L’artiste libano-américaine Helen Zughaib et son tableau «Se rendre en Amérique»

L’artiste a créé ‘Coming to America’ (se rendre en Amérique) en 2003. (Photo fournie)
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Publié le Samedi 13 février 2021

L’artiste libano-américaine Helen Zughaib et son tableau «Se rendre en Amérique»

  • L'artiste libano-américaine discute de sa peinture de 2003, avant sa présentation virtuelle au Centre Khayrallah pour les études de la diaspora libanaise le 18 février.
  • «Les couleurs sont très importantes pour moi. La peinture que j'utilise - la gouache – jouit d’une qualité si belle et pure que vous ne pouvez pas obtenir des peintures acryliques et à l'huile.»

DUBAI: L'artiste libano-américaine discute de sa peinture de 2003, avant sa présentation virtuelle au Centre Khayrallah pour les études de la diaspora libanaise le 18 février.

Mon père est le «hakawati» (conteur), donc il nous a raconté des histoires et des souvenirs de son enfance à Damas et plus tard au Liban la majeure partie de sa vie. C’était une vraie éducation pour nous. Dans mon livre «Les histoires que mon père m'a racontées», «Se rendre  en Amérique» est la toute dernière histoire. Cela raconte son voyage du début à la fin, jusqu’à ce qu’il s’installe en Amérique. C’est très opportun, en particulier avec l’ensemble du concept de ce qui arrive aux immigrants en Amérique ces dernières années. Espérons que certaines de ces restrictions seront assouplies avec la nouvelle administration. Chaque fois je lis cette petite histoire, je me mets à pleurer.

Dans l’histoire, le Vulcania est un navire italien que les Américains ont saisi pendant la Seconde Guerre mondiale et l’ont rapatrié - c’est pourquoi j’ai mis le drapeau italien. C'était le navire qui est venu chercher des gens de la Palestine, du Liban, de la Syrie et de la Jordanie pour venir en Amérique. Ce qui m'a marqué, ce sont les sacrifices que les gens ont fait pour venir dans ce pays. J'ai été évacué deux fois en 1967 et pendant la guerre civile. Lorsque vous êtes obligé de partir quelque part, c’est très douloureux.

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Helen Zughaib est une artiste libano-américaine. (Crédit photo: Basil Kiwan)

Les couleurs sont très importantes pour moi. La peinture que j'utilise - la gouache – jouit d’une qualité si belle et pure que vous ne pouvez pas obtenir des peintures acryliques et à l'huile. Quand je vous attire vers ma peinture - même si mon message est douloureux - je vous attire vers les motifs, les couleurs vives et toute la beauté esthétique de la peinture.

Si c'est ce que de dessine n’est pas beau à voir, vous allez détourner votre regard; vous n'allez pas deviner ce que j'essaie de vous dire.

De cette façon, au moins je vous ai amené à changer un peu votre façon de penser et à vous mettre à ma place. Les couleurs vives et les motifs font partie de mon plan de manière à vous amener dans mon monde et être un passager sur ce bateau: Imaginez ce qu'ils ont dû ressentir lorsqu'ils sont restés debout toute la nuit et quand ils ont vu la Statue de la Liberté, et ce que cela représentait pour eux. Mon père a maintenant 93 ans mais il se souvenait de toutes ces années passées, comme ce passait dans une belle journée par temps clair.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Léa Sfeir, l’iftar comme un des beaux-arts

Présentation pour un iftar-maison (fournie)
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  • Arab News en français a rencontré Léa Sfeir, dont le compte Instagram (@leasfeir) déploie des tables de rêve qui réinventent la convivialité
  • A Dubaï, Léa se donne le rôle de rassembleuse autour de ses fameuses tables qui vont petit-à-petit devenir pour chaque expatrié un pays à part entière, et en tous cas un foyer

BEYROUTH : Bientôt le ramadan, mois sacré où jeûne et prière alternent avec l’iftar, ce moment de rupture où l’on se retrouve autour de grandes tablées réunissant les êtres chers et où les saveurs chantent littéralement après de longues heures de privation. Pour faire honneur à ce moment de plaisir, Arab News en français a rencontré Léa Sfeir, dont le compte Instagram (@leasfeir) déploie des tables de rêve qui réinventent la convivialité. Les fêtes chrétiennes, juives, indiennes, tout y passe, et le ramadan promet cette année, en dépit de la pandémie, de nouveaux raffinements.

