L'engagement américain envers l'Arabie saoudite, «clair et inébranlable»

La chargée d’affaires américaine Martina Strong s’exprime lors d’un entretien avec Arab News à Riyad. (Photo fournie)
La chargée d’affaires américaine Martina Strong s’exprime lors d’un entretien avec Arab News à Riyad. (Photo fournie)
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Publié le Lundi 08 février 2021

L'engagement américain envers l'Arabie saoudite, «clair et inébranlable»

  • Strong s’est dite impatiente de collaborer avec les dirigeants saoudiens afin de «s’attaquer à ces poches d'instabilité et ces menaces»
  • Plus de 400 missiles en provenance des Houthis, une milice satellite de l'Iran, ont été lancés vers l'Arabie saoudite au cours des dernières années

RIYAD: L’engagement des États-Unis envers l’Arabie saoudite reste clair et inébranlable, a déclaré la chargée d’affaires, Martina Strong.

«Notre engagement envers l'Arabie saoudite reste inébranlable et reste clair, comme il l’est depuis des décennies», affirme la diplomate à Arab News. «Nous sommes très conscients des menaces qui guettent l'Arabie saoudite. Et pas uniquement l'Arabie saoudite, plusieurs pays de la région, également membres du Conseil de coopération du Golfe, vivent aussi des situations de sécurité défaillante».

Les observations de Strong coïncident avec le lancement d’un nouveau missile balistique vers le Royaume.

Plus de 400 missiles en provenance des Houthis, une milice satellite de l'Iran, ont été lancés vers l'Arabie saoudite au cours des dernières années.

Strong s’est dite impatiente de collaborer avec les dirigeants saoudiens afin de «s’attaquer à ces poches d'instabilité et ces menaces», et pour continuer de travailler conjointement et assurer «la prospérité et la sécurité de nos citoyens».

Plus de 70 000 Américains vivent et travaillent en Arabie saoudite. La diplomate s’est longuement attardée sur le sujet des ressortissants américains qui ont élu domicile au Royaume. «Je veux m'assurer, tout comme vos dirigeants d’ailleurs, que nos citoyens soient en sécurité» dit-elle.

Strong réitère que le président Joe Biden a signifié «très clairement» que les États-Unis restent attachés au partenariat de sécurité traditionnel qui les unit avec l'Arabie saoudite depuis des décennies.

«C’est l’essentiel ici, et ça va au-delà de nos liens de sécurité et de coopération qui ne datent pas d’hier. Nous consultons avec l'Arabie saoudite au sujet des situations que vous avez mentionnées, comme notre rôle au Yémen que nous espérons voir déboucher sur un règlement politique et une stabilité au sud (du Royaume).

Dimanche, Biden a annoncé la nomination d’un nouvel Envoyé spécial pour le Yémen, Timothy Lenderking, un poste autrefois occupé par Strong à Riyad.

FAITS MARQUANTS

Martina Strong a fait ces observations le jour où un autre missile balistique a été lancé vers le Royaume. Plus de 400 missiles balistiques ont été lancés par la milice houthie, soutenue par l'Iran, vers l'Arabie saoudite au cours des dernières années.

«Je suis très heureuse de le voir dans ce rôle, mais aussi de le voir diriger cet effort renouvelé», a-t-elle déclaré. «Ce conflit revêt tellement d’importance, c'est l'un des domaines que le président a spécifiquement mentionné dans son discours (de politique étrangère). Nous espérons certainement, avec nos partenaires saoudiens, une résolution très rapide et rapide du conflit. J'espère aussi que ça se fera dans les mois à venir, afin que nous n'ayons pas à subir longtemps l’attente».

Le diplomate a ajouté que travailler avec l'Arabie saoudite rendrait la région stable, le Royaume plus sûr et les États-Unis «certainement» plus en sécurité. «Je souligne toujours à cet égard notre coopération antiterroriste qui, je le répète, est absolument essentielle, à la fois pour nos pays et pour la région» se réjouit-elle.

Strong estime que la crise de la Covid-19 n’a pas freiné les affaires entre les deux pays en termes de coopération économique. «Malgré la pandémie et la récession économique dans le Royaume, aux États-Unis et dans le monde, l'intérêt des entreprises américaines n'a pas réellement diminué, bien au contraire».

