La RDC annonce la «résurgence» d'Ebola dans l'est, l'OMS dépêche une équipe

Un soignant se prépare à inspecter un cas potentiel d’Ebola, en République démocratique du Congo (Photo, AFP).
Un soignant se prépare à inspecter un cas potentiel d’Ebola, en République démocratique du Congo (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 08 février 2021

La RDC annonce la «résurgence» d'Ebola dans l'est, l'OMS dépêche une équipe

  • «Il s’agit d'une cultivatrice, épouse d'un survivant de la maladie à virus Ebola, ayant présenté en date du 1er février, les signes typiques de cette maladie», très contagieuse
  • Décédée le 3 février, l'analyse de l'échantillon de son sang prélevé avant sa mort a abouti à un résultat positif au virus Ebola, a indiqué le ministère de la Santé

BENI: La République démocratique du Congo a annoncé dimanche la « résurgence » de la maladie à virus Ebola dans l'Est du pays, où l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a dépêché une équipe d'épidémiologistes après la mort d'une femme de cette maladie, trois mois après la déclaration de la fin d'une épidémie précédente.

Il y a une « résurgence du virus d'Ebola à l'Est de la RDC », a déclaré le ministre congolais de la Santé Eteni Longondo, à la télévision nationale, précisant qu'un cas mortel avait été localisé dans la zone de Biena dans le Nord-Kivu (Est).

« Il s’agit d'une cultivatrice, épouse d'un survivant de la maladie à virus Ebola, ayant présenté en date du 1er février, les signes typiques de cette maladie », très contagieuse, a ajouté le ministre. Décédée le 3 février, l'analyse de l'échantillon de son sang prélevé avant sa mort a abouti à un résultat positif au virus Ebola, a indiqué le ministère de la Santé dans un communiqué.

Le village de Biena se trouve sur le territoire de Butembo où « des épidémiologistes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sont en train d'enquêter sur place » et où « plus de 70 contacts ont été identifiés », écrit le bureau Afrique de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un communiqué daté dimanche de Brazzaville.

« La désinfection des sites visités par le patient est également en cours », ajoute l'OMS soulignant que Butembo « était l'un des épicentres de la précédente épidémie d'Ebola dans l'est de la RDC » et qu'il « n'est pas rare que des cas sporadiques surviennent après une épidémie majeure ».

Ce nouveau cas a été enregistré après l'annonce le 18 novembre 2020 de la fin officielle de la onzième épidémie de la maladie à virus Ebola dans la province de l’Équateur dans le nord-ouest qui a causé le mort de 55 personnes sur 130 cas recensés.

Le dernier malade d'Ebola avait été déclaré guéri dans cette province congolaise, le 16 octobre 2020.

Risque « permanent »

Dimanche, le ministre Eteni n'a pas déclaré la douzième épidémie d'Ebola. Mais, il avait prévenu mi-novembre que « le risque élevé de résurgence (de la maladie à virus Ebola) reste permanent » en RDC.

La dixième épidémie d'Ebola, la plus meurtrière en RDC a été déclarée le 1er août 2018 dans l'Est du pays. Sa fin a été officiellement déclarée le 25 juin 2020 : « Il y avait 3 481 cas, 2 299 décès et 1 162 survivants », selon des chiffres de l'OMS.

Pour enrayer cette 10ème épidémie, la RDC avait eu recours pour la première fois, à la vaccination sur plus de 320 000 personnes dans cette zone instable, avec deux vaccins de deux laboratoires différents (Merck et Johnson&Johnson).

La même stratégie avait été utilisée pour venir à bout de la 11ème épidémie qui s'était déclarée dans une région difficile d'accès de la province de l'Equateur dans le nord-est.

Identifié en 1976 par Peter Piot et une équipe internationale dont le professeur congolais Muyembe, le virus Ebola se transmet à l'homme par des animaux infectés. 

La transmission humaine se fait par les liquides corporels, avec pour principaux symptômes des fièvres, vomissements, saignements, diarrhées.

Depuis la grande épidémie de 2013-2016 en Afrique de l'Ouest (11 000 morts), et l'exportation de quelques cas en Occident via des humanitaires, l'OMS redoute à chaque résurgence d'Ebola une propagation du virus dans le monde. L'agence onusienne avait d'ailleurs élevé la précédente épidémie dans l'Est au rang d'urgence sanitaire internationale.

Le RDC fait aussi face à l'épidémie de Covid-19 avec 23 599 cas et 681 décès. 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.