L'Iran au menu du premier dialogue entre Netanyahu et Biden

Netanyahu avait déjà qualifié le prédécesseur de Joe Biden, Donald Trump, de « meilleur ami » qu'Israël n'avait jamais eu à la tête des Etats-Unis. (Photo, AFP).
Netanyahu avait déjà qualifié le prédécesseur de Joe Biden, Donald Trump, de « meilleur ami » qu'Israël n'avait jamais eu à la tête des Etats-Unis. (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 18 février 2021

L'Iran au menu du premier dialogue entre Netanyahu et Biden

  • Le retard de l'appel de Biden avait suscité une vive polémique dans la presse israélienne
  • L'Etat hébreu n'a jamais caché son opposition à l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, et avait soutenu la campagne de «pression maximale» contre Téhéran menée par l'administration Trump

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a évoqué la « menace iranienne » lors de son premier entretien téléphonique, mercredi soir, avec le nouveau président américain Joe Biden depuis son arrivée à la Maison Blanche le mois dernier. 

« La discussion était chaleureuse, amicale et a duré environ une heure », a souligné Netanyahou sur son compte Twitter officiel, précisant avoir abordé les questions des « accords » de paix au Moyen-Orient, de la « menace iranienne » et de la gestion de la pandémie de Covid-19.

« Les deux leaders ont fait mention de leur relation personnelle de longue date et ont dit qu'ils allaient travailler ensemble pour continuer de renforcer l'alliance entre Israël et les Etats-Unis », ont indiqué les services de Netanyahou à Jérusalem. « Bonne conversation », a résumé de son côté Joe Biden dans le bureau ovale, à Washington, sans épiloguer sur ces échanges.

Benjamin Netanyahou avait déjà qualifié le prédécesseur de Joe Biden à la Maison Blanche, Donald Trump, de « meilleur ami » qu'Israël n'avait jamais eu à la tête des Etats-Unis, le premier allié de l'Etat hébreu.

Mais près d'un mois après son arrivée à la Maison Blanche, le 20 janvier, Biden ne s'était toujours pas entretenu avec Benjamin Netanyahou, ce qui avait suscité une vive polémique dans la presse israélienne à l'heure où la nouvelle administration américaine prend ses marques.

Et Nikki Haley, ex-ambassadrice aux Nations unies sous Donald Trump, a accusé le gouvernement Biden de « snober » un « ami comme Israël ».

Iran, normalisation

Biden et Netanyahou ont « discuté du progrès des accords de paix », a ajouté le bureau de Netanyahou, une formulation qui pourrait faire référence à la fois au processus de paix israélo-palestinien et aux accords de normalisation entre Israël et des pays arabes.

Les Emirats arabes unis avaient annoncé l'été dernier la normalisation de leurs relations avec Israël, suivis par la suite par Bahreïn, le Soudan et le Maroc. 

Mais, avec l'arrivée de l'administration Biden à la Maison Blanche, des analystes s'interrogeaient pour savoir si les Etats-Unis allaient concrètement pousser d'autres pays de la région à embarquer dans le train de la normalisation.

L'un des pays clés, considéré comme un candidat potentiel à la normalisation, est l'Arabie saoudite. 

L'un des dossiers cruciaux pour l'Arabie saoudite, comme pour Israël, demeure la question de l'influence régionale de l'Iran et de son programme nucléaire.

L'Etat hébreu n'a jamais caché son opposition à l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, et avait soutenu la campagne de « pression maximale » contre Téhéran menée par l'administration Trump, qui avait retiré unilatéralement les Etats-Unis de cet accord pour rétablir des sanctions.

Le président Biden s'est engagé à revenir dans l'accord, à la condition toutefois que l'Iran renoue d'abord avec ses engagements. Un retour qui serait une « mauvaise chose », a récemment déclaré le chef de l'armée israélienne Aviv Kochavi.

Les accords de normalisation entre Israël et des pays arabes sont à ce propos un « contrepoids à l'axe chiite », expression désignant les soutiens régionaux de l'Iran, et sont une « opportunité importante pour accroître la pression sur l'Iran », a déclaré la semaine dernière un haut gradé de l'armée israélienne.


Pentagone: Le Koweït a abattu «par erreur» des avions de combat américains

Les trois avions de combat américains qui se sont écrasés au Koweït ont été abattus "par erreur" par sa défense aérienne, a indiqué l'armée américaine lundi, alors que plusieurs sites ont été visés dans ce pays du Golfe.
Les trois avions de combat américains qui se sont écrasés au Koweït ont été abattus "par erreur" par sa défense aérienne, a indiqué l'armée américaine lundi, alors que plusieurs sites ont été visés dans ce pays du Golfe.
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  • Dimanche soir, "au cours d'une confrontation intense, comprenant des attaques d'avions iraniens, de missiles balistiques et de drones", des avions de combat américains "ont été abattus par erreur par la défense aérienne koweïtienne"
  • Les six membres d'équipage se sont éjectés et sont sains et saufs, a-t-il précisé dans un communiqué

KOWEIT: Les trois avions de combat américains qui se sont écrasés au Koweït ont été abattus "par erreur" par sa défense aérienne, a indiqué l'armée américaine lundi, alors que plusieurs sites ont été visés dans ce pays du Golfe.

