Manifestations dans l'Est du Soudan contre les difficultés économiques

Des manifestants soudanais construisent une barrière de brique bloquant la route principale al-Sittin (soixante) dans la capitale Khartoum, lors d'une manifestation contre la hausse des prix, le 24 janvier 2021. (Photo, AFP)
Des manifestants soudanais construisent une barrière de brique bloquant la route principale al-Sittin (soixante) dans la capitale Khartoum, lors d'une manifestation contre la hausse des prix, le 24 janvier 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 05 février 2021

Manifestations dans l'Est du Soudan contre les difficultés économiques

  • Des manifestations ont éclaté dans l'est du Soudan pour dénoncer l'augmentation du coût de la vie et des pillages ont eu lieu
  • Ces protestations ont débuté sur le principal marché de Gedaref (est), où les manifestants sont entrés dans les boutiques et ont bloqué les rues

KHARTOUM : Des manifestations ont éclaté dans l'est du Soudan pour dénoncer l'augmentation du coût de la vie et des pillages ont eu lieu, ont affirmé le gouvernement et un groupe de militants.

Ces protestations ont débuté sur le principal marché de Gedaref (est), où les manifestants sont entrés dans les boutiques et ont bloqué les rues, selon un communiqué du gouvernement mercredi.

Des images partagées jeudi sur les réseaux sociaux montrent des pneus de voitures brûlés et des dizaines de manifestants en train de détruire des objets et d'entrer dans des magasins.

L'AFP n'a pas pu vérifier dans l'immédiat l'authenticité de ces images.

L’État de Gedaref, à la frontière avec l'Éthiopie, a indiqué mercredi dans un communiqué que les « émeutes » avaient commencé après que les conducteurs des transports publics ont changé leurs tarifs de manière non officielle.

« Les routes ont été bloquées et des actes de sabotages ont été commis », ajoute le communiqué.

Une organisation locale, « les comités de la résistance de Gedaref », a accusé jeudi sur Facebook de « pillages et de vols » des sympathisants de l'ancien président Omar el-Béchir, chassé du pouvoir en avril 2019 à la suite d'un soulèvement populaire inédit.

Depuis la chute de l'autocrate, la transition politique du Soudan est fragilisée par une importante crise économique amplifiée par la pandémie de Covid-19.

Région agricole, l'État de Gedaref est considéré comme le grenier du pays et accueille depuis novembre des milliers d'Ethiopiens fuyant les violences dans la région du Tigré.

En raison de pénuries en tous genres, les Soudanais font quotidiennement plusieurs heures de queue devant les stations-service, les fours à pain ou encore les pharmacies pour des denrées de première nécessité. Et les coupures d'électricité sont fréquentes.

Le pays est miné par une dette colossale -60 milliards de dollars (49,3 milliards d’euros) – et l'inflation a atteint 269% en décembre 2020.

Les autorités de transition, qui ont adopté le mois dernier le premier budget du pays depuis son retrait de la liste noire américaine des pays « soutenant le terrorisme », espèrent une amélioration de la situation économique.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com