Le leader d'Al-Qaïda dans la Péninsule arabique toujours actif, selon une vidéo

L'Aqpa a profité du chaos entraîné par la guerre au Yémen pour renforcer son emprise dans le Sud et le Sud-Est du pays. (Photo, AFP)
L'Aqpa a profité du chaos entraîné par la guerre au Yémen pour renforcer son emprise dans le Sud et le Sud-Est du pays. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 11 février 2021

Le leader d'Al-Qaïda dans la Péninsule arabique toujours actif, selon une vidéo

  • Un rapport des Nations unies affirmait que le chef terroriste était en détention
  • Dans cette vidéo publiée mercedi, Khalid Batarfi fait état de l'attaque des partisans de Donald Trump contre le Capitole

DUBAÏ : Le leader d'Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa) semble être toujours actif, selon une vidéo récente le montrant, contrairement à un rapport des Nations unies qui le disait en détention, ont affirmé jeudi le SITE Intelligence Group, et deux chefs de tribus.

Khalid Batarfi, dit Abou Miqdad el-Kindi et chef pendant environ un an de cette branche d'Al-Qaïda considérée comme particulièrement dangereuse, fait état de l'attaque des partisans de Donald Trump contre le Capitole intervenue le mois dernier, dans cette vidéo publiée mercredi.

Sur ces images d'une durée d'une vingtaine de minutes, Batarfi affirme, faisant référence aux États-Unis, que l'attaque contre le Congrés par les partisans de l'ex-président américain n'est que « la pointe de l'iceberg de ce qui les attend, si Dieu le veut ».

Un rapport rendu au Conseil de sécurité des Nations unies la semaine dernière affirme que Khalid Batarfi « a été arrêté en octobre au cours d'une opération à Gheïda (province de Mahra), qui a également entraîné le décès du commandant en second, Saad Atef el-Aoulaqi ». Le document ne précisait pas par qui Batarfi a été capturé, ni ce qu'il est devenu depuis.

Mais selon deux chefs de tribus dans la région d'Al-Bayda au centre du Yémen où Al-Qaïda est actif, il est fort probable que la personne arrêtée selon l'Onu soit un autre membre du groupe djihadiste.

Al-Qaïda dans la Pénisule arabique avait affirmé avoir nommé Batarfi, que l'on suppose âgé d'une quarantaine d'années, à sa tête en février 2020 après la mort de son prédécesseur Qassem al-Rimi suite à une frappe aérienne américaine au Yémen.

La branche la plus dangereuse

Batarfi, considéré comme un terroriste international par les États-Unis depuis 2018, est apparu à de nombreuses reprises dans des vidéos, selon le SITE Intelligence Group, un groupe d'études sur les groupes extrémistes.

Créé en 2009, Aqpa est considéré par les États-Unis comme la branche la plus dangereuse du réseau djihadiste.

Elle a profité du chaos entraîné par la guerre en cours depuis 2014 au Yémen entre rebelles et pouvoir pour renforcer son emprise dans le sud et le sud-est du pays.

L'organisation a mené ces dernières années des attaques au Yémen tant contre les rebelles Houthis que contre les forces gouvernementales.

Aqpa a aussi revendiqué des attaques aux États-Unis et en Europe, notamment celle du siège de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris en 2015, qui avait fait 12 morts, et une fusillade qui avait fait trois morts en 2019 dans une base aéronavale américaine en Floride.

Depuis 2017, les États-Unis ont intensifié les attaques contre ce groupe. Selon des experts, le réseau a perdu aujourd'hui de son influence. Le conseiller à la sécurité nationale du président Biden a toutefois précisé que l'armée américaine allait continuer ses opérations ciblées contre Aqpa au Yémen.


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.