Les gamers saoudiens confinés développent le secteur des jeux vidéo

L'enquête révèle une augmentation de 10% du nombre de joueurs dans le Royaume, et les femmes représentent plus de 40% des nouveaux joueurs. (Photo, Shutterstock)
L'enquête révèle une augmentation de 10% du nombre de joueurs dans le Royaume, et les femmes représentent plus de 40% des nouveaux joueurs. (Photo, Shutterstock)
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Publié le Lundi 08 février 2021

Les gamers saoudiens confinés développent le secteur des jeux vidéo

  • En novembre, le géant allemand du vêtement de sport Adidas a signé un accord de partenariat avec la Fédération saoudienne des sports électroniques et intellectuels
  • Les gamers saoudiens sont si accros aux ordinateurs portables, que beaucoup achètent et réservent à cet usage

DJEDDAH: Une nouvelle étude qui s’est penchée sur le secteur du jeu en ligne au Royaume révèle que la communauté des gamers a bondi de 10% l'année dernière, et que le temps consacré au jeu s’est allongé de 50%.

La société de recherche californienne Growth from Knowledge (GfK) a mené une enquête auprès de joueurs dans la région, dont 1047 en Arabie saoudite, en novembre et décembre de l'année dernière. Les données récoltées fournissent un aperçu de leurs comportements, leurs préférences virtuelles, ainsi que de leurs habitudes d'achat.

Comme les joueurs sont contraints de passer plus de temps à la maison, entre confinements et restrictions de voyage, l'industrie observe un pic d'intérêt pendant la pandémie du coronavirus.

L'enquête révèle une augmentation de 10% du nombre de gamers dans le Royaume, et les femmes représentent plus de 40% des nouveaux joueurs, qui ont pour la plupart entre 26 et 35 ans.

«Avec la distanciation sociale et les mesures strictes imposées par les décideurs politiques afin d’endiguer la propagation de la Covid-19, le jeu devient de nouveau l'une des principales formes de divertissement. De plus en plus de femmes se sont tournées vers le jeu pour remplir leurs journées», Shika Samuel, analyste chez GfK, m'a dit. La moitié des joueurs saoudiens affirment que le temps qu’ils ont alloué au jeu l'année dernière était supérieur à la normale, et la plupart disent passer en moyenne une heure et demie supplémentaires à jouer sur leur smartphone.

Selon l’enquête, 44% des joueurs saoudiens ont téléchargé de nouveaux jeux et effectué des achats intégrés d’une valeur qui avoisine les 42 SR (11 dollars) au cours des trois mois précédents.

Les gamers saoudiens sont si accros aux ordinateurs portables, que beaucoup achètent et réservent à cet usage. 57% des joueurs saoudiens interrogés en ont acheté pour profiter de jeux plus rapides, contre 49% aux EAU.

Le rapport indique que 57% des répondants saoudiens envisagent d'acheter un nouvel ordinateur portable conçu pour les jeux vidéo d'ici le mois de juin.

La troisième catégorie de joueurs concerne les utilisateurs de console. Plus de la moitié (53%) des joueurs saoudiens sondés se disent susceptibles d'acheter une nouvelle console de jeux au cours des six prochains mois.

«Avec les restrictions toujours en place et de plus en plus d’individus qui se tournent vers le jeu pour se divertir, nous verrons très probablement la courbe du temps de jeu continuer de croître, tous appareils confondus, dans les mois à venir», estime Samuel. «Je crois que l'expérience consolide les habitudes, et avec plus de temps à consacrer aux jeux et des utilisateurs qui tentent de perfectionner cette expérience, nous verrons probablement une augmentation des intentions d'achat en ce qui concerne les appareils, les accessoires et les jeux».

48% des répondants déclarent avoir acheté leur ordinateur en ligne, une illustration des habitudes acquises pendant la pandémie.

En novembre, le géant allemand du vêtement de sport Adidas a signé un accord de partenariat avec la Fédération saoudienne des sports électroniques et intellectuels (SAFEIS), l’agence officielle chargée de développer le secteur des jeux, en plein essor du Royaume.

Le mémorandum d’entente a été signé entre la Fédération et Adidas Emerging Markets, une division de la marque qui dessert les pays du CCG.

Le partenariat veut encourager les gamers du Royaume à être plus actifs et à améliorer leur condition physique, ce qui contribuerait à améliorer leur vitesse de jeu et leurs temps de réaction.