Elle explique que les entreprises américaines sont toujours à l’affût de pays comme le Royaume qui se réforment, et qui essaient de rendre l'environnement des affaires plus transparent et plus accessibles. «Elles (les entreprises américaines) nous contactent et demandent ce qui se passe en Arabie saoudite, à quoi ressemble la situation économique» précise Strong.

En guise d’exemple de la coopération économique en cours, la responsable révèle qu’un nombre d’événements de sensibilisation sont planifiés avec l’ambassadrice d’Arabie saoudite aux États-Unis, la princesse Rima bent Bandar.

«Nous avons dû les muter en événements virtuels», a déclaré Strong. «Je crois que cet intérêt soutenu vient de l'expérience positive vécue ici par nos entreprises au fil des décennies de notre partenariat. Mais il vient aussi, comme je l'ai dit, de cette nouvelle énergie et de la créativité compris dans Vision 2030», estime-t-elle.

Strong, qui a participé à la Future Investment Initiative il y a deux semaines, décrit le forum comme «une excellente occasion» de lire dans les pensées des dirigeants réunis par l'événement.

«FII a mis en lumière quelques-uns des domaines clés où s’activent les entreprises américaines en Arabie saoudite. Je pense que cette renaissance et ce renouveau sont si cruciaux à présent pour nous tous, alors que nous nous tournons, espérons-le, vers une fin imminente de la pandémie».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


L'Iran jure de continuer à riposter aux frappes américaines

Cette capture d'écran, réalisée le 23 juillet 2026 à partir d'une séquence vidéo diffusée par le Commandement central américain (CENTCOM) le 22 juillet 2026, montre les forces américaines en train de lancer ce que l'armée qualifie de frappes de précision contre l'Iran pour la douzième nuit consécutive. (AFP)
Cette capture d'écran, réalisée le 23 juillet 2026 à partir d'une séquence vidéo diffusée par le Commandement central américain (CENTCOM) le 22 juillet 2026, montre les forces américaines en train de lancer ce que l'armée qualifie de frappes de précision contre l'Iran pour la douzième nuit consécutive. (AFP)
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  • Après une douzième nuit consécutive d'hostilités, l'armée iranienne a juré qu'elle poursuivrait ses "représailles", "tant que les attaques américaines contre les infrastructures et les zones côtières du pays perdureront"
  • Téhéran continuera "à payer un prix très lourd", a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, en marge de l'Asean à Manille, affirmant que l'Iran n'était "clairement pas prêt à passer un accord"

TEHERAN: L'Iran a juré jeudi de poursuivre ses représailles contre l'ennemi américain tant qu'il serait attaqué, tandis que ses alliés houthis yéménites ont ouvert un deuxième front dans la guerre régionale en revendiquant des attaques en mer Rouge contre deux pétroliers saoudiens.

Les affrontements entre Téhéran et Washington, qui ont repris le 7 juillet, font craindre un blocage durable des exportations d'hydrocarbures alors que le détroit d'Ormuz est verrouillé par l'Iran et que les rebelles yéménites ont annoncé un blocus de la flotte d'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut.

Avec pour conséquence une flambée des cours du pétrole: vers 06H15 GMT, le Brent, référence internationale, se rapprochait des 100 dollars à 96,31 dollars le baril (+2,38%), loin de l'accalmie qui avait suivi la signature d'un protocole d'accord irano-américain mi-juin.

Après une douzième nuit consécutive d'hostilités, l'armée iranienne a juré qu'elle poursuivrait ses "représailles", "tant que les attaques américaines contre les infrastructures et les zones côtières du pays perdureront".

Téhéran continuera "à payer un prix très lourd", a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, en marge de l'Asean à Manille, affirmant que l'Iran n'était "clairement pas prêt à passer un accord".

Téhéran a dit avoir notamment frappé, au Koweït, des dépôts de munitions et des réservoirs de carburant, et en Jordanie, un radar américain du système antimissile THAAD et un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques.

L'armée jordanienne a fait état de dix missiles et drones tirés vers le royaume ces 24H, dont neuf interceptés, et l'armée du Koweït a annoncé dans la nuit répondre à des attaques de "drones hostiles".

