Algérie : Walid Kechida, auteur de "memes", va pouvoir quitter la prison

Portraits de détenus algériens, dont Walid Kechida - un partisan du mouvement de protestation algérien Hirak - affichés devant l'ambassade d'Algérie à Paris, lors d'une manifestation de soutien à un journaliste algérien emprisonné. (Photo d'archive prise le 12 août 2020/ Stephane de Sakutin/AFP)
Portraits de détenus algériens, dont Walid Kechida - un partisan du mouvement de protestation algérien Hirak - affichés devant l'ambassade d'Algérie à Paris, lors d'une manifestation de soutien à un journaliste algérien emprisonné. (Photo d'archive prise le 12 août 2020/ Stephane de Sakutin/AFP)
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Publié le Dimanche 31 janvier 2021

Algérie : Walid Kechida, auteur de "memes", va pouvoir quitter la prison

  • Walid Kechida, 25 ans, va pouvoir quitter la prison ce dimanche. Il était en détention depuis le 27 avril 2020
  • Il lui était reproché d'avoir publié des mèmes -images détournées de façon humoristique sur les réseaux sociaux- touchant aux autorités, notamment au président Tebboune et à la religion

ALGER, Algérie : Walid Kechida, un jeune militant algérien poursuivi pour avoir publié des "mèmes" moquant les autorités et la religion sur Facebook a été condamné dimanche en appel à un an de prison, dont six mois ferme, selon son avocat.

Lors du procès en appel qui s'est déroulé à Sétif (nord-ouest), le parquet avait requis trois ans de prison ferme, la même peine que celle prononcée en première instance.

"On s'attendait à une relaxe car Walid Kechida n'a rien fait qui mérite la prison", a déclaré à l'AFP maître Fouad Betka, membre de son comité de défense. Mais "il a été condamné à un an de prison dont 6 mois ferme et 6 mois de sursis, et à une amende de 30.000 dinars (180 euros)."

Une information confirmée par le Comité national de libération des détenus (CNLD), une association qui vient en aide aux prisonniers d'opinion en Algérie.

Walid Kechida, 25 ans, va pouvoir quitter la prison ce dimanche. Il était en détention depuis le 27 avril 2020.

"Soulagement. Il quitte la prison aujourd'hui après 9 mois de détention et une condamnation sur fond d'un dossier vide et des poursuites infondées", s'est félicité sur Twitter le vice-président de la Ligue algérienne des droits de l'Homme (LADDH), Saïd Salhi.

Militant connu de la jeunesse algérienne, partisan du "Hirak", le mouvement de contestation populaire né en février 2019, M. Kechida était poursuivi pour "offense au président (Abdelmadjid Tebboune)", "aux préceptes de l'islam" et "outrage à corps constitué".

Il lui était reproché d'avoir publié des mèmes -images détournées de façon humoristique sur les réseaux sociaux- touchant aux autorités, notamment au président Tebboune et à la religion.

Ces illustrations virales étaient diffusées sur le groupe Facebook "Hirak Memes", dont M. Kechida était l'administrateur.

Amnesty International et la LADDH ont demandé la libération du militant de Sétif, dont le cas est devenu emblématique des restrictions des libertés en Algérie, notamment sur internet, et l'abandon de toutes les charges retenues contre lui.

Selon le Comité national de libération des détenus, quelque 80 personnes sont actuellement emprisonnées en Algérie en lien avec les protestations du "Hirak" et/ou les libertés individuelles. Des poursuites fondées dans au moins 90% des cas sur des publications critiques envers les autorités sur les réseaux sociaux.


Les États-Unis imposent des sanctions à des financiers du Hezbollah et de l'Iran

Des Libanais brandissent un drapeau du Hezbollah lors du passage des camions citernes transportant, à partir de la Syrie, du carburant iranien vers le Liban. (Photo, Archives/AFP)
Des Libanais brandissent un drapeau du Hezbollah lors du passage des camions citernes transportant, à partir de la Syrie, du carburant iranien vers le Liban. (Photo, Archives/AFP)
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  • Les partisans du parti pro-iranien sont basés au Liban et au Koweït
  • Un autre homme d'affaires basé en Chine finançait la force al-Qods

WASHINGTON : Les États-Unis ont déclaré vendredi qu'ils sanctionnaient des financiers basés au Liban et au Koweït qui financent le groupe chiite libanais Hezbollah ainsi que les facilitateurs financiers et les sociétés écrans qui soutiennent le groupe et l'Iran.