Le partenariat aidera «les Saoudiens à devenir les joueurs les plus en forme et les plus actifs au monde», a déclaré Gianni Conti, directeur général d'Adidas pour le GCC, à propos du partenariat.

Le marché mondial du jeu, qui avoisine les 152,1 milliards de dollars, a augmenté de 9,6% l'année dernière.

Le marché du jeu en Arabie saoudite, évalué à près de 837 millions de dollars en 2019, est l'un des plus dynamiques au monde, avec une croissance de près de 22,5% par an.

SAFEIS a été créé en 2017 pour profiter de cette croissance et contribuer à faire du Royaume une plaque tournante mondiale de l'industrie.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Suez remporte à Oman un des plus gros contrats de son histoire, dans la gestion de l'eau

Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
  • Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman
  • Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez"

PARIS: Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman, un des plus importants de son histoire, a-t-il annoncé lundi.

Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez", a déclaré le directeur général du groupe, Xavier Girre, lors d'un entretien à l'AFP.

 

 


Air France reprend ses vols directs entre Riyad et Paris

 Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale. (AFP)
Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale. (AFP)
  • « L'Arabie saoudite est un marché d'une importance stratégique pour Air France, et nous sommes heureux de reprendre nos vols directs entre Riyad et Paris »
  • « Nous sommes de nouveau en mesure d'offrir à nos clients des solutions de voyage fluides, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les voyages de loisirs, tout en leur garantissant le niveau de service et l'hospitalité française »

RIYAD: Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale.

À compter de cette reprise, la compagnie française retrouvera son programme initial de trois vols hebdomadaires entre l'aéroport international King Khalid de Riyad et l'aéroport Paris-Charles de Gaulle, conformément à son programme de la saison estivale 2026.

Cette reprise intervient dans un contexte de renforcement des échanges économiques, touristiques et culturels entre les deux pays. Elle marque également la volonté d'Air France de consolider sa présence sur le marché saoudien, considéré comme l'un des plus stratégiques de la région.

« L'Arabie saoudite est un marché d'une importance stratégique pour Air France, et nous sommes heureux de reprendre nos vols directs entre Riyad et Paris », a déclaré Raza Syed, Country Manager Arabie saoudite et Égypte d'Air France-KLM.

Il a souligné que cette reprise reflète l'engagement à long terme du groupe envers le Royaume et permettra aux voyageurs de bénéficier à nouveau de l'ensemble du réseau international d'Air France-KLM grâce aux correspondances proposées depuis Paris. « Nous sommes de nouveau en mesure d'offrir à nos clients des solutions de voyage fluides, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les voyages de loisirs, tout en leur garantissant le niveau de service et l'hospitalité française qui font la réputation d'Air France », a-t-il ajouté.

Dans le cadre de cette reprise, Flying Blue, le programme de fidélité d'Air France et de KLM, lance une offre promotionnelle destinée aux voyageurs au départ du Royaume. Les passagers réservant leurs billets entre le 29 juin et le 13 juillet 2026 pourront cumuler trois fois plus de Miles, pour des voyages effectués jusqu'au 31 décembre 2026.

Horaires des vols

La liaison Riyad-Paris (AF685) sera assurée les mardis, jeudis et dimanches, avec un départ de Riyad à 8h45 et une arrivée à Paris à 14h25.

Le vol retour Paris-Riyad (AF684) opérera les lundis, mercredis et samedis, avec un départ de Paris à 23h20 et une arrivée à Riyad à 6h35 le lendemain.

Fondée en 1933, Air France emploie plus de 40 000 collaborateurs et, avec KLM et Transavia, fait partie du groupe Air France-KLM. Le groupe dessert plus de 300 destinations dans le monde grâce à une flotte de plus de 500 appareils et poursuit ses investissements dans la modernisation de sa flotte ainsi que dans la réduction de son empreinte environnementale.


La dette française dépasse les 3.500 milliards d'euros, en pleine préparation du budget 2027

La dette colossale de la France a dépassé la barre des 3.500 milliards d'euros au premier trimestre, en plein débat sur le budget 2027 et la maîtrise des finances publiques. (AFP)
La dette colossale de la France a dépassé la barre des 3.500 milliards d'euros au premier trimestre, en plein débat sur le budget 2027 et la maîtrise des finances publiques. (AFP)
  • La situation de la dette française est "assez délicate", estime Mathieu Plane, économiste de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), "parce qu'on n'est pas du tout dans une zone de stabilité ou de décrue"
  • "Depuis 2007, en points de PIB, la dette a quasiment doublé", car elle ne pesait alors que 65,5% du PIB

PARIS: La dette colossale de la France a dépassé la barre des 3.500 milliards d'euros au premier trimestre, en plein débat sur le budget 2027 et la maîtrise des finances publiques.

