Le Qatar aurait financé des « livraisons d’armes » au Hezbollah

Ces informations selon lesquelles le Qatar aurait financé l'organisation terroriste du Hezbollah jettent une nouvelle ombre sur le partenariat antiterroriste de Doha avec les États-Unis. (Photo AFP).
Ces informations selon lesquelles le Qatar aurait financé l'organisation terroriste du Hezbollah jettent une nouvelle ombre sur le partenariat antiterroriste de Doha avec les États-Unis. (Photo AFP).
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Le Qatar aurait financé des « livraisons d’armes » au Hezbollah

  • Selon un employé de sécurité privée, un membre de la famille royale qatarie aurait autorisé la livraison de matériel militaire au Hezbollah en 2017
  • D’après le dossier, deux organisations caritatives qataries ont également fourni des liquidités au Hezbollah à Beyrouth « sous couvert de nourriture et de médicaments »

WASHINGTON: Selon un nouveau dossier mis en ligne par le site d'information américain Fox News, le Qatar aurait financé des « livraisons d’armes » au Hezbollah en 2017.

Un employé de sécurité privée qui a infiltré les activités d'achat d'armes du Qatar a affirmé à Fox News qu'un membre de la famille royale qatarie aurait autorisé la livraison de matériel militaire au Hezbollah au Liban en 2017.

L’ambassadeur du Qatar en Belgique et à l’Otan, Abdelrahman ben Mohammed Sulaiman Al-Khulaifi, aurait proposé plus de 890 000 dollars à l’employé de sécurité privée afin d’étouffer le rôle du régime qatari dans la fourniture d'argent et d'armes au Hezbollah, selon le rapport de Fox News.

La milice libanaise pro-iranienne Hezbollah – classé groupe terroriste par les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Union européenne et les États du Golfe, dont l’Arabie Saoudite – est une milice chiite affiliée à l’Iran. Il a été établi au Liban par le corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC) iranien en 1982 et dépend jusqu’à présent du financement et du soutien de l’Iran.

Cet employé – appelé « Jason G. » dans le rapport – a indiqué au média américain que, lors d'une réunion à Bruxelles l'année dernière, Al-Khulaifi avait déclaré : « Les juifs sont nos ennemis. »

Jason G. affirme avoir infiltré les activités d'achat d'armes du Qatar dans le cadre d'une opération piège qui avait pour objectif d'empêcher ce dernier de « financer les extrémistes ».

Ces informations selon lesquelles le Qatar aurait financé l'organisation terroriste du Hezbollah jettent une nouvelle ombre sur le partenariat antiterroriste de Doha avec les États-Unis.

D’après le dossier, deux organisations caritatives qataries ont également fourni des liquidités au Hezbollah à Beyrouth « sous couvert de nourriture et de médicaments ». Sheikh Eid ben Mohammad Al Thani Charitable Association et Education Above All Foundation sont les deux organisations caritatives citées par le rapport.

Le dossier a été jugé pertinent et authentique par les meilleurs responsables des services de renseignement allemands, a affirmé Jason G. à Fox News.

Un membre du Parlement britannique qui surveille le financement du terrorisme a déclaré à Fox News que le comportement du régime qatari était « scandaleux » et que les gouvernements britannique et belge « devraient agir de manière décisive ».

« Ces accusations sont très graves, d’autant plus que l’ambassadeur est également ambassadeur à l’Otan. Une enquête devrait être ouverte et des mesures appropriées devraient être prises », a souligné le député britannique, ajoutant que la question devrait être soulevée auprès du ministre britannique des Affaires étrangères.

 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.