Une artiste saoudienne peint le patrimoine national sur des rochers

Maha Al-Kafi, armée de pinceaux et de seaux de peinture et inspirée par le mouvement impressionniste, a orné de motifs géométriques et muraux les rochers de Qassim, Al-Duwadimi et Taïf. (Fourni)
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Publié le Jeudi 11 février 2021

Une artiste saoudienne peint le patrimoine national sur des rochers

  • L'artiste et professeure d'anglais à plein temps, membre de la Culture and Arts Society de Taïf depuis vingt-trois ans, a grandi à Qassim entourée d'art
  • «Je veux que mon art crée un sentiment d'appartenance et soit un vecteur d'échange culturel», explique Maha al-Kafi

DJEDDAH: L'art est spontané et tout peut être utilisé comme médium. Une artiste saoudienne a puisé dans la culture diverse et colorée du pays et s’est inspirée de son paysage naturel comme toile.

L'impressionnisme est considéré par de nombreux artistes comme l'un des mouvements les plus importants de la peinture moderne. Au lieu de peindre dans les limites des lignes et de rechercher la perfection dans les apparences visuelles, les impressionnistes utilisent des pinceaux lâches et plus légers et peignent «en plein air».

Maha al-Kafi, armée de pinceaux et de seaux de peinture et inspirée par le mouvement impressionniste, a orné de motifs géométriques et muraux les rochers de Qassim, Al-Duwadimi et Taïf. 

«Je travaille sur mon dernier projet, Painting on Rocks depuis deux mois dans le but de diffuser notre culture et notre patrimoine anciens à travers l'art décoratif et les inscriptions gravées et peintes autour de nous», a déclaré Maha al-Kafi à Arab News

L'artiste et professeure d'anglais à plein temps, membre de la Culture and Arts Society de Taïf depuis vingt-trois ans, a grandi à Qassim et a toujours été entourée d'art.

Elle a commencé à en apprendre davantage sur le sujet au collège, à lire pour enrichir ses connaissances et à explorer diverses formes d'art vers la fin de ses années de lycée.

Des oreillers et des couvertures décorés à la maison, des portes et des fenêtres gravées, des fleurs et des feuilles caractéristiques… Tous ont été des sources d’inspiration et se retrouvent dans les formes géométriques de son travail.

En bref

• L'artiste et professeure d'anglais à plein temps, membre de la Culture and Arts Society de Taïf depuis vingt-trois ans, a grandi à Qassim et a toujours été entourée d'art.

• Elle a commencé à en apprendre davantage sur le sujet au collège, à lire pour enrichir ses connaissances et à explorer diverses formes d'art vers la fin de ses années de lycée.

• Des oreillers et des couvertures décorés à la maison, des portes et des fenêtres gravées, des fleurs et des feuilles caractéristiques… Tous ont été des sources d’inspiration et se retrouvent dans les formes géométriques de son travail.

 

L’artiste s'est également inspirée des traditions d'autres régions dans l'espoir de faire connaître les formes géométriques inspirées de l'art visuel islamique du Sud et apporter à Najd la forme d'art populaire d'Asir, Al-Qatt al-Asiri.

«Je veux que mon art crée une unité, un sentiment d'appartenance, et qu’il soit un vecteur d'échange culturel. Je souhaite également contribuer à la Vision 2030 de notre Royaume, qui soutient les arts, y compris visuels, afin d’accentuer son rôle pour attirer les touristes à travers l'art et le patrimoine.»

Maha al-Kafi souhaite poursuivre l'initiative jusqu'à ce qu'elle voit ses roches colorées s’étendre à travers les villes saoudiennes, comme un hommage au patrimoine ornemental représenté dans les maisons, les portes et les mosquées du passé.

L’artiste peint également avec ferveur de nombreux portraits. En tant que membre du comité des professionnels des médias, elle aime créer des peintures inspirées de la vie de ses collègues journalistes et d'autres personnes influentes qui ont été une source d'inspiration dans les médias.

Son message aux jeunes artistes est de se fixer des objectifs et de les suivre, d’être convaincu du message qu'ils espèrent transmettre à travers leur art.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Léa Sfeir, l’iftar comme un des beaux-arts

Présentation pour un iftar-maison (fournie)
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  • Arab News en français a rencontré Léa Sfeir, dont le compte Instagram (@leasfeir) déploie des tables de rêve qui réinventent la convivialité
  • A Dubaï, Léa se donne le rôle de rassembleuse autour de ses fameuses tables qui vont petit-à-petit devenir pour chaque expatrié un pays à part entière, et en tous cas un foyer

BEYROUTH : Bientôt le ramadan, mois sacré où jeûne et prière alternent avec l’iftar, ce moment de rupture où l’on se retrouve autour de grandes tablées réunissant les êtres chers et où les saveurs chantent littéralement après de longues heures de privation. Pour faire honneur à ce moment de plaisir, Arab News en français a rencontré Léa Sfeir, dont le compte Instagram (@leasfeir) déploie des tables de rêve qui réinventent la convivialité. Les fêtes chrétiennes, juives, indiennes, tout y passe, et le ramadan promet cette année, en dépit de la pandémie, de nouveaux raffinements.