Voies maritimes paralysées 

Côté américain, l'armée a dit avoir visé des cibles militaires iraniennes, pour "réduire davantage la capacité de l'Iran à menacer les marins civils et les navires commerciaux" transitant dans le détroit d'Ormuz, au coeur des tensions.

Des médias iraniens ont rapporté des frappes à deux reprises sur Bouchehr, ville où se trouve la seule centrale nucléaire en fonctionnement, et à Chalamcheh, à proximité d'un poste-frontière avec l'Irak, où deux personnes ont été tuées.

D'autres bombardements ont été signalés à Ahvaz, près du Golfe et sur la ville de Konarak, non loin du port de Chabahar sur le golfe d'Oman, ainsi que des explosions à Sirik, près du détroit d'Ormuz.

La discorde irano-américaine sur cette voie stratégique, par laquelle transitait d'ordinaire un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures, a déclenché la reprise des hostilités le 7 juillet.

La République islamique veut y instaurer des frais de passage et n'autorise qu'un itinéraire, le long de ses côtes, menaçant de s'en prendre à tout navire contrevenant.

Les Gardiens de la Révolution, son armée idéologique, ont affirmé jeudi avoir stoppé trois pétroliers qui tentaient de le franchir.

En réaction, les Etats-Unis imposent un blocus maritime à l'Iran. Le Commandement pour le Moyen-Orient (Centcom) a précisé que ses forces "ont dérouté neuf navires commerciaux et en a immobilisé un", pour les empêcher "d'entrer dans ou de quitter les ports iraniens".

De l'autre côté de la péninsule arabique, en mer Rouge, les rebelles yéménites houthis, soutenus par l'Iran, ont revendiqué "une opération militaire" contre "deux pétroliers saoudiens qui ont violé le blocus", identifiés comme l'Encelia et le Layla.

Après avoir lundi annoncé cette mesure, ils avaient menacé de viser les navires tentant de se frayer un passage.

Une source officielle saoudienne a confirmé que l'Encelia, "appartenant à une société saoudienne", avait été "pris pour cible", provoquant un incendie, selon l'agence officielle SPA.

Coût exorbitant 

En ciblant l'Arabie saoudite, les Houthis "ont l'air de s'être laissés entraîner", a estimé M. Rubio, jugeant qu'ils "s'étaient fait avoir par les Iraniens".

Selon des données analysées par l'AFP, au moins neuf bateaux ont fait demi-tour en mer Rouge ou dans les environs du détroit de Bab el-Mandeb, à l'extrême sud du Yémen, depuis la menace houthie.

La guerre a un prix, estimé par la Défense américaine jusqu'à présent à 37,5 milliards de dollars. Mercredi, la Chambre des représentants a approuvé un cadre budgétaire de 95 milliards de dollars, qui se dirige désormais vers le Sénat, et est  prévu en grande partie pour le Pentagone afin de financer le conflit.

Aucun signe d'apaisement n'apparaît, mais le Pakistan, pays médiateur, veut rester optimiste. "Nous n'avions pas perdu espoir même durant les heures les plus sombres. Nous ne sommes pas découragés", a déclaré le porte-parole de la diplomatie.

Sur le front yéménite, où une trêve négociée en 2022 entre les rebelles et le gouvernement soutenu par Ryad, était toujours active malgré son expiration, le sultanat d'Oman a dit vouloir oeuvrer pour reprendre des discussions en vue d'une désescalade.


Iran: les Gardiens de la Révolution disent avoir détruit en Jordanie des équipements militaires américains

La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
La forteresse d'Aqaba s'illumine en rouge pour célébrer la semaine de l'inclusion en Jordanie, à Amman, le 20 juillet 2026. (Photo : George SAIF / Special Olympics / FACTSTORY)
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  • Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD
  • Les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD, en représailles aux frappes des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques, ainsi que de l'incendie d'un hangar présenté comme servant à la maintenance d'hélicoptères.

 

 


L'armée iranienne revendique des frappes au Koweït contre des sites militaires américains

L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis. (AFP)
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  • L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis
  • Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha, les réservoirs de carburant de la base Ali al-Salem, ainsi que le dépôt de munitions du camp Arifjan", tous situés au Koweït.