RIYAD: Retraite luxueuse et haut de gamme située en plein désert, l’oasis de Riyad fait le buzz depuis son ouverture au public, le 17 janvier. Située à une heure environ de Riyad, cette oasis nichée au cœur des dunes apparaît comme un joyau scintillant. La lumière douce d’une lampe et de la musique invitent les invités à découvrir ses luxueux attraits.
Les quatre restaurants de l’oasis, qui proposent une gastronomie internationale et primée, ont recueilli des avis très favorables: le premier, Amazonico, est un restaurant latino-américain aux allures de forêt tropicale, qui offre un contraste saisissant avec le désert environnant. Le deuxième, tout de blanc et de bleu, est Nammos, plus jeune mais tout aussi succulent que son modèle, le fameux restaurant de fruits de mer de Mykonos, sous le soleil de la Grèce. Le troisième, dans des tons noirs et rouges royaux, est le restaurant Zuma, où vous sera servie une cuisine japonaise aux nuances exotiques. Enfin, le quatrième établissement est le restaurant Ninive, considéré comme le sommet de la cuisine émiratie. Il a été conçu comme une réplique d'une tente bédouine traditionnelle, avec son subtil tissage beige et sadu.
Au beau milieu de l'oasis est également implanté le fournisseur Saddle de Dubaï, connu pour faire les meilleurs cafés et les meilleures crêpes en dehors de Paris. N’hésitez pas à vous y rendre pour goûter son atmosphère détendue et profiter de prix très attractifs.
Selon Adel al-Rajab, PDG de Seven Entertainment, l'un des organisateurs de l’oasis de Riyad, qui fut le premier lauréat de l'initiative Ideas of Entertainment organisée par l'Autorité générale pour le divertissement (GEA), ce site n'a eu aucun mal à attirer les foules, malgré le défi que représente la pandémie de Covid-19.
Al-Rajab déclare à Arab News que l'idée a été lancée au mois de décembre, lorsqu'elle a été présentée pour la première fois au président du GEA, Turki al-Sheikh, dans le cadre de l'initiative Ideas of Entertainment.

Ce projet d’Al-Sheikh a été lancé pour stimuler le secteur du divertissement dans le Royaume après la pandémie. L’oasis de Riyad est la première des vingt idées que le président a promis de soutenir.
«Nous voulions porter l'expérience du désert saoudien à un autre niveau. Au départ, nous n’avons pensé qu’à un seul restaurant, avec une expérience d’un week-end, un concert par exemple. Mais Son Excellence a fini par aimer tellement l'idée qu’il a désiré la rendre dix fois plus grande», explique-t-il.
En Bref
- La retraite fait partie de l’initiative Ideas of Entertainment de l'Autorité générale pour le divertissement (GEA).
- L’initiative a été lancée pour stimuler le secteur du divertissement dans le Royaume après la pandémie.
- L’oasis de Riyad est la première des vingt idées que le président du GEA a promis de soutenir.
«L'oasis est aujourd'hui une destination pour les gens qui souhaitent profiter du désert, de la cuisine raffinée de ces quatre restaurants de classe mondiale, du café et des concerts pendant le week-end.»
M. Al-Rajab fait savoir que le projet initial consistait à accueillir de sept à dix restaurants, mais qu’il a fallu se limiter à quatre en raison des contraintes liées à la Covid-19.
«Nous voulions rester dans la limite des réglementations du ministère de la Santé, et c'est pourquoi nous limitons les visiteurs à un si petit nombre, bien que l'oasis soit capable en temps normal d’accueillir facilement jusqu'à 5 000 personnes», précise-t-il.
Adel al-Rajab ajoute que la retraite espérait accueillir jusqu'à 1 500 invités par jour. Un objectif brillamment atteint depuis l'ouverture.
«Pour être honnête, les chiffres nous dépassent. Nous qui craignions que l’oasis puisse être jugée un peu trop loin de Riyad, ou un peu trop chère, nous avons été surpris de nous retrouver en surréservation, surtout pendant les week-ends. Nous avons beaucoup de clients réguliers qui reviennent deux, trois ou quatre fois, ce qui nous montre à quel point ils apprécient cette expérience», rapporte-t-il.
Cependant, compte tenu à la fois de la distance qui sépare Riyad de l’oasis – 80 kilomètres – et du prix des restaurants, M. Al-Rajab dit qu’il comprend que cette expérience puisse être hors budget pour beaucoup.
Les réservations au restaurant coûtent jusqu'à 800 riyals saoudiens (177 euros) par personne. Une réservation au The Glamps coûte 13 800 riyals (3 055 euros) en semaine et 20 700 riyals (4 583 euros) le week-end.
«Nous prévoyons de travailler sur d'autres types d'expériences capables d’accueillir plusieurs catégories de la population. Dans n'importe quel secteur, divertissement ou tourisme, vous prévoyez votre expérience en fonction de catégories spécifiques, et nous ne ciblons pas tout le monde», explique-t-il.
«Nous ne pouvons pas offrir l’oasis à plus de monde à cause de la Covid-19 et des limitations actuelles. Mais, une fois les choses revenues à la normale, je suis sûr que de nombreuses expériences seront ouvertes à tous», ajoute-t-il.
Bien que l’expérience de l’oasis soit prévue jusqu'au mois de mars, M. Al-Rajab n'exclut pas la possibilité de prolonger les festivités. «Nous ferons de notre mieux. La météo est un facteur majeur que nous ne maîtrisons pas, mais nous y réfléchissons et, si nous obtenons l’approbation du GEA, nous irons de l’avant», assure-t-il.
Il souligne également l’énergie avec laquelle les dirigeants de l’entreprise soutiennent les jeunes du Royaume en leur offrant la possibilité de développer leur créativité.
«Aujourd'hui, nous avons une expérience de classe mondiale qui a été réalisée à 100% par des entreprises saoudiennes. Cela nous rend fiers, et je pense que c'est une opportunité pour tout Saoudien de sortir des sentiers battus et d'être créatif, de faire quelque chose qui rende le Royaume différent», conclut-il.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com







