Algérie: un foyer de grippe aviaire détecté, 2 000 animaux abattus

Des oiseaux migrateurs seraient à l’origine de la résurgence de la grippe aviaire dans le pays (Photo, AFP).
Des oiseaux migrateurs seraient à l’origine de la résurgence de la grippe aviaire dans le pays (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Mercredi 10 février 2021

Algérie: un foyer de grippe aviaire détecté, 2 000 animaux abattus

  • Des spécialistes ont fait savoir que des oiseaux migrateurs étaient à l'origine de ce foyer à Ain Fakroune, dans la wilaya (préfecture) d'Oum El Bouaghi
  • Cette souche est mortelle pour les oiseaux mais aucun cas de transmission à l'homme n'a été rapporté

ALGER: Les autorités algériennes ont indiqué mardi que la souche H5N8 de la grippe aviaire avait été détectée dans l'est du pays, annonçant des mesures pour éviter sa propagation dont l'abattage de 2 000 oiseaux.

Selon le ministre de l'Agriculture Abdelhamid Hamdani, cité par l'agence APS, des spécialistes ont fait savoir que des oiseaux migrateurs étaient à l'origine de ce foyer à Ain Fakroune, dans la wilaya (préfecture) d'Oum El Bouaghi.

Les services vétérinaires et la Direction générale des forêts ont mis en place un système de surveillance dans le pays, qui restera en vigueur jusqu’à la remontée des oiseaux migrateurs vers les pays du Nord.

Quelque 2 000 oiseaux ayant contracté le virus ont été abattus, a précisé Hamdani. 

Cette souche est mortelle pour les oiseaux mais aucun cas de transmission à l'homme n'a été rapporté.

Selon Mouloud Boudjerda, directeur des services agricoles de la commune concernée, 51 000 volailles issues d'un élevage privé ont été décimées par la grippe entre les 17 et 21 janvier. 

« Une grande opération de désinfection a été effectuée et le foyer de la maladie est considéré comme éteint. Une prospection des élevages des alentours de l’exploitation touchée n’a révélé aucun autre foyer », a dit le ministère de l'Agriculture dans un communiqué.

« Néanmoins, une instruction a été transmise à l’ensemble des inspections vétérinaires des 48 préfectures du pays afin de continuer les prospections en vue de rechercher d’éventuels symptômes de la maladie », selon le texte. 

Le virus de la grippe aviaire sévit actuellement dans plusieurs pays européens, dont la France, où des millions d'animaux ont été abattus pour arrêter sa progression.


Liban: la marine intercepte 11 migrants

Le Liban, qui se situe à quelque 160 kilomètres des côtes de Chypre, accueille plus d'un million de réfugiés syriens ayant fui la guerre dans leur pays.(Image d'illustration/AFP)
Le Liban, qui se situe à quelque 160 kilomètres des côtes de Chypre, accueille plus d'un million de réfugiés syriens ayant fui la guerre dans leur pays.(Image d'illustration/AFP)
Short Url
  • Les départs de ce genre se sont multipliés ces derniers mois, souvent à destination de l'île de Chypre, de nombreux migrants n'hésitant pas à entreprendre la coûteuse mais périlleuse traversée en mer pour fuir un Liban
  • Début mai, l'armée libanaise avait empêché une tentative similaire en interceptant près de Tripoli une embarcation transportant 60 personnes, dont 59 Syriens

BEYROUTH : L'armée libanaise a annoncé dimanche avoir empêché une nouvelle traversée clandestine en Méditerranée en interceptant une embarcation transportant 11 personnes, majoritairement des Syriens.

Les départs de ce genre se sont multipliés ces derniers mois, souvent à destination de l'île de Chypre, de nombreux migrants n'hésitant pas à entreprendre la coûteuse mais périlleuse traversée en mer pour fuir un Liban en plein effondrement économique.

Dimanche, une unité de la marine libanaise a intercepté "une embarcation repérée à 5,5 miles nautiques au large de la côte de Tripoli", grande ville du nord du Liban, a indiqué l'armée dans un communiqué.