Palette chaleureuse pour un dîner indien
Palette chaleureuse pour un dîner indien

Ayant grandi dans une famille où recevoir est une telle passion qu’à l’âge de trois ans elle invitait déjà les voisines de sa grand-mère pour le café sans la tenir au courant, Léa Sfeir poursuit à Dubaï l’art de vivre familial. Depuis quatre ans qu’elle vit dans cette ville, ses tables et ses préparatifs qu’elle partage de manière informelle sur Instagram lui ont attiré une communauté virtuelle de plus de 15 000 abonnés. D’un talent qu’elle a surtout développé en répondant à l’appel de ses proches pour les aider à organiser tel ou tel événement, le mariage civil de sa sœur, la naissance de sa nièce, elle gagne ses galons professionnels en publiant ses inventions et ses arrangements avec une désarmante spontanéité. Peu importe les jours « sans », une grossesse difficile, les fautes d’orthographe ou d’anglais dont elle est la première à s’amuser, sa fraicheur est contagieuse et sa bonne humeur sans faille.

Léa Sfeir au naturel, une bonne humeur contagieuse (fournie)
Léa Sfeir au naturel, une bonne humeur contagieuse (fournie)

D’un master en droit aux coulisses des défilés

Celle qui a enchainé master en droit et master en marketing du luxe « pour suivre sa passion », passe d’un stage chez Elie Saab Paris à un autre à Milan, dans une grande agence de presse, et finit par s’établir à son propre compte, jouant les ponts entre orient et occident et associant sa verve à son savoir-faire pour accroitre la notoriété des nombreuses marques qui lui confient leur communication. C’est l’époque où elle s’amuse à se photographier dans les coulisses des défilés et à poster ses expériences, entre voyages, hôtels, rencontres avec des couturiers ou des célébrités, restaurants et découvertes gastronomiques. Une époque où Instagram remet le bling-bling à la mode à travers un ping-pong ingénu de voyeurisme et d’exhibitionnisme qui ne répond au fond qu’à une curiosité de l’autre et du monde. Un premier compte Instagram, @MissParisIn fait mouche : Les « followers » de Léa réservent dans les lieux qu’elle a visités et présentés, achètent les vêtements dans lesquels elle s’est photographiée, et lui racontent leurs impressions en retour. Sans être une « influenceuse » professionnelle (elle refuse d’être rémunérée pour ses posts), elle constate qu’elle inspire son public. Dans le métier, rappelle-t-elle, on la désignerait plutôt comme « influential, ou nano-influenceuse ».

Mélanges de genres et magie spontanée (fournie)
Mélanges de genres et magie spontanée (fournie)

L’iftar de la saison ? Des variations autour d’un menu type

Toujours est-il que quand son mari est muté à Dubaï, elle y arrive en terrain conquis, le couple comptant déjà dans l’émirat un certain nombre d’amis pour lesquels Léa va se donner un rôle de rassembleuse autour de ses fameuses tables qui vont petit-à-petit devenir pour chaque expatrié un pays à part entière, et en tous cas un foyer, au sens de lieu du feu. L’exemple de sa grand-mère maternelle, Yvette, n’est jamais loin : « Elle était mondaine, raconte Léa, extrêmement élégante et raffinée et avait pour passion les arts de la table et la perfection des réceptions. J’ai commencé à dresser mes premières tables à l’adolescence, chez mes parents et me mettais dans tous mes états (je pleurais littéralement) lorsqu’un objet manquait pour parfaire ma table! »

L’iftar de la saison ? Elle y pense, dit-elle, depuis 3 semaines ! « Je vais en organiser plusieurs afin de respecter les lois sanitaires », confie cette enthousiaste qui se fait livrer ses produits frais par BioBox Dubaï, son adresse préférée pour des ingrédients de qualité. « J’ai pensé à procéder par thème culinaire. Mon premier Iftar sera libanais, en hommage à mon pays d’origine et de cœur. Les autres seront plus surprenants, je pense. Ensuite je réfléchis aux couleurs de ma table. Il me suffit de tomber sur un objet ou une image, où que je sois, pour que ça me donne l’idée de développer tout un thème. Et je me prends vraiment la tête ! » ajoute-t-elle. Pour le repas, ce sera une variation autour d’un menu-type : Une soupe en entrée, souvent lentilles, blettes, légumes, citron (Adass bi hamod), une salade de roquette, une autre de tomates et pignons à l’huile d’olive. Le plat incontournable est son riz au poulet avec viande hachée, pignons et amandes, ainsi qu’un poisson grillé aux épices avec une sauce coriandre, amandes, pignons et pistaches, vedette des repas de fêtes au Liban (samké harra). Au dessert, une salade d’orange a la cannelle et des maamouls aux dattes (gâteaux traditionnels à la semoule). Pour les boissons, elle proposera par exemple de l’eau au concombre frais, de l’eau à la grenade, du yaourt liquide nature, du sirop de raisin parfumé d’encens et agrémenté de pignons (jellab) ou du jus d’abricot. Enfin, pour revenir graduellement à la sobriété du jeûne, café, thé, infusion de fleur d’oranger (« café blanc ») ou infusion gingembre-citron.

