La liste unifiée des candidats arabes israéliens se dissout la veille des élections

Les membres de la Liste unie Oussama Saadi, Ayman Odeh, Ahmad Tibi et Mansour Abbas, Jérusalem, 22 septembre 2019 (Photo, AFP)
Les membres de la Liste unie Oussama Saadi, Ayman Odeh, Ahmad Tibi et Mansour Abbas, Jérusalem, 22 septembre 2019 (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Samedi 06 février 2021

La liste unifiée des candidats arabes israéliens se dissout la veille des élections

  • Mtanes Shehadeh: « À ce stade, nous ne pouvons pas continuer en tant que liste unie en raison de nos différences politiques fondamentales »
  • La scission de Mansour Abbas était devenue claire ces derniers mois

AMMAN: La liste arabe commune composée de quatre partis en Israël s'est complètement divisée, avec le Mouvement islamique, dirigé par Mansour Abbas, qui a quitté l'alliance.

«Nous avons échoué, malheureusement. La liste conjointe ne continuera pas dans sa composition actuelle», a affirmé Mtanes Shehadeh, membre du parti Balad à la Knesset, ajoutant:« À ce stade, il nous sera impossible de poursuivre notre action en tant que liste unie en raison de nos différences politiques fondamentales».

La liste unie, désormais tripartite est composée du parti Hadash (Front démocratique pour la paix et l'égalité), dirigé par Ayman Odeh, du parti Balad qui prône le panarabisme, dirigé par Sami Abu Shehadeh; et finalement, le Ta’al, le Mouvement arabe pour le changement, dirigé par Ahmad Tibi.

Une potentielle disparition de cette liste unie provoquerait, selon les observateurs, une situation gagnant - gagnant pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. «Si Mansour Abbas ne franchit pas le seuil de 3,25%  du vote, des dizaines de milliers de votes arabes seraient gâchés, et s'il gagne, il soutiendra probablement Netanyahu dans la formation de son nouveau gouvernement», a déclaré à Arab News Boutros Mansour, avocat et analyste politique résidant à Nazareth.

La scission d’Abbas était devenue claire au cours des derniers mois, après avoir tâté le terrain avec Netanyahu, qui a effectué une visite surprise dans les villes arabes d’Um Al-Fahm, Al-Tyra et Nazareth, et s’est engagé à aider à lutter contre la criminalité au sein de la société arabe.

Wadie Abunassar, directeur du Centre international de consultations basé à Haïfa, a déclaré à Arab News que le vrai test pour plusieurs partis du centre et de gauche sera leur capacité à dépasser un certain seuil.

Abunassar a ajouté que «le Likud de Netanyahu et ses partisans sont unis, tandis que les factions de centre et de centre-gauche sont divisées, et avec un certain nombre de listes qui ne dépasseront probablement pas le seuil exigé, ce qui nécessite environ 120 000 votes pour qu'une liste quelconque soit éligible à l'entrée à la Knesset».

Abunassar a également affirmé que le camp pro-Netanyahu est homogène, tandis que les «anti-Netanyahu» sont divisés et hétérogènes.

Les sondages d'opinion publique montrent que les différents partis de la coalition qui s’opposent à la reconduction de Netanyahu seront probablement à égalité ou auront un ou plusieurs sièges de plus que lui. Ce qui n’est cependant pas clair, reste la possibilité de voir les groupes anti-Netanyahu s’unir et s'entendre sur le choix d’un même Premier ministre.

Avigdor Liberman, du parti Israël Beitenou, a pour sa part suggéré que le candidat qui preside la liste ayant obtenu le meilleur score soit proposé pour le poste de Premier ministre, mais cette proposition n'a pas été acceptée.

Ibrahim Daebes, chroniqueur principal pour Al-Quds Daily, a de son côté publié a affirmé sur Twitter qu’ « au lieu de donner une leçon sur l'unité et les listes unies, les Arabes en Israël donnent désormais un vrai exemple sur les divisions et les désaccords ».

Pour compliquer encore les choses, le procès pour corruption de Netanyahu doit commencer le 8 février, mais les observateurs affirment que ce procès trainera, mais réussira à montrer un Netanyahu qui se tient devant le tribunal; une image qui ne servirait en rien sa campagne électorale.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
Short Url
  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Short Url
  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
Short Url
  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com