Palette chaleureuse pour un dîner indien
Palette chaleureuse pour un dîner indien

Ayant grandi dans une famille où recevoir est une telle passion qu’à l’âge de trois ans elle invitait déjà les voisines de sa grand-mère pour le café sans la tenir au courant, Léa Sfeir poursuit à Dubaï l’art de vivre familial. Depuis quatre ans qu’elle vit dans cette ville, ses tables et ses préparatifs qu’elle partage de manière informelle sur Instagram lui ont attiré une communauté virtuelle de plus de 15 000 abonnés. D’un talent qu’elle a surtout développé en répondant à l’appel de ses proches pour les aider à organiser tel ou tel événement, le mariage civil de sa sœur, la naissance de sa nièce, elle gagne ses galons professionnels en publiant ses inventions et ses arrangements avec une désarmante spontanéité. Peu importe les jours « sans », une grossesse difficile, les fautes d’orthographe ou d’anglais dont elle est la première à s’amuser, sa fraicheur est contagieuse et sa bonne humeur sans faille.

Léa Sfeir au naturel, une bonne humeur contagieuse (fournie)
Léa Sfeir au naturel, une bonne humeur contagieuse (fournie)

D’un master en droit aux coulisses des défilés

Celle qui a enchainé master en droit et master en marketing du luxe « pour suivre sa passion », passe d’un stage chez Elie Saab Paris à un autre à Milan, dans une grande agence de presse, et finit par s’établir à son propre compte, jouant les ponts entre orient et occident et associant sa verve à son savoir-faire pour accroitre la notoriété des nombreuses marques qui lui confient leur communication. C’est l’époque où elle s’amuse à se photographier dans les coulisses des défilés et à poster ses expériences, entre voyages, hôtels, rencontres avec des couturiers ou des célébrités, restaurants et découvertes gastronomiques. Une époque où Instagram remet le bling-bling à la mode à travers un ping-pong ingénu de voyeurisme et d’exhibitionnisme qui ne répond au fond qu’à une curiosité de l’autre et du monde. Un premier compte Instagram, @MissParisIn fait mouche : Les « followers » de Léa réservent dans les lieux qu’elle a visités et présentés, achètent les vêtements dans lesquels elle s’est photographiée, et lui racontent leurs impressions en retour. Sans être une « influenceuse » professionnelle (elle refuse d’être rémunérée pour ses posts), elle constate qu’elle inspire son public. Dans le métier, rappelle-t-elle, on la désignerait plutôt comme « influential, ou nano-influenceuse ».

Mélanges de genres et magie spontanée (fournie)
Mélanges de genres et magie spontanée (fournie)

L’iftar de la saison ? Des variations autour d’un menu type

Toujours est-il que quand son mari est muté à Dubaï, elle y arrive en terrain conquis, le couple comptant déjà dans l’émirat un certain nombre d’amis pour lesquels Léa va se donner un rôle de rassembleuse autour de ses fameuses tables qui vont petit-à-petit devenir pour chaque expatrié un pays à part entière, et en tous cas un foyer, au sens de lieu du feu. L’exemple de sa grand-mère maternelle, Yvette, n’est jamais loin : « Elle était mondaine, raconte Léa, extrêmement élégante et raffinée et avait pour passion les arts de la table et la perfection des réceptions. J’ai commencé à dresser mes premières tables à l’adolescence, chez mes parents et me mettais dans tous mes états (je pleurais littéralement) lorsqu’un objet manquait pour parfaire ma table! »

L’iftar de la saison ? Elle y pense, dit-elle, depuis 3 semaines ! « Je vais en organiser plusieurs afin de respecter les lois sanitaires », confie cette enthousiaste qui se fait livrer ses produits frais par BioBox Dubaï, son adresse préférée pour des ingrédients de qualité. « J’ai pensé à procéder par thème culinaire. Mon premier Iftar sera libanais, en hommage à mon pays d’origine et de cœur. Les autres seront plus surprenants, je pense. Ensuite je réfléchis aux couleurs de ma table. Il me suffit de tomber sur un objet ou une image, où que je sois, pour que ça me donne l’idée de développer tout un thème. Et je me prends vraiment la tête ! » ajoute-t-elle. Pour le repas, ce sera une variation autour d’un menu-type : Une soupe en entrée, souvent lentilles, blettes, légumes, citron (Adass bi hamod), une salade de roquette, une autre de tomates et pignons à l’huile d’olive. Le plat incontournable est son riz au poulet avec viande hachée, pignons et amandes, ainsi qu’un poisson grillé aux épices avec une sauce coriandre, amandes, pignons et pistaches, vedette des repas de fêtes au Liban (samké harra). Au dessert, une salade d’orange a la cannelle et des maamouls aux dattes (gâteaux traditionnels à la semoule). Pour les boissons, elle proposera par exemple de l’eau au concombre frais, de l’eau à la grenade, du yaourt liquide nature, du sirop de raisin parfumé d’encens et agrémenté de pignons (jellab) ou du jus d’abricot. Enfin, pour revenir graduellement à la sobriété du jeûne, café, thé, infusion de fleur d’oranger (« café blanc ») ou infusion gingembre-citron.

