L’Institut du monde arabe élargit ses partenariats pour développer sa mission

L’Institut du monde arabe, situé sur les bords de la Seine à Paris (Photo, AFP).
L’Institut du monde arabe, situé sur les bords de la Seine à Paris (Photo, AFP).
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L’Institut du monde arabe élargit ses partenariats pour développer sa mission

  • La collaboration amorcée avec le CNAM consistera à mettre en place des «actions communes de formation et de production de contenus culturels»
  • Soutenu financièrement par la MGEN, l’IMA amorcera en ce début d’année une saison consacrée aux femmes dans le monde arabe et notamment la question de leur émancipation

PARIS: L’Institut du monde arabe (IMA) poursuit sa mission de développement des liens entre la France et le monde arabe en établissant des partenariats avec Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM) et le groupe d’assurances MGEN.

Selon un communiqué de presse diffusé par l’IMA, la collaboration amorcée avec le CNAM consistera à mettre en place des « actions communes de formation et de production de contenus culturels ». Ce travail en commun sera effectué autour de quatre axes majeurs.

La formation professionnelle donc, basée sur des « thématiques de civilisation et relations interculturelles, de connaissance des arts ou encore des mutations culturelles du monde arabe » pourront contribuer à pallier des besoins spécifiques tels que « l’export d’entreprises à l’international, la diplomatie ou le tourisme culturel ».

La relation entre les deux organismes permettra également de développer l’enseignement de la langue arabe, par des échanges de ressources pédagogiques et d’intervention de professeurs et conférenciers reconnus.

Les notions de « métissage et d’interculturalité » feront l’objet de projets culturels, manifestés par des « expositions itinérantes », des concerts, des conférences et autres rencontres littéraires.

Enfin, l’IMA et le CNAM s’engagent à mettre en place des échanges d’œuvres d’art issues de leurs propres collections et de « mise en commun de leurs réseaux ainsi que l’organisation d’évènements communs ».

Ces projets pourront être mis en application en France comme à l’étranger.

Deux pochettes de disques de l’artiste Oum Khaltoum, qui sera mise en valeur dans l’exposition « Divas » (Photo, IMA).

L’IMA et la MGEN officialisent leur partenariat

Soutenu financièrement par la MGEN, l’IMA amorcera en ce début d’année une saison consacrée aux femmes dans le monde arabe et notamment la question de leur émancipation. Plusieurs projets culturels sont prévus, à commencer par l’exposition « Divas, d’Oum Khaltoum à Dalida » qui se tiendra prochainement. Cet évènement « rendra hommage aux figures de légende de l’âge d’or de la musique et du cinéma arabe », des icônes intemporelles et avant-gardistes de la région.

L’IMA lancera également une édition spéciale de leurs Rencontre Economiques réunissant le 6 avril prochain des femmes dirigeantes d’entreprise qui dévoileront leur parcours et offriront des conseils à celles qui souhaiteraient leur emboiter le pas.

Les manifestations culturelles de l’Institut « largement au féminin » auront lieu au cours de cette saison, sous la forme de « concerts, projections de films et conférences ».

Pour finir, l’IMA compte mettre en place une plateforme en ligne à visée éducative et adaptera l’exposition « Divas » pour un public scolaire. Les créations de ces femmes arabes d’exception y seront présentées de façon « ludique » et serviront de support de cours aux professeurs.

L’année s’annonce donc mouvementée pour l’IMA, qui conforte sa position de passerelle entre les cultures. La programmation des évènements de l’Institut est à découvrir sur leur site.


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com