Virus: Dubaï vaccine en masse les employés des transports en commun

Les employés des transports en commun attendent d'être vaccinés contre la Covid-19 à Dubaï le 8 février 2021 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 09 février 2021

Virus: Dubaï vaccine en masse les employés des transports en commun

  • Des dizaines de chauffeurs et autres employés, forment de longues files ordonnées pour recevoir une injection du vaccin d'AstraZeneca
  • «Dans ce centre, notre objectif est de vacciner en une semaine environ 7 000 personnes», affirme Nada Jassem

DUBAÏ: Dubaï mène cette semaine une vaste campagne de vaccination contre le coronavirus auprès de ses milliers d'employés des transports en commun, l'émirat du Golfe souhaitant rester ouvert au tourisme international en dépit d'une hausse récente des contaminations. 

Dans un centre de l'Autorité des routes et des transports (RTA), des dizaines de chauffeurs et autres employés, en grande majorité des immigrés indiens ou pakistanais, forment de longues files ordonnées pour recevoir une injection du vaccin d'AstraZeneca. 

« Nous sommes les personnes les plus exposées à la proximité avec les autres en raison du travail. Je dois me protéger davantage », explique Salah Mohammed Ossman, chauffeur de taxi. 

Dubaï, une des sept principautés qui forment les riches Emirats arabes unis, a récemment fait parler d'elle en ouvrant largement ses portes aux visiteurs internationaux pendant que nombreux pays renforçaient les restrictions face la propagation des variants. 

Le nombre de contaminations a connu un net rebond aux Emirats depuis janvier alors que le pays s'est lancé dans une campagne de vaccination tous azimuts utilisant plusieurs vaccins dont Pfizer-BioNtech, Sinopharm ou encore AstraZeneca. 

« Dans ce centre, notre objectif est de vacciner en une semaine environ 7 000 personnes », affirme Nada Jassem, responsable de la gestion des risques et de la sécurité à RTA. 

Selon elle, il s'agit de la troisième et ultime phase d'une campagne lancée fin décembre et qui a d'abord ciblé les employés prioritaires, âgés ou affectés par certaines maladies.  

RTA a déjà vacciné quelque 20 000 employés, a indiqué Nada Jassem, précisant que le but de la campagne est de « vacciner tous les employés des transports au niveau de l'émirat de Dubaï ainsi que leurs familles ». 

Selon le médecin Ali Hamadi présent sur place, Dubaï compte vacciner les employés des secteurs vitaux: « Nous sommes les premiers à en bénéficier et d'autres secteurs vitaux seront aussi concernés, tels que le secteur de l'éducation ou les secteurs pétrolier et gazier ». 

Hossam Al-Hadad, un employé du service client de RTA, attendait depuis longtemps cette vaccination, évoquant la « peur » de tous ses collègues « d'être contaminés ».  

« Donc se faire vacciner est nécessaire », confie-t-il. 

Avec plus de 4,4 millions de doses administrées aux Emirats, qui comptent près de 10 millions d'habitants, le pays présente l'un des meilleurs taux de vaccination au monde après Israël. 

Mais Dubaï a dû récemment serrer la vis face à une hausse des infections.  

Les Emirats ont enregistré plus de 329 000 cas depuis le début de la pandémie, dont 930 morts. 


Cour suprême saoudienne : aucune preuve de l'observation de la lune du Ramadan

Les Saoudiens utilisent un télescope pour surveiller la nouvelle lune du Ramadan alors que les astronomes et les érudits de l'Islam débattent de la date du début du mois sacré musulman du Ramadan. (Fichier / AFP)
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  • Suite à une réunion dimanche, correspondant à Shaban 29 selon le calendrier lunaire Umm Al-Qura, la Cour suprême a déclaré qu'elle n'avait reçu aucune preuve de l'observation du croissant de lune dans la soirée
  • La Cour suprême annonce qu'elle tiendra une autre session lundi soir et rendra une décision sur le jour du début du mois de jeûne musulman

RIYAD: Le comité saoudien d’observation de la lune a déclaré dimanche que le croissant de lune du mois de Ramadan ne pouvait pas être vu depuis les observatoires Tamir et Hawtat à Sudair, en raison des conditions météorologiques.

