Le Centcom réaffirme le soutien américain à Riyad contre la menace iranienne

Le général Franck McKenzie a déclaré que l’Iran reste le facteur majeur de déstabilisation au Moyen-Orient (Photo, AFP).
Le général Franck McKenzie a déclaré que l’Iran reste le facteur majeur de déstabilisation au Moyen-Orient (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 09 février 2021

Le Centcom réaffirme le soutien américain à Riyad contre la menace iranienne

  • D’après le chef du commandement central des États-Unis, le général Frank McKenzie, les États-Unis ont atteint une période de dissuasion contestée avec l’Iran
  • L’Arabie saoudite et les États-Unis partagent la menace commune de l’Iran, mentionne-t-il

LONDRES: Les États-Unis continueront d’aider l’Arabie saoudite à se défendre «de manière plus performante et plus efficace» contre la menace iranienne commune, a assuré lundi le chef militaire de Washington dans la région.

Le général Frank McKenzie, chef du commandement central des États-Unis (Centcom), affirme que rien n’a été dit ou fait par la nouvelle administration de Joe Biden qui empêcherait les États-Unis de travailler avec le Royaume contre les activités déstabilisatrices de Téhéran.

«Notre objectif principal sera de l’aider (l’Arabie saoudite) à se défendre de manière plus performante et plus efficace», a indiqué le général McKenzie à l’Institut du Moyen-Orient. «Une menace commune nous guette, et cette menace commune c’est l’Iran» insiste-t-il.

La semaine dernière, Biden a déclaré que les États-Unis continueraient à aider l’Arabie saoudite à défendre son territoire et son peuple des attaques iraniennes menées par leurs groupes alliés, tels que la milice houthie au Yémen.

«Au cours des dernières semaines, plusieurs attaques ont été lancées depuis le Yémen contre l’Arabie saoudite», rappelle le général McKenzie, et il ajoute : «Nous aiderons les Saoudiens à se défendre contre ces attaques en leur fournissant des renseignements dès que nous pouvons».

Dans son exposé de la position militaire des États-Unis au Moyen-Orient et en Afghanistan, le général McKenzie mentionne une attaque de drones et de missiles sur les installations pétrolières d’Arabie saoudite en septembre 2019 qui a ébranlé les marchés mondiaux de l'énergie. Cette attaque est largement attribuée à l’Iran.

Selon lui, la menace d’une attaque similaire demeure «bien réelle».

«Tout ce que nous pouvons faire pour aider les Saoudiens à se défendre mieux et de manière plus efficace contre cette attaque est bon pour eux, et pour nous aussi», a souligné le général McKenzie.

Sous la présidence de Donald Trump, les États-Unis ont mené une campagne de «pression maximale» contre l’Iran après leur retrait de l’accord sur le nucléaire de 2015.

Son administration a imposé des sanctions punitives et envoyé des ressources militaires dans le Golfe afin de dissuader l’Iran d’intensifier sa politique étrangère agressive dans la région. En janvier 2020, les États-Unis ont assassiné la plus puissante figure militaire du régime, Qassem Soleimani, dans un raid aérien à l’aéroport de Bagdad.

Alors que les tensions entre les États-Unis et l’Iran restent élevées dans le Golfe arabique, le général McKenzie indique que la position de Washington dans la région a envoyé un message «clairement reçu par le régime iranien».

«Je pense que notre présence dans la région, essentiellement de nature défensive, nous a amené à une période de dissuasion contestée avec l’Iran», a-t-il indiqué. «Cette présence envoie un signal clair et sans ambiguïté de notre capacité et de notre volonté».

Lors de l’évènement en ligne, auquel a participé l’ancien ambassadeur des États-Unis au Yémen Gerald Feierstein, le général McKenzie a affirmé que l’Iran reste le plus grand facteur d’instabilité au Moyen-Orient.

Il a évoqué l’influence du Yémen et de l’Iran en Syrie et en Irak, que Téhéran utilise, selon lui, comme un champ de bataille par procuration.

Il a salué la décision prise le mois dernier par l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Bahreïn de rétablir les liens avec le Qatar, en disant qu’un CCG uni aidait les États-Unis sur le plan militaire.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Turquie espère «réduire les tensions» au Moyen-Orient lors d'un forum

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP. (AFP)
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  • Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement
  • Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

ANTALYA: La Turquie organise à partir de vendredi un vaste forum diplomatique qui accueillera notamment le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, au moment où Islamabad intensifie ses efforts pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Les représentants de plus de 150 pays sont attendus au Forum d'Antalya, station balnéaire du sud de la Turquie, dont plus de 20 chefs d'Etat et de gouvernement. Parmi eux figurent le président syrien Ahmad al-Chareh et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Une réunion entre les chefs de la diplomatie de la Turquie, de l'Egypte, du Pakistan et de l'Arabie Saoudite pour "des discussions sur le développement de solutions régionales aux problèmes régionaux, notamment à propos du conflit entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran" est prévue vendredi soir en marge du forum, selon une source du ministère turc des Affaires étrangères.

Le forum annuel d'Antalya intervient alors que le Pakistan multiplie ses efforts de médiation en vue d'une nouvelle série de pourparlers entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre lancée le 28 mars par les Etats-Unis et Israël.

Le chef d'état-major de l'armée pakistanaise a rencontré jeudi à Téhéran des négociateurs de haut niveau et M. Sharif, arrivé jeudi à Antalya, s'est entretenu cette semaine avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et l'émir du Qatar Tamim ben Hamad al-Thani dans le cadre d'une tournée régionale.

