La guerre en Syrie étouffe la croissance économique régionale, selon la Banque mondiale

Une Syrienne kurde marche avec son enfant devant les ruines de la ville de Kobané, dans le gouvernorat d'Alep, dans le nord de la Syrie, le 25 mars 2015. (AFP)
Une Syrienne kurde marche avec son enfant devant les ruines de la ville de Kobané, dans le gouvernorat d'Alep, dans le nord de la Syrie, le 25 mars 2015. (AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 03 juillet 2020

La guerre en Syrie étouffe la croissance économique régionale, selon la Banque mondiale

  • Le conflit est à l’origine des réductions annuelles de la croissance économique de 1.2 % en Irak, de 1.6 % en Jordanie et de 1.7 % au Liban au cours de la dernière décennie

LONDRES: Une décennie de conflit en Syrie a étouffé la croissance économique chez les pays voisins et a entraîné une augmentation de la pauvreté en Irak, en Jordanie ainsi qu’au Liban, a déclaré jeudi la Banque mondiale.

La guerre a également entraîné un alourdissement du fardeau de la dette, une détérioration des marchés du travail en particulier pour les jeunes et les femmes, et un accès plus restreint aux services publics tels que les soins de santé et l’électricité, a indiqué l’institution dans un nouveau rapport.

Cette dernière estime que le conflit est à l’origine des réductions annuelles de la croissance économique de 1.2 % en Irak, de 1.6 % en Jordanie et de 1.7 % au Liban au cours de la dernière décennie. Les taux de pauvreté ont également augmenté dans ces trois pays au cours de la même période, avec le Liban en tête, du fait de conditions économiques qui se sont détériorées ces dernières semaines dans un contexte de crise monétaire.

« L’impact économique global du conflit syrien sur l’Irak, la Jordanie et le Liban a été disproportionnellement élevé par rapport à des situations similaires ailleurs dans le monde au cours des dernières décennies », a déclaré Saroj Kumar Jha, directeur régional de la Banque mondiale pour le Machrek. « À l’avenir, la communauté internationale pourrait soutenir beaucoup plus efficacement la stabilité et la prospérité du Machrek grâce à une stratégie combinant une perspective à moyen terme  – plutôt que des solutions rapides – et une approche régionale s’appuyant sur des liens transfrontaliers et coordonnant une réponse au-delà des frontières. »

Le rapport est publié alors que les États-Unis imposent les sanctions les plus sévères jamais prises contre le président syrien Bachar al-Assad, pour tenter d’accentuer la pression sur le régime.

Les conséquences économiques de la guerre ont quant à elle été ressenties de plusieurs manières par les pays voisins, du choc démographique causé par l'afflux de millions de réfugiés à l'effondrement des revenus du tourisme.

Au plus fort de la crise, le nombre de réfugiés représentait plus du quart des populations locales en Jordanie, au Liban et dans la région du Kurdistan d’Irak, qui constitue la plus forte concentration de réfugiés au monde selon la Banque mondiale.

Le rapport indique par ailleurs que les États de la région sont en grande partie non protégés contre les chocs économiques, en raison de la faiblesse des dispositifs d’aide sociale, qui conduisent souvent à compter sur des solutions à court terme pendant les crises, comme l'utilisation de générateurs diesel et de camions-citernes.

L’institution a également fait le constat d’une moindre durée de scolarisation des enfants réfugiés par rapport à leurs pairs des pays d’accueil (5.4 ans de moins au Liban et 3.7 en Jordanie).  Cette situation est due en grande partie à un faible taux de scolarisation aux niveaux secondaire et supérieur. Selon la Banque mondiale, le gain en capital humain résultant de la réduction de ces écarts pourrait contribuer à une croissance du PIB de 1.1 % au Liban et de 0.4 % en Jordanie.

Le rapport de la Banque mondiale appelle enfin à une réponse régionale qui se concentre sur le renforcement de la connectivité transfrontalière qui, selon elle, peut donner de meilleurs résultats à travers le Machrek.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur ArabNews.com le 18 juin 2020.