A bord du navire se trouvaient "10 personnes de nationalité syrienne et un Libanais", précise l'armée.

Début mai, l'armée libanaise avait empêché une tentative similaire en interceptant près de Tripoli une embarcation transportant 60 personnes, dont 59 Syriens.

Le Liban, qui se situe à quelque 160 kilomètres des côtes de Chypre, accueille plus d'un million de réfugiés syriens ayant fui la guerre dans leur pays.

Fin mai, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a tiré la sonnette d'alarme sur la "vulnérabilité" exacerbée de milliers de travailleurs immigrés au Liban, pointant du doigt un chômage massif et l'insécurité alimentaire.


Les leaders sunnites du Liban renouvellent leur soutien à Hariri

Au cours de la réunion, présidée par le Grand Mufti, Cheikh Abdel Latif Deriane, Saad Hariri a évoqué les obstacles à la formation du gouvernement. (Photo fournie)
Au cours de la réunion, présidée par le Grand Mufti, Cheikh Abdel Latif Deriane, Saad Hariri a évoqué les obstacles à la formation du gouvernement. (Photo fournie)
Short Url
  • La réunion du Conseil suprême de la charia islamique a mis en garde contre une «crise suffocante» à laquelle le pays est confronté
  • Il a été rapporté plus tôt que Hariri pourrait annoncer lors de la réunion qu'il se retirait de la tâche de former un nouveau gouvernement

BEYROUTH : Le Conseil suprême de la charia islamique, qui représente la communauté sunnite et ses leaders au Liban, a renouvelé son soutien à Saad Hariri, le Premier ministre désigné, au milieu d'un différend croissant sur l'échec de la formation d'un gouvernement dans le pays.

Après une longue réunion samedi, à laquelle Hariri a participé, le Conseil a averti que «toute recherche de nouvelles définitions concernant la Constitution ou l'accord de Taëf n'est acceptable sous aucun prétexte».

Il a été rapporté plus tôt que Hariri pourrait annoncer lors de la réunion qu'il se retirait de la tâche de former un nouveau gouvernement qui lui avait été confiée par le parlement en octobre dernier.

Ni l'initiative française ni la médiation du président du Parlement Nabih Berri n'ont jusqu'à présent pas permis de former un gouvernement en raison d'une intensification du différend entre Hariri et le président Michel Aoun, ainsi que son équipe politique représentée par son gendre Gebran Bassil, chef du Mouvement Patriotique Libre.

La réunion, qui s'est tenue à Dar Al-Fatwa et à laquelle ont participé d'anciens Premiers ministres, a signalé que la responsabilité du retard dans la formation du gouvernement incombe à ceux «qui essaient d'inventer des moyens et des méthodes qui annulent le contenu du document de l’accord national, qui bénéficie du consensus de tous les leaders libanais soucieux de l'indépendance, de l'unité, de la souveraineté et du panarabisme du Liban».

Au cours de la session, présidée par le grand mufti, Cheikh Abdel Latif Deriane, Hariri a discuté des obstacles à la formation du gouvernement et des mesures qu'il a prises pour les surmonter.

Les personnes présentes à la réunion ont exprimé leur crainte que «la crise suffocante à laquelle est confronté le Liban ne dégénère en un abîme sans fin au milieu de l'indifférence et de la confusion aléatoire qui caractérisent le comportement et les actions des leaders qui ont une influence sur les citoyens».

Le différend sur la formation du gouvernement est un «débat inutile», ont-ils ajouté.

Hariri a ensuite qualifié la discussion de positive.

«Le Liban assiste chaque jour à une détérioration politique et économique», a-t-il déclaré. «Ce qui compte pour nous, c'est le pays en fin de compte».

L'un des participants à la réunion, qui a refusé d'être nommé, a déclaré à Arab News que «Hariri a présenté les options devant la réunion, notamment la démission, mais les participants ont rejeté cette option et l'ont fait pression pour qu'il adhère à ses pouvoirs constitutionnels et attende de voir à quoi pourrait aboutir la médiation de Berri».

