Arabie Saoudite: La pandémie provoque la fermeture de nombreuses boutiques d'Al Hokair

Les pertes nettes du groupe Al Hokair s’élèvent à 577,5 millions de riyals saoudiens. (Photo Arab News).
Les pertes nettes du groupe Al Hokair s’élèvent à 577,5 millions de riyals saoudiens. (Photo Arab News).
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Publié le Samedi 11 juillet 2020

Arabie Saoudite: La pandémie provoque la fermeture de nombreuses boutiques d'Al Hokair

  • Alhokair exploite 1580 magasins dans 100 centres commerciaux situés dans 13 pays différents.
  • Le coronavirus a anéanti les grandes enseignes mondiales et a déclenché l’effondrement de nombreuses d’entre elles

 

LONDRES : La plus grande franchise de vente au détail d’Arabie Saoudite a enregistré une perte annuelle de 577,5 millions de riyals saoudiens (153,9 millions de dollars) avec la fin de la quasi-paralysie de l’industrie mondiale du shopping 

Fawaz A. Alhokair & Co (Alhokair) est à l’origine de certaines des plus grandes marques de la région et, comme tant d’autres groupes de ventes au détail dans le monde, il a été sévèrement affecté par les confinements dus au coronavirus au Moyen-Orient.

« Nous avons significativement réduit nos dépenses opérationnelles et continuons à rationaliser notre chaîne d’approvisionnement en renforçant nos relations avec les fournisseurs et en investissant dans la technologie », indique Marwan Moukarzel, PDG du groupe Alhokair. « Nous nous sommes à présent adaptés à l’impact de la COVID-19 et nous n’hésiterons pas à maintenir, ou même accélérer cette cadence de changement et à élargir sa portée afin qu’elle englobe de nouveaux aspects du modèle d’entreprise ».

Bien que le groupe Alhokair ait fermé 234 magasins pendant l’année qui a pris fin le 31 mars 2020, il a pu ouvrir 125 autres fonds de commerce grâce à l’acquisition de dix nouvelles chaines de restaurants internationaux, tels que Cinnabon et Seattle’s Best Coffee. Il reste que sur le plan global, son réseau mondial de magasins est passé de 1689 à 1580 en un an.

Le coronavirus a anéanti les grandes enseignes mondiales et a déclenché l’effondrement de nombreuses d’entre elles, dont Debenhams et JCPenney. La crise a également stimulé la croissance de l’achat en ligne puisque plusieurs personnes ont dû avoir recours à Internet pour cela. KPMG estime que la moitié des biens pourraient être achetés en ligne d’ici 2025, cinq ans plus tôt que prévu. 

Alhokair a lui aussi développé ses plateformes de vente en ligne en réponse à la pandémie.

« Les circonstances actuelles du marché nous ont poussées à accélérer le lancement de nombreuses plateformes en ligne. Ceci nous permettra de mieux nous adapter à toute situation durant laquelle le recours au commerce en ligne devient plus important. Pendant cette période, nous avons observé une hausse majeure des achats en lignes et nous avons profité de cette opportunité pour améliorer nos compétences de livraison du dernier kilomètre », ajoute Moukarzel. 

Cette année, Alhokair a enregistré une baisse des ventes de 1,5%, soit 5,34 milliards de riyals saoudiens jusqu’au 31 mars 2020. Les pertes nettes du groupe s’élèvent à 577,5 millions de riyals saoudiens, en comparaison à un profit de 138,1 millions de riyals un an plus tôt.


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.