De premiers pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis au Pakistan se sont soldés par un échec dimanche sans toutefois conduire à une rupture du cessez-le-feu de deux semaines mis en place le 8 avril.

La Turquie veut également contribuer au processus de stabilisation.

"Nous déployons les efforts nécessaires pour réduire les tensions, prolonger le cessez-le-feu et poursuivre les négociations", a déclaré son président, Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours cette semaine devant le groupe parlementaire de son parti, l'AKP.

"On ne peut pas négocier les poings serrés. Il ne faut pas laisser les armes parler à la place des mots. Il faut exploiter pleinement la fenêtre d'opportunité ouverte par le cessez-le-feu", a-t-il ajouté.

Réouverture d'Ormuz 

M. Erdogan prendra la parole lors du forum, qui se tiendra pendant trois jours, et rencontrera M. Sharif en marge de celui-ci.

La guerre et le blocus du détroit d'Ormuz, voie de passage stratégique, devraient être au cœur des discussions. La date et l'heure de cette rencontre n'ont pas encore été communiquées.

La Maison Blanche a déclaré que de nouvelles discussions avec l'Iran se tiendraient "très probablement" à Islamabad, où le vice-président JD Vance a dirigé la délégation américaine lors du premier cycle de négociations.

"Nous continuerons à apporter tout le soutien possible pour faire en sorte que le cessez-le-feu temporaire en cours devienne permanent", a déclaré jeudi une source du ministère turc de la Défense.

"Nous espérons que cette guerre, dont les effets se font de plus en plus sentir non seulement au niveau régional mais aussi mondial, prendra fin au plus vite et que les parties agiront de manière constructive dans le processus de négociation en cours", a déclaré la source.

Critique virulente d'Israël, la Turquie s'est jointe aux efforts diplomatiques du Pakistan et de l'Egypte pour contribuer à l'instauration d'un cessez-le-feu, tant en Iran qu'au Liban.

Le ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a par ailleurs demandé lundi une réouverture "dès que possible" du détroit d'Ormuz et le rétablissement de son statut de "zone de libre passage international".

Parallèlement, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britanniques Keir Starmer et italienne Giorgia Meloni se réunissent vendredi à Paris pour discuter de la mise en place d'une mission de sécurisation de la navigation dans le détroit d'Ormuz. Une trentaine de participants d'autres pays se joindront à eux en visioconférence.

 


Entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump. (AFP)
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  • La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi)
  • Celle-ci a été annoncée par le président américain Donald Trump.

BEYROUTH: Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi matin, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump.

La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi), après un mois et demi de conflit entre Israël et le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. Ce dernier a rejoint début mars la guerre au Moyen-Orient en lançant des roquettes contre le territoire israélien, en solidarité avec l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.

 

 


Le Liban accuse Israël de violer le cessez-le-feu tout juste entré en vigueur

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  • Cette trêve, qui suit celle conclue pour deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran, a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi)
  • Elle intervient après un mois et demi de conflit entre Israël et le groupe chiite libanais Hezbollah, financé et armé par Téhéran

BEYROUTH: Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur vendredi après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump, l'armée libanaise dénonçant aussitôt des violations de la part d'Israël dans le sud du pays.

Cette trêve, qui suit celle conclue pour deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran, a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi). Elle intervient après un mois et demi de conflit entre Israël et le groupe chiite libanais Hezbollah, financé et armé par Téhéran. De nombreux tirs de célébration ont retenti dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement, selon des journalistes de l'AFP.

Des images de l'AFPTV ont montré des personnes retournant dans la banlieue sud de la capitale libanaise, particulièrement ciblée ces dernières semaines, certaines agitant le drapeau jaune du Hezbollah ou portant des portraits de son ancien chef, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Nous sommes fatigués de la guerre et nous voulons la sécurité et la paix", a dit à l'AFP à Beyrouth Jamal Chehab, une femme au foyer de 61 ans, saluant l'accord de trêve.

Mais quelques heures plus tard, l'armée libanaise a évoqué "un certain nombre de violations de l'accord, plusieurs actes d'agression israéliens ayant été recensés, sans compter les bombardements sporadiques qui ont touché plusieurs villages". Elle a appelé les personnes déplacées par les combats à s'abstenir de retourner immédiatement dans le sud du Liban.

L'armée israélienne a averti qu'elle maintenait son déploiement terrestre dans cette région, et a demandé à la population de ne pas revenir sur la rive sud du fleuve Litani.

Malgré ces mises en garde, des journalistes de l'AFP ont vu des embouteillages monstres se former au nord du Litani, motocyclistes et automobilistes patientant pendant des heures pour pouvoir franchir le dernier pont, lourdement endommagé par un bombardement israélien, reliant le sud du Liban au reste du pays.

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir "bombardé un rassemblement de soldats israéliens près de la ville de Khiam", dans le sud-est du Liban, "en réponse à la violation du cessez-le-feu par l'armée d'occupation".

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a rapporté des bombardements contre cette localité et le village voisin de Debbine, ainsi que d'"intenses activités de drones" dans la même région.

Donald Trump a annoncé jeudi qu'Israël et le Liban s'étaient mis d'accord sur un cessez-le-feu de dix jours, ajoutant qu'il s'efforçait d'organiser la toute première rencontre à la Maison Blanche entre le président du Liban Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.