«Un café en français»: La langue de Molière... en Arabie saoudite

Les membres du groupe, qui ont tous un niveau avancé de français, se retrouvent pour pratiquer, discuter, se rencontrer, changer la routine, tout en prenant un café. (Photo fournie)
Les membres du groupe, qui ont tous un niveau avancé de français, se retrouvent pour pratiquer, discuter, se rencontrer, changer la routine, tout en prenant un café. (Photo fournie)
Short Url
Publié le Jeudi 04 février 2021

«Un café en français»: La langue de Molière... en Arabie saoudite

  • «Un café en français» est une occasion unique de pratiquer la langue de Molière en plein cœur de l’Arabie saoudite
  • Les membres du groupe se retrouvent pour pratiquer, discuter, se rencontrer, changer la routine, tout en prenant un café

RIAYD: Aujourd’hui, il existe à Riyad un groupe appelé «Un café en français» : une réunion hebdomadaire tous les mercredis à 19h30, entre jeunes saoudiens et saoudiennes, natifs (Français, Canadiens...) et autres nationalités. Il ne s’agit pas d’un simple café, et les commandes en ligne ne s’y appliquent pas. 

Le café, une longue tradition qui mêle culture et échange. De la Kahwa au café français en passant par toute autre variété, de l’Orient à l’Occident, il trouve toujours sa place sur nos tables. Le matin, l’après-midi, pour un boost d’énergie ou pour enrichir une discussion.

Les membres du groupe, qui ont tous un niveau avancé de français, se retrouvent pour pratiquer, discuter, se rencontrer, changer la routine, tout en prenant un café. 

La communication ne s’interrompt pas pour autant durant la semaine, le groupe est présent sur d’autres plates-formes et réseaux sociaux, dont WhatsApp, pour échanger et planifier les réunions entre ces 150 membres. Le groupe est aussi présent sur LinkedIn, et vise à attirer plus de francophones, et à les inciter à participer au groupe qui comprend des professionnels de diverses industries : la santé, l’éducation, la finance, l’assurance, les relations internationales, le juridique et l’ingénierie.

«Un café en français» est une occasion unique de pratiquer la langue de Molière en plein cœur de l’Arabie saoudite. «À Riyad, il est parfois difficile de rencontrer des Français dans la vie quotidienne, même en travaillant dans une entreprise française où la langue d’usage est souvent l’anglais. C’est donc une occasion de pratiquer, de ne pas oublier le français appris, de le “dérouiller”, voire de l’améliorer», explique Alejandro Diaz-Pache.

Le groupe a été créé mi-décembre 2018 et la première réunion a eu lieu en janvier 2019. «Un café en français» à Riyad vient de fêter ses deux ans ! 

Diversité et inclusion sont à la base du club dont les membres affirment être : «Francophones et francophiles et “franco-phages”!»

 

Le club compte 150 personnes à ce jour. Il est important de préciser qu’il compte plusieurs autodidactes qui ont le mérite d’avoir appris le français seuls.

90 Saoudiens et Saoudiennes (60% du groupe)

45 femmes (30% du groupe)

15 Français 

Et quatorze autres nationalités (Soudan, Mali, Égypte, Maroc, Algérie, Tunisie, Liban, Syrie, Tchad, Érythrée, États-Unis, Écosse, Portugal et Espagne).

Les membres du groupe, de ceux qui sont âgés de 25 à 35 ans à ceux qui ont la cinquantaine, trouvent dans les réunions du mercredi un moyen d’ajouter «un peu de finesse».

L’Hispano-Français Alejandro, le Syrio-Canadien Aoufa Elamiri, et le Tunisien Amir – qui est responsable des activités en extérieur et excursions – sont les administrateurs du groupe.

En moyenne, de 22 à 25 personnes participent à la réunion du mercredi, et entre 5 et 9 personnes sont sur la liste d’attente. Alors que 10 à 12 membres du groupe participent aux activités extérieures. Le groupe est limité par l’espace, les conditions du Covid-19, et la gestion des activités à 25 personnes. 

Les administrateurs d’«Un café en français» aimeraient déléguer plus de fonctions administratives à des membres saoudiens compte tenu de l’importance d’assurer la relève pour la pérennité du groupe.  

Les réunions sont qualifiées de «Français-stan» ou «Français-land»: il est interdit de parler une autre langue que le français, et surtout pas l’anglais. Une tirelire est à disposition pour les amendes!  

Les réunions ont été interrompues de mars à mi-juin 2020 à cause de la Covid-19. Les activités ont ensuite repris dans le respect des mesures nécessaires face au virus, comme le port du masque et les gestes barrières. 

«Un café en français» est disponible sur LinkedIn. Il existe aussi un groupe à Dammam-Khobar et un nouveau à Djeddah depuis septembre 2020. 

«Un café en français» à Riyad pourrait bientôt apparaître dans votre quartier, restez à l'écoute et savourez votre café!


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
Short Url
  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
Short Url
  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Short Url
  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".