Pour la Ligue arabe, l'Éthiopie doit respecter les droits de l'Égypte et du Soudan dans le différend sur le Gerd

Au Caire, en Égypte, un bateau s'approche du pont du 15 mai qui enjambe le Nil, le 30 janvier 2021.(Reuters)
Au Caire, en Égypte, un bateau s'approche du pont du 15 mai qui enjambe le Nil, le 30 janvier 2021.(Reuters)
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Publié le Jeudi 04 février 2021

Pour la Ligue arabe, l'Éthiopie doit respecter les droits de l'Égypte et du Soudan dans le différend sur le Gerd

  • La Ligue arabe a annoncé mardi dernier qu'elle soutenait les droits de l'Égypte et du Soudan dans le différend sur le Grand barrage de la renaissance éthiopienne
  • L'Éthiopie a accusé l'Égypte et le Soudan d'entraver les négociations et elle a réagi aux rumeurs évoquant un conflit imminent sur les eaux du Nil

LE CAIRE: La Ligue arabe a annoncé mardi dernier qu'elle soutenait les droits de l'Égypte et du Soudan dans le différend sur le Grand barrage de la renaissance éthiopienne (Gerd) et elle met en garde l'Éthiopie contre la montée des tensions sur cette question.

Elle déclare également que l'Éthiopie «doit agir de manière rationnelle» afin de protéger les droits égyptiens et soudanais dans ce conflit.

Ahmed Aboul Gheit, secrétaire général de la Ligue arabe, a donné son appréciation sur le rôle joué par l'Union africaine dans le parrainage des négociations entre l'Égypte, le Soudan et l'Éthiopie concernant le Gerd.

«Nous espérons voir ces négociations atteindre leur but: un accord légal, contraignant et juste, qui tienne compte des intérêts de toutes les parties prenantes et supervise l’opération de remplissage et d’opérationnalisation du barrage, tout en respectant les droits maritimes de l’Égypte et du Soudan», explique-t-il lors de la 9e réunion de coopération générale entre la Commission de l'Union africaine et la Ligue des États arabes.

«L'Éthiopie doit agir de manière rationnelle afin de garantir les droits du Soudan et de l'Égypte dans les eaux du Nil. La Ligue arabe a l’intention de soutenir les droits de l'Égypte et du Soudan dans les eaux du Nil», ajoute-t-il.

L'Éthiopie a accusé l'Égypte et le Soudan d'entraver les négociations et elle a réagi aux rumeurs qui évoquent un conflit imminent sur les eaux du Nil.

«La prédiction du déclenchement d'une guerre sur les eaux du Nil est fausse… Ce projet est un facteur de renforcement et de développement des pays du bassin du Nil», indique de son côté le ministre éthiopien de l'Eau, de l'Irrigation et de l'Énergie, Seleshi Bekele, dans des déclarations à Al Jazeera.

Le ministère égyptien des Affaires étrangères précise que la réunion à six parties qui s’est tenue le 10 janvier dernier pour évoquer le barrage n'a donné lieu à aucun progrès, tandis que le Soudan avertit, pour sa part, que les discussions ne peuvent pas se poursuivre indéfiniment, étant donné la menace que constitue le barrage.

Le gouvernement soudanais a également mis en garde contre un deuxième remplissage du barrage avant qu'un accord ne soit conclu. Le pays a fait savoir qu'il ne pouvait accepter que soit imposée une politique menaçant, de facto, la sécurité des 20 millions de citoyens soudanais qui dépendent du Nil Bleu.

Le Soudan insiste sur la nécessité d'un accord légal contraignant sur le remplissage et l’opérationnalisation du barrage qui préserve et prenne en compte les intérêts des trois parties.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
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  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
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  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.