L'Égypte: il n'y a pas de progrès dans les négociations sur le barrage de la renaissance

Les travaux de construction se poursuivent pour le Grand barrage de la renaissance éthiopienne sur le Nil à Guba Woreda, dans la région de Benishangul Gumuz, en Éthiopie. (Reuters / Photo d’archives)
Les travaux de construction se poursuivent pour le Grand barrage de la renaissance éthiopienne sur le Nil à Guba Woreda, dans la région de Benishangul Gumuz, en Éthiopie. (Reuters / Photo d’archives)
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Publié le Mardi 12 janvier 2021

L'Égypte: il n'y a pas de progrès dans les négociations sur le barrage de la renaissance

  • L’Éthiopie espère que le barrage fera d’elle le premier fournisseur d’énergie hydroélectrique d’Afrique
  • Le Soudan appelle à un changement dans la méthodologie de négociation pour donner aux experts de l'Union africaine un poids plus important pour rapprocher les points de vue des trois pays

Le CAIRE: Selon le ministre égyptien des Affaires étrangères, la réunion qui s’est tenue dimanche au sujet du Grand barrage de la renaissance éthiopienne (Gerd) n’a pas permis d’avancer dans les négociations. 

La réunion à six avait pour objet de discuter d’un accord juridique contraignant sur les règles de remplissage et de fonctionnement du Gerd. 

L’Éthiopie espère que le barrage fera d’elle le premier fournisseur d’énergie hydroélectrique d’Afrique. L'Égypte et le Soudan, quant à eux, craignent qu’il ne réduise considérablement leur part d'eau et n'affecte leurs perspectives de développement. 

«La réunion n'a permis aucun progrès en raison de désaccords sur la manière de reprendre les négociations et sur les aspects liés à la gestion du processus de négociation», explique le ministère. 

«Le Soudan insiste sur la nécessité de mandater les experts nommés par la Commission de l'Union africaine pour présenter des solutions aux problèmes de désaccord sur lesquels l'Égypte et l'Éthiopie sont hésitantes.» 

«Cette réserve vient confirmer l'engagement des trois pays dans le processus de négociation et préserver leur droit de formuler les textes et les dispositions de l'accord pour le remplissage et l'exploitation du barrage», peut-on lire dans le communiqué. 

«Lors de la réunion, l'Égypte a confirmé sa volonté à s'engager dans des négociations sérieuses et efficaces afin de parvenir à un accord juridiquement contraignant sur les règles de remplissage et d'exploitation du barrage», ajoute le ministère. 

La ministre sud-africaine des affaires étrangères, Naledi Pandor, regrette de son côté que la percée espérée dans les négociations n’ait pas été réalisée et explique qu’elle soumettra un rapport au président sur les pourparlers et leurs résultats. 

Étaient présents à cette réunion Sameh Shoukry, ministre égyptien des Affaires étrangères, Mohammed Abdel Aty, ministre égyptien des Ressources hydriques et de l'Irrigation, et les ministres des Affaires étrangères et de l'Eau du Soudan et de l'Éthiopie. Elle était dirigée par Naledi Pandor, l'actuelle présidente du conseil exécutif de l'Union africaine. 

Le Soudan appelle à un changement dans la méthodologie de négociation pour donner aux experts de l'Union africaine un poids plus important pour rapprocher les points de vue des trois pays. 

«Le barrage représente une telle menace pour le réservoir de Roseires, dont la capacité de stockage est inférieure à 10 % de la capacité du Gerd si le remplissage et l'exploitation se font sans accord et sans échange quotidien de données que nous ne pouvons pas continuer ce cercle vicieux de discussions infructueuses», explique Yasser Abbas, ministre soudanais de l'Irrigation et des Ressources en eau. 

Selon lui, le Soudan a vivement protesté contre une lettre envoyée par le ministre éthiopien de l'Irrigation à l'Union africaine, à l'Égypte et au Soudan le 8 janvier, dans laquelle il affirmait l'intention de l'Éthiopie de continuer à remplir le barrage en juillet, qu'un accord ait été conclu ou non. 

Les trois pays ont tenu plusieurs séries de pourparlers depuis que l’Éthiopie a lancé le projet Gerd en 2011, mais doivent encore parvenir à un accord sur le remplissage et l’exploitation de l’énorme réservoir du barrage. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
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  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.