L'infirmière héroïne qui a sauvé trois nouveau-nés lors de l’explosion à Beyrouth

Pamela Zeinoun a été saluée comme une héroïne pour avoir protégé les bébés en plein milieu du chaos qui a suivi l’explosion. (Bilal Jawich/Facebook)
Pamela Zeinoun a été saluée comme une héroïne pour avoir protégé les bébés en plein milieu du chaos qui a suivi l’explosion. (Bilal Jawich/Facebook)
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Publié le Samedi 08 août 2020

L'infirmière héroïne qui a sauvé trois nouveau-nés lors de l’explosion à Beyrouth

  • Pamela Zeinoun a été saluée comme une héroïne pour avoir protégé les bébés au milieu du chaos
  • L’infirmière, qui se trouvait au sein du service maternité, a perdu connaissance à cause de la déflagration

LE CAIRE: Une infirmière, prise en photo portant trois nouveau-nés dans un hôpital touché par l’explosion survenue à Beyrouth, dit avoir perdu connaissance lors de la déflagration.
Pamela Zeinoun a été saluée comme une héroïne pour avoir protégé les bébés au milieu du chaos qui a suivi l’explosion.
L’infirmière, qui se trouvait au sein du service maternité, a perdu connaissance à cause de la déflagration.
Elle a confié à la chaîne Al-Arabiya que, une fois revenue à elle, elle s’est précipitée pour sauver les cinq nouveau-nés qui se trouvaient dans l’unité néonatale de soins intensifs de l’hôpital Saint-Georges des grecs-orthodoxes, dans le quartier d’Achrafieh.
« J’ai pu en porter trois dans mes bras et ma collègue deux, a-t-elle précisé. Mon principal souci était d’assurer leur sécurité, vu leur grande faiblesse. »
La photo de Zeinoun a été partagée par le photographe Bilal Jawich peu après l’explosion qui a dévasté la capitale libanaise, tuant au moins 150 personnes, en blessant plus de 5 000, et endommageant 300 000 logements.
Jawich a dit avoir pris la photo à l’intérieur de l’hôpital qui est situé à quelques kilomètres du port.
Il affirme qu’en seize ans de carrière il n’a jamais rien vu de semblable à ce qui s’est passé mardi. Il a félicité Pamela Zeinoun pour son geste héroïque, elle qui a sauvé les nouveau-nés, refusant de les abandonner en ce moment critique.
« J’ai été ébahi quand j’ai vu l’infirmière portant les trois nouveau-nés », a déclaré Jawich à CNN Arabic, ajoutant qu’à son arrivée l’hôpital était jonché de débris et que plusieurs corps étaient étendus sur le sol.
« J’ai remarqué le calme de l’infirmière, qui contrastait avec l’atmosphère ambiante. Elle semblait avoir une force invisible qui lui donnait une maîtrise de soi et la volonté de sauver ces bébés. Certaines personnes se démarquent dans de sinistres circonstances marquées par la violence et le malheur, et cette infirmière était à la hauteur de sa mission », a-t-il conclu.  


 


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

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  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.