Le Hezbollah "continue d'exploiter le secteur commercial légitime pour un soutien financier et matériel, ce qui permet au groupe de commettre des actes de terrorisme et de dégrader les institutions politiques du Liban", a déclaré le Trésor US dans l'annonce.

Les sanctions s'appliquent également à l'homme d'affaires Morteza Minaye Hashemi, qui vit en Chine et qui a acheminé de l'argent vers la force iranienne Qods, a indiqué le Trésor américain. Selon le communiqué du Trésor, deux ressortissants chinois ont aidé Hashemi à établir des comptes bancaires et ont servi de propriétaires de paille pour ses entreprises, basées à Hong Kong et en Chine continentale.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le festival Riyadh Season annonce la participation du Paris Saint-Germain

Un tournoi d'un match mettra en vedette la prestigieuse liste du PSG pour affronter les stars d'Al Hilal et d'Al Nassr, les deux plus grands clubs de football de la région, dans le cadre de la série d'événements incroyables prévus pour la Riyadh Season. (Photo, Arriyadiyah)
Un tournoi d'un match mettra en vedette la prestigieuse liste du PSG pour affronter les stars d'Al Hilal et d'Al Nassr, les deux plus grands clubs de football de la région, dans le cadre de la série d'événements incroyables prévus pour la Riyadh Season. (Photo, Arriyadiyah)
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  • Riyad accueille l'un des plus grands festivals mondiaux avec plus de 500 événements dans la capitale saoudienne
  • Le match aura lieu au cours de la troisième semaine de janvier 2022

RIYAD : Le festival Riyadh Season a annoncé que le Paris Saint-Germain (PSG) participera à la Coupe de Riyadh Season en janvier 2022.

Un tournoi d'un match mettra en vedette la prestigieuse équipe du PSG et les stars d'Al Hilal et d'Al Nassr, les deux plus grands clubs de la région, dans le cadre d'une série d'événements incroyables prévus pour le festival Riyadh Season.

Le PSG viendra à Riyad lors de la saison la plus attendue de Riyad, qui a attiré plus de 10 millions de visiteurs lors de sa première édition en 2019.

Le match sera l'un des événements les plus importants et les plus excitants de du festival Riyadh Season et se tiendra au cours de la troisième semaine de janvier 2022.

Le Paris Saint-Germain est aujourd'hui l'un des clubs de football les plus brillants au monde avec sa splendide liste de superstars. Le PSG est le premier club de football français à jouer en Arabie saoudite.

Le festival Riyadh Season revient cet automne en tant que l'un des plus grands festivals de divertissement mondiaux répartis sur 5,4 millions de m² dans la capitale saoudienne avec 14 zones différentes proposant une sélection variée d'événements et d'expériences différents du mois d’octobre 2021 au mois de mars 2022 attirant des visiteurs du monde entier.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une journaliste se voit refuser l'entrée au palais présidentiel libanais

La correspondante d'Al-Jadeed, Layal Saad, lors de la retransmission en direct, quelques minutes après s'être vu refuser l'entrée au palais présidentiel de Baabda pour couvrir la réunion du cabinet libanais. (Al-Jadeed)
La correspondante d'Al-Jadeed, Layal Saad, lors de la retransmission en direct, quelques minutes après s'être vu refuser l'entrée au palais présidentiel de Baabda pour couvrir la réunion du cabinet libanais. (Al-Jadeed)
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  • Layal Saad a déjà été agressée verbalement pour avoir fait référence au président en tant que «Aoun» et non en tant que «son excellence le président Aoun»
  • Al-Jadeed TV a déclaré qu'elle engagerait une action en justice parce que «la loi n'interdit à aucun citoyen d'entrer dans un établissement public»

BEYROUTH: Une journaliste libanaise s'est vu refuser l'entrée au palais présidentiel de Baabda pour couvrir une réunion du cabinet jeudi en raison d'un incident qui s'y était produit le mois dernier.

