'ONU que nous avons ratifié d'un accord commun, et des principes du droit international qui exigent la fin de l'occupation israélienne et l'établissement d'un État palestinien indépendant.

«Nous sommes prêts à reprendre les négociations diplomatiques avec Israël, avec l'aide de la communauté internationale, et sur la base des lois internationales ainsi que des résolutions de l'ONU», a-t-il confié.

«Toute solution qui ne prenne pas en compte les droits des Palestiniens, inscrits dans les lois internationales et les accords des Nations Unies, est sans nul doute vouée à l'échec».

Wassel Abou Youssef, figure de proue au sein de l'Organisation de libération de la Palestine, assure que les Palestiniens réalisent la rupture claire entre l'administration Biden et la politique de Trump, et qu’ils sont tout aussi conscients de son soutien ferme et continu à Israël.

«Ce que les Palestiniens revendiquent, c'est une voie claire vers la fin de l'occupation israélienne et l'établissement de leur État, et non une politique de gestion des conflits comme elle l'a été pendant huit ans sous l'administration de l'ancien président Barack Obama», a-t-il expliqué.

Trump a gelé l'aide économique américaine à l'Autorité palestinienne, d'une valeur de 200 millions de dollars, et plus de 350 millions de dollars d'aide humanitaire fournie par le biais de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). Les fonds ont été bloqués quand les leaders palestiniens ont rejeté les politiques de l'administration Trump, qui selon eux, privent le peuple palestinien de ses droits et violent carrément les accords internationaux antérieurs.

Mills indique que la décision de l'administration Biden vise à améliorer la vie des citoyens Palestiniens et des Israéliens. «Nous ne considérons pas ces mesures comme un service rendu aux leaders palestiniens», précise-t-il. «L'aide américaine est destinée aux millions de Palestiniens ordinaires, elle contribue à maintenir un environnement stable qui profite à la fois aux Palestiniens et aux Israéliens».

Mills a aussi souligné le «soutien inébranlable de l’administration Biden à Israël». Il a toutefois, ajouté qu’il soutiendrait les efforts pour parvenir à une solution à deux États, convenue d’un accord commun, dans laquelle Israël peut vivre dans la paix et la sécurité aux côtés d’un État palestinien stable.

La députée démocrate américaine Marie Newman, qui représente le 3e district de l'Illinois à la Chambre des représentants, a déclaré que la décision de rétablir les liens avec les Palestiniens est un pas dans la bonne direction vers la paix et de la prospérité, pour les Palestiniens comme pour les Israéliens.

Newman espère «qu'avec les intentions de la nouvelle administration Biden et ses efforts pour rétablir le financement de l'UNRWA, s'opposer à l'annexion illégale des terres palestiniennes et reprendre les pourparlers de paix avec les leaders palestiniens, nous aurons une voie plus claire vers la paix, la justice et la prospérité dans toute la région pour les deux peuples, palestinien et israélien.

Israël occupe la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est depuis la guerre de 1967, et refuse de se conformer à de nombreuses résolutions de l'ONU qui exigent son retrait. En 1994, les Israéliens et les Palestiniens ont signé les accords d'Oslo, qui stipulaient la fin de l'occupation et la création éventuelle d'un État palestinien viable en Cisjordanie et à Gaza, avec Jérusalem-Est comme capitale.

Sous l'administration Trump, le gouvernement américain a reconnu en 2017 Jérusalem comme capitale d'Israël et y a déplacé son ambassade de Tel Aviv, en violation du droit international qui ne reconnaît pas la souveraineté israélienne sur la ville sainte de Jérusalem.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.