Comme chacun sait, divulguer une recette familiale est la pire trahison. Léa ne nous donnera donc pas ces secrets qui passent de mère en fille à travers les pages écornées de vieux carnets constellés de merveilleuses éclaboussures. Mais à défaut de la blanquette de veau maternelle, elle a accepté de livrer aux lecteurs d’Arab News fr sa fameuse recette de spaghetti aux fruits de mer. Alors, « Contrôle C » tout le monde, et à vos casseroles, la voici :


Une artiste saoudienne au volant d'un nouveau projet d'art de rue à Djeddah

Shalimar Sharbatly réalisera des peintures sur une nouvelle série de véhicules dans le cadre de l'initiative « Draw a Nation » (Dessiner la Nation) (Photo, fournie).
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  • L'évènement « Draw a Nation » (ou Dessiner la Nation) s'inscrit dans le cadre des initiatives destinées à embellir le paysage urbain de Djeddah
  • L'objectif de cette initiative est de peindre des voitures et des véhicules anciens et abandonnés et de les transformer en œuvres d'art

RIYAD: Shalimar Sharbatly, peintre abstraite saoudienne qui a acquis une renommée mondiale pour sa peinture personnalisée sur carrosseries, réalisera une nouvelle série de peintures pour une édition prolongée de l'initiative « Draw a Nation »  (Dessiner la nation). Dans cette optique, elle a conclu un accord avec la municipalité de Djeddah.

Sharbatly est une pionnière de l'école « Moving Art » (l’Art en Mouvement).  Parmi ses œuvres personnalisées et peintes à la main figurent une Porsche 911, présentée au Mondial de l'automobile de Paris ainsi qu’une voiture de Formule 1, la « Torq » qui a été dévoilée lors du Grand Prix de Monaco 2017.

Les deux véhicules ont également été exposés au musée du Louvre à Paris, dans le cadre de l'exposition « Moving Art » en 2017.

Cependant, c'est surtout l'initiative « Draw a Nation » qui a valu à Sharbatly sa notoriété dans le Royaume, où elle a présenté nombre de ses véhicules décorés et peints à la main lors de la fête nationale saoudienne de l'année dernière.

C'est un accident dont elle a été témoin sur la plage de Djeddah qui lui a donné l'idée de recycler de vieilles voitures. Elle a auparavant confié à Arab News que la peinture sur les véhicules lui a permis de se donner un but.


La chanteuse américaine Alicia Keys chante une sérénade à des élèves en Arabie saoudite

La chanteuse détentrice d’un Grammy Award a visité l’Arabie saoudite à plusieurs reprises (Photo, Instagram).
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  • La chanteuse américaine Alicia Keys a présenté une prestation improvisée aux étudiants et au personnel saoudien de Madrasat AdDeera à AlUla
  • . La chanteuse primée a interprété son tube « Fallin' » devant les élèves et le personnel d'une école de filles

DUBAÏ: La chanteuse américaine Alicia Keys a présenté une prestation improvisée aux étudiants et au personnel saoudien de Madrasat AdDeera à AlUla.

La performance a été postée sur Instagram vendredi par le ministre saoudien de la Culture, le prince Badr ben Abdallah. La chanteuse primée a interprété son tube « Fallin' » devant les élèves et le personnel d'une école de filles.

La lauréate des Grammy Awards a effectué de nombreuses visites en Arabie saoudite.

En effet, Keys figurait parmi les têtes d'affiche de la Saison de Riyad 2019 (Riyadh Season 2019), aux côtés de Bruno Mars, Pitbull et John Legend qui ont tous donné des concerts dans la capitale.

Une photo récente, qui circule sur Twitter, montre que la chanteuse de « Girl on Fire » a séjourné dans le Royaume à une date encore plus récente.

La photo en question, publiée sur Twitter par le compte @dcantiheroes, est une capture d'écran datant du 9 avril et tirée des Instagram Stories de Hassan Ghoneim, personnalité médiatique saoudienne. On y voit ce dernier aux côtés d'Alicia Keys.

La photo qui a probablement été prise le week-end signifie que Keys se trouvait dans la ville quand le ténor italien Andrea Bocelli a donné un concert à AlUla, ville classée au patrimoine mondial de l'Unesco.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.