Suite à une réunion dimanche, correspondant à Shaban 29 selon le calendrier lunaire Umm Al-Qura, la Cour suprême a déclaré qu'elle n'avait reçu aucune preuve de l'observation du croissant de lune dans la soirée.

La Cour suprême annonce qu'elle tiendra une autre session lundi soir et rendra une décision sur le jour du début du mois de jeûne musulman.

Cet article est la traduction d’un article paru sur Arab News


Iran: nouvel accident, «terroriste», au centre nucléaire de Natanz

Image satellite fournie par Maxar Technologies le 28 janvier 2020, qui montre un aperçu de l'installation nucléaire iranienne de Natanz, au sud de la capitale Téhéran. (AFP)
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  • C'est dans cette même usine qu'avaient été mises en service la veille de nouvelles cascades de centrifugeuses interdites par l'accord sur le nucléaire iranien de 2015
  • Les médias iraniens n'ont diffusé aucune photo ni vidéo du centre de Natanz après ce sabotage pour lequel le communiqué de M. Saléhi, qui qualifie l'attaque de "futile", n'incrimine aucun groupe ni Etat directement

TEHERAN : Le complexe nucléaire de Natanz, dans le centre de l'Iran, a subi dimanche un nouvel "accident", qualifié d'acte de "terrorisme" par Téhéran, qui promet de poursuivre sur la voie d'un "développement éclatant" de l'énergie atomique.

L'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) a d'abord annoncé dans la matinée une "panne de courant" --vite qualifiée de suspecte par un député conservateur-- dans son usine d'enrichissement d'uranium du complexe Chahid Ahmadi-Rochan de Natanz, l'un des centres névralgiques du programme nucléaire de la République islamique.

C'est dans cette même usine qu'avaient été mises en service la veille de nouvelles cascades de centrifugeuses interdites par l'accord sur le nucléaire iranien de 2015.

Un communiqué du chef de l'OIEA Ali-Akbar Saléhi, diffusé par la télévision d'Etat, annonce en début de soirée que l'"accident" est en fait un acte de "terrorisme antinucléaire" mais sans fournir le moindre détail sur la nature exacte de cette attaque ni sur ses conséquences. 

Les médias iraniens n'ont diffusé aucune photo ni vidéo du centre de Natanz après ce sabotage pour lequel le communiqué de M. Saléhi, qui qualifie l'attaque de "futile", n'incrimine aucun groupe ni Etat directement.

Faisant référence aux discussions en cours à Vienne pour tenter de faire revenir les Etats-Unis dans l'accord international de 2015 sur le nucléaire iranien et de lever les sanctions imposées par Washington contre Téhéran depuis que les Etats-Unis sont sortis de ce pacte en 2018, M. Saléhi estime que l'action contre Natanz "reflète (...) l'échec des opposants (à ces) négociations".

Selon lui, elle relève aussi de "la défaite des opposants (à un) développement éclatant de l'industrie nucléaire" en Iran qui, promet-il, continuera de "poursuivre sérieusement (son) expansion" dans ce domaine.

Plus tôt, le porte-parole de l'OIEA avait déclaré à la télévision d'Etat qu'un "accident" d'origine inconnue "dans une partie du circuit électrique de l'usine d'enrichissement à Chahid-Ahmadi-Rochan" avait provoqué "une panne de courant". 

"Heureusement, nous n'avons eu ni mort, ni blessé, ni pollution. Il n'y a pas de problèmes particuliers", avait-il ajouté.

Rapidement, le député Malek Chariati, porte-parole de la Commission parlementaire de l'énergie, avait évoqué sur Twitter un incident "très suspect de sabotage ou d'infiltration".

"Cyber-opération israélienne" 

"On estime que le défaut dans le circuit électrique de Natanz (est) le résultat d'une cyber-opération israélienne", a tweeté Amichai Stein, un journaliste de la radiotélévision publique israélienne.

Début juillet 2020, une usine d'assemblage de centrifugeuses perfectionnées à Natanz avait été gravement endommagée par une mystérieuse explosion. Les autorités ont conclu à un "sabotage" d'origine "terroriste" mais n'ont pas encore fait connaître les résultats de leur enquête.

