LONDRES: Les États-Unis continueront d’aider l’Arabie saoudite à se défendre «de manière plus performante et plus efficace» contre la menace iranienne commune, a assuré lundi le chef militaire de Washington dans la région.
Le général Frank McKenzie, chef du commandement central des États-Unis (Centcom), affirme que rien n’a été dit ou fait par la nouvelle administration de Joe Biden qui empêcherait les États-Unis de travailler avec le Royaume contre les activités déstabilisatrices de Téhéran.
«Notre objectif principal sera de l’aider (l’Arabie saoudite) à se défendre de manière plus performante et plus efficace», a indiqué le général McKenzie à l’Institut du Moyen-Orient. «Une menace commune nous guette, et cette menace commune c’est l’Iran» insiste-t-il.
La semaine dernière, Biden a déclaré que les États-Unis continueraient à aider l’Arabie saoudite à défendre son territoire et son peuple des attaques iraniennes menées par leurs groupes alliés, tels que la milice houthie au Yémen.
«Au cours des dernières semaines, plusieurs attaques ont été lancées depuis le Yémen contre l’Arabie saoudite», rappelle le général McKenzie, et il ajoute : «Nous aiderons les Saoudiens à se défendre contre ces attaques en leur fournissant des renseignements dès que nous pouvons».
Dans son exposé de la position militaire des États-Unis au Moyen-Orient et en Afghanistan, le général McKenzie mentionne une attaque de drones et de missiles sur les installations pétrolières d’Arabie saoudite en septembre 2019 qui a ébranlé les marchés mondiaux de l'énergie. Cette attaque est largement attribuée à l’Iran.
Selon lui, la menace d’une attaque similaire demeure «bien réelle».
«Tout ce que nous pouvons faire pour aider les Saoudiens à se défendre mieux et de manière plus efficace contre cette attaque est bon pour eux, et pour nous aussi», a souligné le général McKenzie.
Sous la présidence de Donald Trump, les États-Unis ont mené une campagne de «pression maximale» contre l’Iran après leur retrait de l’accord sur le nucléaire de 2015.
Son administration a imposé des sanctions punitives et envoyé des ressources militaires dans le Golfe afin de dissuader l’Iran d’intensifier sa politique étrangère agressive dans la région. En janvier 2020, les États-Unis ont assassiné la plus puissante figure militaire du régime, Qassem Soleimani, dans un raid aérien à l’aéroport de Bagdad.
Alors que les tensions entre les États-Unis et l’Iran restent élevées dans le Golfe arabique, le général McKenzie indique que la position de Washington dans la région a envoyé un message «clairement reçu par le régime iranien».
«Je pense que notre présence dans la région, essentiellement de nature défensive, nous a amené à une période de dissuasion contestée avec l’Iran», a-t-il indiqué. «Cette présence envoie un signal clair et sans ambiguïté de notre capacité et de notre volonté».
Lors de l’évènement en ligne, auquel a participé l’ancien ambassadeur des États-Unis au Yémen Gerald Feierstein, le général McKenzie a affirmé que l’Iran reste le plus grand facteur d’instabilité au Moyen-Orient.
Il a évoqué l’influence du Yémen et de l’Iran en Syrie et en Irak, que Téhéran utilise, selon lui, comme un champ de bataille par procuration.
Il a salué la décision prise le mois dernier par l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Bahreïn de rétablir les liens avec le Qatar, en disant qu’un CCG uni aidait les États-Unis sur le plan militaire.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com









