Un mémorandum d’entente met l’IA au service de l'énergie en Arabie saoudite

Prince Abdel Aziz ben Salmane. (Photo, SPA)
Prince Abdel Aziz ben Salmane. (Photo, SPA)
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Publié le Lundi 01 février 2021

Un mémorandum d’entente met l’IA au service de l'énergie en Arabie saoudite

  • Le centre doit être géré par le Ministère de l’énergie conjointement avec la SDAIA, et va bénéficier de la participation des principaux acteurs du système énergétique national
  • Le centre compte soutenir, développer, évaluer et exécuter des stratégies de données et d'IA dans les secteurs de l'énergie et du gaz

RIYAD: Un nouveau centre d’intelligence artificielle (IA), dédié à l'énergie, a été inauguré avec la signature d'un mémorandum d’entente entre le ministère saoudien de l'Énergie et l'Autorité saoudienne des données et de l'intelligence artificielle (SDAIA).

Le centre donne le coup d’envoi pour améliorer la position du Royaume par rapport aux principaux indicateurs de données et d'IA à l’échelle internationale.

Le mémorandum d’entente signé par le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdel Aziz ben Salmane, et le chef de la SDAIA, le Dr Abdallah ben Sharaf Al-Ghamdi, doit aussi contribuer au développement de l’infrastructure et des méthodologies de l’IA du Royaume.

Le document s'inscrit dans le cadre du plan d’intégration élaboré par le gouvernement entre le ministère et la SDAIA afin d’atteindre leurs objectifs communs. Le centre compte soutenir, développer, évaluer et exécuter des stratégies de données et d'IA dans les secteurs de l'énergie et du gaz.

L'inauguration du Centre d'intelligence artificielle pour l'énergie contribue à la promotion de la recherche et de développement de l’IA, à soutenir l'innovation et à favoriser l'entrepreneuriat.

Le centre se concentre sur quatre objectifs stratégiques: promouvoir les priorités énergétiques nationales, développer l'IA au profit des connaissances, accumuler des expériences dans le domaine de l'énergie et diriger l'aspect IA des partenariats stratégiques liés à l'énergie du Royaume.

«70% des institutions s’articuleront autour de l'infrastructure de l'IA et les services de cloud intelligent d’ici 2024, ce qui va considérablement atténuer leurs préoccupations relatives à l’intégration et l'expansion. Plus de 50% des institutions auront d’ailleurs recours à cette technologie d'ici 2023 afin de diversifier leurs offres de service», explique le prince Abdel Aziz.

Le centre va contribuer à la compétitivité du secteur de l’énergie, particulièrement dans le domaine de l’innovation conjointe, ainsi qu’au renforcement de ses capacités et de ses compétences sur le plan national en matière d’intelligence artificielle. Ce secteur est priorisé dans la stratégie nationale pour les données et l’intelligence artificielle (NSDAI) établie par la SDAIA.

Ceci va dans le sens de l’objectif de former 15 000 spécialistes de données et d’IA d'ici 2030, ainsi que celui de renforcer la coopération avec les plus grandes entreprises nationales et internationales dans les domaines de l'énergie et de l'IA. Le but est de rapatrier ces technologies et stimuler les investissements connexes.

NSDAI veut attirer 75 milliards SR (19,996 milliards de dollars) en investissements locaux et étrangers.

Le centre doit être géré par le Ministère de l’énergie conjointement avec la SDAIA, et bénéficiera de la participation des principaux acteurs du système énergétique national.

«Le système énergétique valorise l’intégration et le travail en équipe des organes du gouvernement, et tient compte de la responsabilité de chacun, ainsi que de la nature des tâches», se réjouit le prince Abdel Aziz. Il souligne de plus l’importance de la relation entre le secteur de l’énergie avec les technologies des données et de l’IA dans le Royaume, il «représente 40% du PIB du Royaume, et emploie plus de 270 000 personnes. Les données dans le secteur de l’énergie sont considérées comme un atout majeur, et représentent une occasion en or de renforcer la position du Royaume en termes d’adoption de l’IA dans le secteur de l’énergie. »

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


L'armée israélienne ordonne l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban

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  • Les habitants sont appelés à "évacuer immédiatement" leurs maisons et à se diriger vers le "district de Saïda", a-t-il ajouté
  • Les villages désignés se trouvent tous au-delà de la "ligne jaune" de démarcation que l'armée israélienne a établie il y a dix jours dans le sud du Liban pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens

JERUSALEM: L'armée israélienne a ordonné mardi l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban, une annonce précédant généralement des frappes dans ce secteur.

Ce nouvel ordre d'évacuation survient alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 17 avril entre le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah et Israël, après un mois et demi de guerre. Les deux belligérants s'accusent de le violer.

