De retour en Arabie, les expatriés bloqués à Dubaï pourraient être forcés de rentrer chez eux

De nombreux expatriés de retour en Arabie saoudite utilisent Dubaï pour transiter depuis des pays sans vols directs vers le Royaume. Mais les Émirats arabes unis figurant sur la liste des interdictions de voyager, cette option n'est plus disponible. (AFP)
De nombreux expatriés de retour en Arabie saoudite utilisent Dubaï pour transiter depuis des pays sans vols directs vers le Royaume. Mais les Émirats arabes unis figurant sur la liste des interdictions de voyager, cette option n'est plus disponible. (AFP)
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Publié le Mercredi 10 février 2021

De retour en Arabie, les expatriés bloqués à Dubaï pourraient être forcés de rentrer chez eux

  • Le Royaume a suspendu l'entrée de 20 pays à partir du 3 février pour freiner la propagation du coronavirus. Les diplomates, le personnel médical et leurs familles font exception à cette interdiction
  • De nombreux expatriés sont bloqués aux EAU depuis des semaines en raison de suspensions de vols et recherchent désespérément d'autres options pour rejoindre l'Arabie saoudite

RIYAD: Les travailleurs expatriés qui tentent de retourner en Arabie saoudite via des pays environnants, y compris Dubaï, pourraient être contraints de faire demi-tour et de rentrer chez eux.

Cette situation fait suite à une déclaration de l'ambassade indienne à Abu Dhabi conseillant à ses ressortissants bloqués aux Émirats arabes unis (EAU) en route vers le Royaume et le Koweït de retourner en Inde.

De nombreux expatriés sont bloqués aux EAU depuis des semaines en raison de suspensions de vols et ils recherchent désespérément d'autres options pour rejoindre l'Arabie saoudite.

Le Royaume a suspendu l'entrée de 20 pays à partir du 3 février pour freiner la propagation de la Covid-19. Les diplomates, le personnel médical et leurs familles font exception à cette interdiction.

Les pays figurant sur la liste des interdictions du Royaume sont les Émirats arabes unis, l'Égypte, le Liban, la Turquie, les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Irlande, le Portugal, la Suisse, la Suède, le Brésil, l'Argentine, l'Afrique du Sud, l'Inde, l'Indonésie, le Pakistan et le Japon.

L'interdiction s'applique également aux voyageurs qui transitent par l'un des vingt pays dans les quatorze jours précédant une visite prévue dans le Royaume.

Les expatriés de retour en Arabie saoudite utilisaient principalement Dubaï pour transiter depuis des pays sans vols directs vers le Royaume –une option qui n'est plus disponible. Deux d’entre eux, Abdel Majeed Salim et Krisn Mohan, de l'État indien du Bihar, ont déclaré à Arab News qu'ils étaient en transit à Dubaï depuis dix-huit jours.

Tous deux travaillent pour la société International Channel Center Electronics Service Co. Ltd. à Alkhobar et sont rentrés chez eux en vacances il y a environ six mois. Ils recherchent désormais d'autres options de vol pour rejoindre l'Arabie saoudite.

«Nous avions presque terminé notre quarantaine obligatoire de quatorze jours et nous étions sur le point de rentrer dans le Royaume lorsque les suspensions de vol ont été annoncées. Nous sommes bloqués à Dubaï en raison de l'interdiction», déclarent-ils.

«Nous cherchons d'autres vols pour entrer en Arabie Saoudite via le Koweït, le Qatar, Oman ou Bahreïn. La société pour laquelle nous travaillons nous soutient et nous a conseillé de chercher d’autres itinéraires disponibles.»

Mohammad Aslam Jameel, superviseur d'une agence de voyage de Riyad, annonce: «L'interdiction de voyager a affecté les expatriés de retour, en particulier d'Inde, qui venaient en passant par Dubaï avec une escale de quinze jours. Conformément aux sollicitations que nous recevons, les gens prennent désormais un autre itinéraire via Bahreïn.»

L'interdiction de voyager fait suite à une augmentation mondiale des contaminations au coronavirus en raison de nouvelles souches détectées pour la première fois au Royaume-Uni, en Afrique du Sud et au Brésil.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.