Comme chacun sait, divulguer une recette familiale est la pire trahison. Léa ne nous donnera donc pas ces secrets qui passent de mère en fille à travers les pages écornées de vieux carnets constellés de merveilleuses éclaboussures. Mais à défaut de la blanquette de veau maternelle, elle a accepté de livrer aux lecteurs d’Arab News fr sa fameuse recette de spaghetti aux fruits de mer. Alors, « Contrôle C » tout le monde, et à vos casseroles, la voici :


Une artiste saoudienne au volant d'un nouveau projet d'art de rue à Djeddah

Shalimar Sharbatly réalisera des peintures sur une nouvelle série de véhicules dans le cadre de l'initiative « Draw a Nation » (Dessiner la Nation) (Photo, fournie).
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  • L'évènement « Draw a Nation » (ou Dessiner la Nation) s'inscrit dans le cadre des initiatives destinées à embellir le paysage urbain de Djeddah
  • L'objectif de cette initiative est de peindre des voitures et des véhicules anciens et abandonnés et de les transformer en œuvres d'art

RIYAD: Shalimar Sharbatly, peintre abstraite saoudienne qui a acquis une renommée mondiale pour sa peinture personnalisée sur carrosseries, réalisera une nouvelle série de peintures pour une édition prolongée de l'initiative « Draw a Nation »  (Dessiner la nation). Dans cette optique, elle a conclu un accord avec la municipalité de Djeddah.

Sharbatly est une pionnière de l'école « Moving Art » (l’Art en Mouvement).  Parmi ses œuvres personnalisées et peintes à la main figurent une Porsche 911, présentée au Mondial de l'automobile de Paris ainsi qu’une voiture de Formule 1, la « Torq » qui a été dévoilée lors du Grand Prix de Monaco 2017.

Les deux véhicules ont également été exposés au musée du Louvre à Paris, dans le cadre de l'exposition « Moving Art » en 2017.

Cependant, c'est surtout l'initiative « Draw a Nation » qui a valu à Sharbatly sa notoriété dans le Royaume, où elle a présenté nombre de ses véhicules décorés et peints à la main lors de la fête nationale saoudienne de l'année dernière.

C'est un accident dont elle a été témoin sur la plage de Djeddah qui lui a donné l'idée de recycler de vieilles voitures. Elle a auparavant confié à Arab News que la peinture sur les véhicules lui a permis de se donner un but.


La chanteuse américaine Alicia Keys chante une sérénade à des élèves en Arabie saoudite

La chanteuse détentrice d’un Grammy Award a visité l’Arabie saoudite à plusieurs reprises (Photo, Instagram).
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  • La chanteuse américaine Alicia Keys a présenté une prestation improvisée aux étudiants et au personnel saoudien de Madrasat AdDeera à AlUla
  • . La chanteuse primée a interprété son tube « Fallin' » devant les élèves et le personnel d'une école de filles

DUBAÏ: La chanteuse américaine Alicia Keys a présenté une prestation improvisée aux étudiants et au personnel saoudien de Madrasat AdDeera à AlUla.

La performance a été postée sur Instagram vendredi par le ministre saoudien de la Culture, le prince Badr ben Abdallah. La chanteuse primée a interprété son tube « Fallin' » devant les élèves et le personnel d'une école de filles.

La lauréate des Grammy Awards a effectué de nombreuses visites en Arabie saoudite.

En effet, Keys figurait parmi les têtes d'affiche de la Saison de Riyad 2019 (Riyadh Season 2019), aux côtés de Bruno Mars, Pitbull et John Legend qui ont tous donné des concerts dans la capitale.

Une photo récente, qui circule sur Twitter, montre que la chanteuse de « Girl on Fire » a séjourné dans le Royaume à une date encore plus récente.

La photo en question, publiée sur Twitter par le compte @dcantiheroes, est une capture d'écran datant du 9 avril et tirée des Instagram Stories de Hassan Ghoneim, personnalité médiatique saoudienne. On y voit ce dernier aux côtés d'Alicia Keys.

La photo qui a probablement été prise le week-end signifie que Keys se trouvait dans la ville quand le ténor italien Andrea Bocelli a donné un concert à AlUla, ville classée au patrimoine mondial de l'Unesco.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.