"Avertissement urgent aux résidents du Liban se trouvant dans les villages et localités suivants", a indiqué sur X le porte-parole en arabe de l'armée israélienne, Avichay Adraee, énumérant une liste de 17 villages.

Les habitants sont appelés à "évacuer immédiatement" leurs maisons et à se diriger vers le "district de Saïda", a-t-il ajouté.

Les villages désignés se trouvent tous au-delà de la "ligne jaune" de démarcation que l'armée israélienne a établie il y a dix jours dans le sud du Liban pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.

Dans la bande de territoire située entre la frontière et cette ligne jaune, Israël affirme s'autoriser à effectuer des frappes contre le Hezbollah.

Depuis une semaine, l'armée israélienne affirme que le Hezbollah effectue régulièrement des tirs de drones explosifs vers ses positions.

Un soldat israélien a été tué dimanche et un autre grièvement blessé mardi par ces engins volants meurtriers, selon des communiqués publiés par l'armée.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré lundi que les roquettes et les drones du Hezbollah demeuraient un défi majeur, ajoutant qu'Israël poursuivrait ses frappes.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars en tirant des roquettes en direction d'Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué dans l'attaque israélo-américaine contre l'Iran.


Netanyahu affirme que la menace du Hezbollah impose la poursuite de l'action militaire au Liban

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
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  • Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban
  • Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle)

BEYROUTH: Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives.

Le président libanais Joseph Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban.

M. Aoun a souligné que leur objectif était de mettre fin au conflit, ajoutant à l'intention du Hezbollah que la véritable "trahison" était d'avoir entraîné le Liban dans la guerre.

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait auparavant accusé les autorités libanaises d'avoir fait "des concessions gratuites et humiliantes".

"Naïm Qassem joue avec le feu, et ce feu brûlera le Hezbollah et tout le Liban", a averti le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, lors d'une rencontre avec l'envoyée de l'ONU au Liban.

Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne a annoncé avoir commencé à frapper "des sites d'infrastructures du Hezbollah" dans la vallée de la Bekaa (est) et dans d'autres zones du sud.

Elle a affirmé avoir "détruit au cours des derniers jours plus de cinquante infrastructures terroristes dans le sud du Liban, y compris un complexe souterrain utilisé par le Hezbollah" pour des attaques contre Israël.

Le Hezbollah a pour sa part revendiqué de nouvelles attaques contre les troupes israéliennes déployées dans des localités frontalières du sud,  notamment contre un char Merkava à Kantara, et un bulldozer qui "démolissait des maisons dans la ville de Bint Jbeil".

"10% des missiles" 

Les deux parties s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril puis prolongé de trois semaines le 23 avril, après deux sessions de pourparlers à Washington au niveau des ambassadeurs libanais et israélien.

Selon M. Netanyahu, il "reste encore deux menaces principales venant du Hezbollah: les roquettes de type 122 et les drones. Cela exige une combinaison d'actions opérationnelles et technologiques", a-t-il affirmé devant des gradés.

Selon lui, le mouvement dispose encore "d’environ 10% des missiles" qu'il détenait au début de la guerre, déclenchée le 2 mars par des tirs du Hezbollah sur Israël en riposte à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours".

Ses forces ont délimité par une "ligne jaune" une zone le long de la frontière pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.

"Pas d'accord humiliant" 

"Mon objectif est de parvenir à la fin de l'état de guerre avec Israël", a affirmé M. Aoun, assurant qu'il "n'accepterait pas un accord humiliant".

"Ce que nous faisons n'est pas une trahison, la trahison est plutôt commise par ceux qui entraînent le pays dans une guerre au profit d'intérêts étrangers", a-t-il rétorqué au mouvement chiite.

Ce dernier, qui dénonce une "capitulation" et se pose en défenseur de la souveraineté territoriale du Liban, "refuse catégoriquement de négocier directement avec Israël", a réaffirmé lundi son chef, dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, affiliée au mouvement.

Il a demandé au gouvernement libanais de renoncer à "un grave pêché qui place le Liban dans un cycle d'instabilité", ajoutant que son mouvement, dont Israël exige le désarmement, ne renoncerait pas à ses armes.

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a pour sa part affirmé que 2026 "pourrait encore être une année de combats" sur tous les fronts.

Selon des chiffres de l'AFP fondés sur des sources officielles libanaises, les opérations israéliennes ont fait depuis le début de la trêve au moins 36 morts, dont 14 dimanche.

Depuis le 2 mars, la campagne militaire israélienne a tué 2.521 personnes et en a blessé 7.804 blessées, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.

Côté israélien, 16 soldats ont été tués au Liban depuis le 2 mars, dont un dimanche, selon les autorités.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.