Club Med fête ses 75 ans: de la cabane en paille au luxe durable

Des modestes paillotes de Majorque aux resorts luxueux de l’Exclusive Collection, Club Med a su se réinventer au fil des décennies, tout en restant fidèle à son esprit originel. (AFP)
Des modestes paillotes de Majorque aux resorts luxueux de l’Exclusive Collection, Club Med a su se réinventer au fil des décennies, tout en restant fidèle à son esprit originel. (AFP)
Short Url
  • Quand Gérard Blitz fonde Club Med en 1950, rapidement rejoint par Gilbert Trigano, il imagine une nouvelle façon de voyager : des séjours tout compris, synonymes de liberté, convivialité et partage
  • Le concept séduit immédiatement et s’impose comme une petite révolution dans le monde du tourisme

DUBAI:  Pionnier des vacances tout compris, Club Med célèbre cette année son 75ᵉ anniversaire. Né sur les plages de Majorque en 1950, le groupe s’est imposé comme un leader mondial du tourisme haut de gamme et durable, avec 70 resorts premium et de luxe dans 40 pays.

Une success-story née d’une vision révolutionnaire

Quand Gérard Blitz fonde Club Med en 1950, rapidement rejoint par Gilbert Trigano, il imagine une nouvelle façon de voyager : des séjours tout compris, synonymes de liberté, convivialité et partage. Le concept séduit immédiatement et s’impose comme une petite révolution dans le monde du tourisme.

Des modestes paillotes de Majorque aux resorts luxueux de l’Exclusive Collection, Club Med a su se réinventer au fil des décennies, tout en restant fidèle à son esprit originel.

« Notre 75ᵉ anniversaire rend hommage à l’innovation qui a toujours porté Club Med », explique Anne Browaeys, PDG de Club Med EMEA et Amérique du Nord.
« De l’invention du tout compris à notre transformation premium, nous restons fidèles à nos valeurs de liberté et de bonheur. »

L’Esprit Libre, ADN de la marque

Pour marquer l’événement, Club Med lance une campagne mondiale baptisée “75 Years of L’Esprit Libre”, célébrant son héritage d’innovation et de joie de vivre.

Un film met en parallèle images d’archives et scènes contemporaines, rappelant le rôle précurseur de la marque :

« Nous n’avons pas inventé la détox digitale, les réseaux sociaux ou les influenceurs… mais nous avons inventé les lieux où vous pouviez vraiment les vivre », souligne la campagne.

 


La Bourse de Paris prudente, entre budget et Nvidia

"Les regards se tournent vers la publication des résultats de Nvidia, considérée comme un test décisif pour la dynamique du secteur de l’intelligence artificielle", relève John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank. (AFP)
"Les regards se tournent vers la publication des résultats de Nvidia, considérée comme un test décisif pour la dynamique du secteur de l’intelligence artificielle", relève John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank. (AFP)
Short Url
  • La Bourse de Paris évolue sans entrain mercredi, dans l'attente des résultats trimestriels du géant américain des semi-conducteurs Nvidia
  • Il reprend des couleurs, après avoir cédé 1,70% la veille, deuxième chute consécutive, plombée par les perspectives d'instabilité politique et budgétaire en France, après l'intervention de François Bayrou en début de semaine

PARIS: La Bourse de Paris évolue sans entrain mercredi, dans l'attente des résultats trimestriels du géant américain des semi-conducteurs Nvidia, fer de lance de l'intelligence artificielle sur les marchés, tout en surveillant la situation politique en France.

Vers 09H40 (heure de Paris), le CAC 40 gagnait 0,30% à 7.732,59 points.

Il reprend des couleurs, après avoir cédé 1,70% la veille, deuxième chute consécutive, plombée par les perspectives d'instabilité politique et budgétaire en France, après l'intervention de François Bayrou en début de semaine.

"Les regards se tournent vers la publication des résultats de Nvidia, considérée comme un test décisif pour la dynamique du secteur de l’intelligence artificielle", relève John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.

Le géant américain publiera ses résultats après la fermeture de Wall Street (22H00).

Les places boursières sont portées ces dernières années par un engouement  autour de l'intelligence artificielle. Nvidia, qui fournit les semi-conducteurs à cette industrie investissant des milliards tous azimuts pour se développer, en est la figure de proue.

Il "représente désormais environ 8% du S&P 500. Ses résultats, ou la réaction du marché à ceux-ci, pourraient donc fortement influencer le marché", résume Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.

D'ici là, "les investisseurs continueront à faire preuve de prudence", estime Andreas Lipkow, analyste indépendant.