Dans un reportage en direct, la journaliste d'Al-Jadeed TV, Layal Saad, a déclaré qu'un représentant du bureau de presse du palais lui avait dit qu'elle ne pouvait pas entrer dans le bâtiment. Elle a ajouté qu'elle «n'avait pas été autorisée à exercer son travail de journaliste» en raison du précédent incident.

Saad, qui a couvert pendant cinq ans les événements au palais, aurait été victime d'agression verbale par un agent de sécurité le 21 août. Elle a affirmé qu’alors que l’on préparait le podium pour les discours, l'agent de sécurité l'a entendue demander à ses collègues, en référence au président Michel Aoun, «Aoun va-t-il prononcer un discours?» L'homme s'est approché d'elle, a-t-elle ajouté, s'est tenu très près d'elle et lui a parlé avec colère et sur un ton agressif, lui disant: «Vous faites référence à lui en disant son excellence le président, le général Michel Aoun, et non pas Aoun tout court.»

Saad a expliqué que cet incident était la raison pour laquelle elle s'est vu refuser l'entrée au palais jeudi. Dans une émission en direct, elle a dit: «Certains membres du personnel du palais et des conseillers présidentiels m'ont appelée après l'incident du mois d'août et se sont excusés, disant que c'était une erreur qui n'aurait pas dû se produire.»

Elle a ajouté qu'on lui avait dit que l'agent de sécurité n'aurait pas dû lui adresser la parole, car seul le personnel du bureau de presse est censé traiter avec les journalistes.

«L'employé (qui a refusé de laisser Saad entrer dans le palais jeudi) m'a dit que l'incident précédent n'était toujours pas résolu», a-t-elle soutenu. «C’est le conseiller de presse du président, Rafic Chlala, qui lui a demandé de m’informer que je ne pourrais pas entrer dans le palais pour couvrir la réunion… ils ne voulaient pas que quelqu’un du personnel de sécurité me parle.»

Saad a ajouté qu'on lui avait dit de demander à ses employeurs d'envoyer un autre correspondant.

La télévision Al-Jadeed a répondu au palais en déclarant fermement qu'elle «n'affectera aucun collègue pour remplacer Layal Saad. Ce n'est plus une question d'alternatives, mais il s'agit plutôt du cœur des libertés et de la transformation du palais de Baabda en outil de suppression des mots et de l'existence.»

En déclarant «Layal Saad ou personne», elle a ajouté: «Face à cette interdiction, la chaîne se voit contrainte de porter plainte contre les autorités compétentes au palais de Baabda, qui est le palais du peuple. La loi n’interdit à aucun citoyen d’entrer dans un établissement public.»

Saad a déclaré à Arab News que le personnel du palais ne doit pas être autorisé à considérer le bâtiment comme «sa propre maison privée car il s'agit d'un établissement public et tout citoyen peut y entrer.»

Elle a ajouté que bien qu'elle n'engage personnellement pas de poursuites judiciaires contre les autorités du palais, ses employeurs ont l'intention de le faire.

«Le procès sera intenté contre tout membre du personnel et des conseillers impliqués dans l’imposition de cette interdiction, et je ne sais pas si cela inclut la présidence… c'est aux avocats d'en parler», a-t-elle précisé.

Le bureau de presse du président a déclaré que la direction d'Al-Jadeed a été invitée à remplacer Saad par un autre journaliste et que d'autres journalistes ont été affectés récemment à la couverture du palais sans aucun problème.

Il a ajouté qu'on avait rappelé à Al-Jadeed que la même restriction continuait à être appliquée à la suite de l'incident du mois d'août, mais cette fois, la chaîne a quand même envoyé Saad pour couvrir la réunion du cabinet qui a été invitée à partir.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com