La source a également révélé que «l'importance de la déclaration publiée par la réunion ne doit pas être sous-estimée car il s'agit d'une déclaration publiée par Dar Al-Fatwa et désapprouve le président et son gendre».

Fouad Siniora, ancien Premier ministre, a indiqué que le problème de la formation du gouvernement est purement interne et qu'Aoun doit respecter la constitution. « Chaque jour, Aoun viole la constitution et n'agit pas comme celui qui doit unir les Libanais», a-t-il expliqué.

Siniora a confié que «le Hezbollah se cache derrière le président ainsi que le député Gebran Bassil. Le Hezbollah veut que le sort de la formation du gouvernement reste entre ses mains pour qu'il l'utilise comme une carte de négociation. Le Hezbollah est un problème majeur et une source de douleur».

Moustapha Alloush, vice-président du Mouvement du Futur, a avisé qu'«il y a des pressions de la communauté sunnite sur Hariri pour qu'il ne démissionne pas de sa mission et qu'il ne confiera pas la formation du gouvernement à des personnes agissant comme intermédiaires».

Alloush a enfin ajouté : «La déclaration de Dar Al-Fatwa reflète un signe clair de soutien à Hariri, et le dialogue se poursuit entre Hariri et les anciens Premiers ministres».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Nucléaire iranien: sans doute pas d'accord cette semaine, affirme Téhéran

«A titre personnel, je ne pense pas que nous puissions parvenir à une conclusion cette semaine», a déclaré le négociateur en chef de l'Iran, alors que les Iraniens élisent leur président le 18 juin. (Photo, AFP)
«A titre personnel, je ne pense pas que nous puissions parvenir à une conclusion cette semaine», a déclaré le négociateur en chef de l'Iran, alors que les Iraniens élisent leur président le 18 juin. (Photo, AFP)
Short Url
  • Pour plusieurs analystes, la perspective d'une entente permettant de relancer l'accord torpillé par Trump apparaissait peu probable avant la tenue de la présidentielle
  • Le gouvernement modéré-réformateur de Rohani a promis aux Iraniens la levée des sanctions avant la fin de son mandat

VIENNE : Le négociateur en chef de l'Iran a déclaré samedi soir "ne pas "penser que les négociations" sur le nucléaire "puissent parvenir à une conclusion cette semaine", alors que les Iraniens élisent leur président le 18 juin. 

"A titre personnel, je ne pense pas que nous puissions parvenir à une conclusion cette semaine", a déclaré Abbas Araghchi au diffuseur public iranien à la suite de la reprise du sixième round de négociations à Vienne.

À la sortie de la réunion dans la capitale autrichienne, le représentant russe Mikhaïl Oulianov a aussi estimé que les négociateurs avaient besoin "de quelques semaines supplémentaires pour toiletter le texte existant", selon une déclaration sur Twitter. 

Les Iraniens sont appelés aux urnes pour désigner le successeur du président Hassan Rohani, principal architecte, côté iranien, de cet accord conclu en juillet 2015 avec les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne.

Pour plusieurs analystes, la perspective d'une entente permettant de relancer ce pacte torpillé par Washington en 2018 apparaissait peu probable avant la tenue du scrutin.

Le "plan d'action global commun" (JCPOA, selon son acronyme anglais) offre à l'Iran un allègement des sanctions en échange d'une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous un strict contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Mais l'ancien président Donald Trump a rétabli les sanctions américaines que l'accord avait permis de lever et a lancé une campagne de "pression maximale" contre l'Iran à coups de sanctions supplémentaires.

En riposte, l'Iran a fait sauter depuis mai 2019 la plupart des limites qu'il avait consenties sur son programme nucléaire.

Joe Biden, qui a succédé à M. Trump en janvier, dit vouloir réintégrer les États-Unis à l'accord de Vienne.

Engageant l'Iran et les autres États encore parties au pacte, ainsi que, indirectement, les États-Unis, les négociations en cours à Vienne tendent vers ce but.

Le gouvernement modéré-réformateur de M. Rohani a promis aux Iraniens la levée des sanctions avant la fin de son mandat. Il espère un compromis à Vienne avant de passer la main, en août, au prochain président.