L'Iran mène des frappes contre les riches Etats du Golfe depuis samedi, en riposte à la mort de l'ayatollah Ali Khamenei tué dans une attaque israélo-américaine.

Dimanche soir, "au cours d'une confrontation intense, comprenant des attaques d'avions iraniens, de missiles balistiques et de drones", des avions de combat américains "ont été abattus par erreur par la défense aérienne koweïtienne", a annoncé le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, Centcom.

Les six membres d'équipage se sont éjectés et sont sains et saufs, a-t-il précisé dans un communiqué.

Les autorités koweïtiennes avaient plus tôt indiqué avoir "immédiatement lancé", après le crash, "les opérations de recherche et de sauvetage, et procédé à l'évacuation des équipages et à leur transfert vers l'hôpital".

Le Koweït a indiqué avoir intercepté des drones visant son territoire, où l'armée iranienne a affirmé avoir ciblé la base aérienne américaine d'Ali Al-Salem.

"Menace persistante" 

Du côté de l'ambassade américaine, une épaisse fumée noire s'est élevée en matinée, a rapporté un journaliste de l'AFP.

L'ambassade n'a pas dit si son bâtiment avait été touché, mais elle a publié un communiqué appelant à "ne pas venir à l'ambassade", en faisant état de "menace persistante d'attaques de missiles et de drones".

Le personnel de l'ambassade est "confiné sur place", a-t-elle ajouté.

De la fumée s'élevant au-dessus d'une centrale électrique dans le nord du pays a également été observée par trois témoins.

La compagnie pétrolière nationale, Kuwait National Petroleum Company, a indiqué que des débris étaient tombés sur la raffinerie de Mina Al-Ahmadi, l'une des plus importantes du pays, blessant deux travailleurs, sans toutefois perturber les opérations.

Dana Abbas, une résidente de Koweït City et ingénieure, s'est dit inquiète face à cette escalade, en affirmant à l'AFP s'être précipitée pour fait le plein de sa voiture et constituer des stocks de produits de première nécessité.

Six personnes ont été tuées dans le Golfe depuis samedi, toutes de nationalités étrangères : une au Koweit, trois aux Emirats, une à Bahreïn et une au large d'Oman, dans l'attaque d'un pétrolier.

Dimanche, les Emirats arabes unis ont annoncé que des débris avaient touché, lors de leur chute, la façade des Etihad Towers, qui abritent des ambassades diplomatiques, dont celle d'Israël, blessant légèrement une femme et un enfant.

Lundi matin, de nouvelles explosions ont été entendues à Dubaï, Abou Dhabi, Doha et Manama.

Les frappes iraniennes, qui ont visé des bases militaires, mais aussi des infrastructures civiles, notamment des immeubles d'habitation, des hôtels, des aéroports et des ports maritimes, ont ébranlé une région longtemps considérée comme un havre de paix et de sécurité au Moyen-Orient.

 

 


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet. (AFP)
Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet. (AFP)
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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Ras Tanura: Incendie limité maîtrisé grâce à des débris de drones interceptés

Vue générale de l'usine de production de pétrole de Ras Tannura, près de Dammam, dans la province orientale de l'Arabie saoudite, le 27 décembre 2004. (AFP)
Vue générale de l'usine de production de pétrole de Ras Tannura, près de Dammam, dans la province orientale de l'Arabie saoudite, le 27 décembre 2004. (AFP)
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  • Aucun blessé ni impact sur les approvisionnements n'ont été signalés après l'incendie limité à la raffinerie de Ras Tanura, selon une source officielle du ministère de l'Énergie
  • Certaines unités opérationnelles de la raffinerie ont été arrêtées par mesure de précaution, sans impact sur l'approvisionnement en produits pétroliers des marchés locaux

RIYAD: Une source officielle du ministère saoudien de l'énergie a déclaré qu'à 7h04 lundi, la raffinerie de pétrole de Ras Tanura a subi des dommages limités en raison de débris provenant de l'interception de deux drones dans son voisinage.

L'incident a provoqué un incendie limité, qui a été immédiatement maîtrisé par les équipes d'intervention d'urgence. Aucun blessé ni mort n'est à déplorer.

Certaines unités opérationnelles de la raffinerie ont été arrêtées par mesure de précaution, sans impact sur l'approvisionnement en produits pétroliers des marchés locaux.