La dette française sur le grill

La situation politique et budgétaire en France inquiète les investisseurs, depuis que François Bayrou a annoncé lundi qu'il solliciterait la confiance de l'Assemblée nationale le 8 septembre prochain, avec peu de chances de l'obtenir.

Le chef du gouvernement a promis mardi de se battre et demandé aux oppositions de "réfléchir" et de renoncer à leurs "réflexes spontanés", les appelant à choisir entre le "chaos" et "la responsabilité".

Après avoir été sous pression ces deux derniers jours, le taux d'intérêt à dix ans de la dette française se stabilisait mercredi, à 3,50% vers 09H40, au même niveau que la veille.

Mais il reste proche de celui imposé à l'Italie (3,56%), longtemps vue comme la lanterne rouge, mais qui bénéficie depuis plusieurs mois d'une meilleure perception des investisseurs en termes de croissance  et de limitation des dépenses.

Et l'écart entre le taux d'intérêt français et son équivalent allemand référence en Europe, baptisé le "spread", atteignait lui 0,78 point, contre 0,70 point en début de semaine avant l'intervention de M. Bayrou.

Nouvelle commande pour Alstom

Le géant français Alstom (-0,38% à 20,75 euros) ne profitait pas de la commande annoncée mardi de "quelques centaines de millions d'euros" pour fournir une ligne de métro à Mumbai en Inde.

 


Lancement de l'application d'IA saoudienne Humain Chat dans le Royaume

Short Url
  • L’Arabie saoudite a lancé ce mardi Humain Chat, une application d’intelligence artificielle en arabe
  • Cette application constitue la première solution de la suite IA développée par Humain, et repose sur un modèle de langue arabe appelé ALLAM 34B, conçu et développé en Arabie saoudite par des Saoudiens

RIYAD: L’Arabie saoudite a lancé ce mardi Humain Chat, une application d’intelligence artificielle en arabe, désormais accessible aux utilisateurs du Royaume.

Cette application constitue la première solution de la suite IA développée par Humain, et repose sur un modèle de langue arabe appelé ALLAM 34B, conçu et développé en Arabie saoudite par des Saoudiens.

Humain, une entreprise d’intelligence artificielle entièrement détenue par le Fonds d’investissement public (PIF), a été lancée en mai dernier par le prince héritier Mohammed ben Salmane. L’objectif est de développer des modèles linguistiques arabes de grande envergure et de positionner le Royaume comme un pôle mondial de l’innovation en IA.

L’application est disponible sur iOS, Android, ainsi que via navigateur web, et devrait prochainement être déployée dans d’autres pays arabophones.

« Le lancement de HUMAIN Chat est une source de fierté pour l’Arabie saoudite, marquant une étape historique dans notre mission de construire une IA souveraine, à la fois techniquement avancée et culturellement authentique, » explique Tareq Amin, PDG de HUMAIN.

ALLAM, développé entièrement par une équipe de plus de 120 spécialistes de l’IA, dont 35 chercheurs titulaires d’un doctorat en Arabie saoudite, a été conçu pour servir les 350 millions de locuteurs arabes à travers le monde.

Le modèle est sensible aux aspects culturels, comprend les différents dialectes arabes, et maîtrise l’ensemble des formes de la langue, de l’arabe classique aux variantes locales.

Disponible également en anglais, ce modèle a été entraîné sur l’un des plus grands ensembles de données arabes jamais réunis, puis affiné grâce aux retours de plus de 600 experts sectoriels et 250 évaluateurs. Le résultat : une maîtrise inégalée de l’arabe, alignée sur les nuances culturelles, religieuses et sociales du monde islamique et du Moyen-Orient, selon l’agence de presse saoudienne (SPA).

« Nous prouvons que des technologies compétitives à l’échelle mondiale peuvent naître de notre propre langue, notre infrastructure et nos valeurs — construites en Arabie saoudite par des talents saoudiens, » ajoute Tareq Amin.

« Ce n’est pas une fin en soi, mais le début d’un voyage pour servir le Royaume, le monde arabophone, et au-delà. Le potentiel est illimité, accélérant l’innovation et le progrès dans tous les domaines de la vie économique et sociale. »

Les utilisateurs en Arabie saoudite peuvent accéder à Humain Chat ici : https://chat.humain.ai/

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com