L'agence officielle Irna avait alors mis en garde Israël et les Etats-Unis contre toute action hostile. 

Le président Hassan Rohani a inauguré à distance samedi la nouvelle usine d'assemblage de centrifugeuses de Natanz, en même temps qu'il donnait l'ordre de mettre en service ou de tester trois nouvelles cascades de centrifugeuses.

Ces nouvelles centrifugeuses offrent à l'Iran la possibilité d'enrichir plus vite et en plus grande quantité de l'uranium, dans des volumes et à un degré de raffinement interdits par l'accord conclu en 2015 à Vienne entre la République islamique et la communauté internationale.

Les Etats-Unis ont dénoncé cet accord unilatéralement en 2018, sous la présidence de Donald Trump, rétablissant dans la foulée les sanctions américaines qui avaient été levées en vertu de ce pacte.

Discussions à Vienne 

En riposte, l'Iran s'est affranchi depuis 2019 de la plupart des engagements clés pris à Vienne pour restreindre ses activités nucléaires.

Téhéran a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique et M. Rohani a répété samedi que toutes les activités nucléaires de son pays étaient purement "pacifiques".

Mais le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui voit dans la République islamique une menace existentielle contre son pays, accuse Téhéran de chercher à se doter en secret de l'arme atomique.

"Un accord avec l'Iran qui ouvrirait la voie aux armes nucléaires (...) ne serait d'aucune façon contraignant pour nous", a affirmé mercredi M. Netanyahu à propos des discussions de Vienne.

Le Premier ministre israélien est un ennemi de la première heure de l'accord de Vienne, dont il a toujours affirmé qu'il n'offrait pas de garanties de sécurité suffisantes pour Israël, où le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin est arrivé dimanche pour discuter du dossier nucléaire iranien.

Un éminent physicien nucléaire iranien et vice-ministre de la Défense, Mohsen Fakhrizadeh, a été assassiné mi-novembre près de Téhéran. L'Iran a attribué cette attaque à Israël.


Téhéran appelle Séoul à libérer ses fonds gélés par les sanctions américaines

Le premier vice-président iranien Eshaq Jahanguiri, le 16 mai 2017 (Photo, AFP)
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  • «Nous appelons le gouvernement coréen à libérer les ressources financières de l'Iran dans les plus brefs délais», a déclaré le premier vice-président iranien Eshaq Jahanguiri
  • L'Iran était l'un des principaux fournisseurs de pétrole de la Corée du Sud jusqu'à ce que Séoul cesse ses achats en 2018 après la décision des Etats-Unis de sortir de l'accord international sur le nucléaire iranien

TÉHÉRAN: Le premier vice-président iranien Eshaq Jahanguiri a exigé dimanche que Séoul débloque des fonds iraniens de plusieurs milliards d'euros gelés en raison des sanctions américaines en accueillant à Téhéran le Premier ministre sud-coréen Chung Sye-kyun. 

« Nous appelons le gouvernement coréen à libérer les ressources financières de l'Iran dans les plus brefs délais », a déclaré M. Jahanguiri, dans une conférence de presse commune avec M. Chung. 

La visite de M. Chung survient après que l'Iran a libéré vendredi un pétrolier battant pavillon sud-coréen saisi en janvier par les forces iraniennes alors que Téhéran pressait Séoul de débloquer plusieurs milliards d'euros gelés en raison des sanctions américaines. 

Téhéran avait accusé Séoul de retenir « en otage » sept milliards de dollars de fonds (5,7 milliards d'euros) appartenant à l'Iran, mais a nié à plusieurs reprises que l'arraisonnement du pétrolier soit liée à cette question. 

L'Iran était l'un des principaux fournisseurs de pétrole de la Corée du Sud jusqu'à ce que Séoul cesse ses achats en 2018 après la décision des Etats-Unis, sous la présidence de Donald Trump, de sortir de l'accord international sur le nucléaire iranien. 

La visite du Premier ministre sud-coréen intervient également au moment où des discussions ont lieu à Vienne entre Téhéran et les autres Etats parties à l'accord international sur le nucléaire iranien de 2015 (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) pour tenter de réintégrer les Etats-Unis à ce pacte et de lever les sanctions imposées depuis 2018 par Washington contre la République islamique.