La dette publique a augmenté à 3.536,1 milliards d'euros, pour s'établir à 117,5% du produit intérieur brut (PIB), a annoncé jeudi l'Institut national de la statistique (Insee).

Cela représente une augmentation de 75,6 milliards d'euros par rapport à fin 2025, où elle était de 3.460,5 milliards d'euros, soit 115,7% du PIB. Elle avait alors baissé sur un trimestre mais continué à grimper par rapport à fin 2024, où elle était de 3.306,1 milliards et pesait 112,6% du PIB.

La situation de la dette française est "assez délicate", estime Mathieu Plane, économiste de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), "parce qu'on n'est pas du tout dans une zone de stabilité ou de décrue".

"Depuis 2007, en points de PIB, la dette a quasiment doublé", car elle ne pesait alors que 65,5% du PIB, ajoute-t-il. "On a depuis 20 ans des chocs macroéconomiques qui font que les dettes publiques ont beaucoup augmenté", mais "depuis quelques années la France décroche de la moyenne européenne".

Entre 2019 et 2025, la France a connu "la plus forte progression, après celle de la Finlande," de sa dette en points de PIB, relève le spécialiste des finances publiques François Ecalle.

"Ce qui l'explique, c'est le niveau du déficit", et "la plupart des gouvernements en sont responsables depuis 50 ans", estime-t-il.

Premier poste de l'Etat 

Deuxième économie de la zone euro derrière l'Allemagne, la France en est l'un des cancres budgétaires. Elle affiche le deuxième déficit le plus élevé, à 5,1% du PIB en 2025, derrière la Belgique (5,2%). Un niveau trop important pour lui permettre de stabiliser sa dette, la troisième plus élevée (par rapport au PIB) après celles de la Grèce et de l'Italie.

"Notre position relative, par rapport aux autres pays, s'est nettement dégradée", renchérit Bruno Cavalier, économiste chez Oddo BHF.

Dans le budget, le poste consacré au remboursement de la dette est devenu le premier de l'Etat, devant celui de l'Education (hors pensions), rappelait récemment le ministre français de l'Economie Roland Lescure lors d'un colloque à la Cour des comptes, évoquant un "coût de la dette record".

Le service de la dette de l'Etat devrait ainsi atteindre 64 milliards d'euros en 2026, et "pourrait augmenter jusqu'à 100 milliards dans les années qui viennent", avait-il ajouté.

"Notre charge d'intérêts de la dette va mécaniquement augmenter" car "le renouvellement de la dette va nous coûter plus cher qu'avant", souligne Mathieu Plane. "C'est très important d'être crédibles pour garantir un financement bon marché" des investisseurs.

Le gouvernement français veut afficher une trajectoire vertueuse: il s'est fixé comme objectif un déficit à 5% en 2026, avec une dette à 118,4% du PIB, avant de ramener son déficit sous 3% en 2029, avec une dette stabilisée à 118% du PIB.

Comité d'alerte 

Mais la tâche s'annonce ardue. Selon une étude réalisée par quatre économistes de l'Institut des politiques macroéconomiques et internationales (i-MIP), il existerait un peu plus d'une chance sur deux (55%) de rater la cible des 118% du PIB en 2029.

Le redressement des finances publiques est d'autant plus complexe que le gouvernement, en quête d'un budget pour 2027 - dont il doit présenter les grandes lignes mi-juillet -, a promis d'éviter les hausses d'impôts.

Pour faire le point sur la situation, il réunira prochainement un Comité d'alerte des finances publiques. Ce Comité devrait être l'occasion d'annoncer de nouvelles coupes budgétaires pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient, après déjà 6 milliards d'euros d'économies présentées en avril.

Dans un contexte économique difficile, le gouvernement devrait aussi abaisser ses prévisions de croissance pour 2026, actuellement de 0,9%. La Banque de France a revu à la baisse les siennes à 0,5% du PIB (contre 0,9% avant). L'Insee, elle, table sur 0,7%.

Face à une équation budgétaire complexe, le ministre des Comptes publiques David Amiel a aussi missionné quatre économistes pour réfléchir à des scénarios de redressement des finances publiques dès 2027. Ils devraient rendre leurs conclusions début juillet.