Virus: l'UE achète à Moderna 300 millions de doses, l'ONU réclame un "plan mondial de vaccination"

L'infirmière Emily Enos charge le vaccin Moderna Covid-19 dans une seringue avant la distribution des vaccins aux personnes âgées de plus de 65 ans qui se retrouvent sans abri à la Mission de Los Angeles, dans le quartier de Skid Row du centre-ville de Los Angeles, en Californie, le 10 février 2021, alors que la lutte contre la pandémie de coronavirus se poursuit.  (Frederic J. BROWN / AFP)
L'infirmière Emily Enos charge le vaccin Moderna Covid-19 dans une seringue avant la distribution des vaccins aux personnes âgées de plus de 65 ans qui se retrouvent sans abri à la Mission de Los Angeles, dans le quartier de Skid Row du centre-ville de Los Angeles, en Californie, le 10 février 2021, alors que la lutte contre la pandémie de coronavirus se poursuit. (Frederic J. BROWN / AFP)
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Publié le Jeudi 18 février 2021

Virus: l'UE achète à Moderna 300 millions de doses, l'ONU réclame un "plan mondial de vaccination"

  • L'Organisation mondiale de la Santé, faisant état d'une chute de 16% des nouveaux cas dans le monde, a prévenu cependant que "le feu n'est pas éteint", plus d'un an après le début de la pandémie qui a fait plus de 2,4 millions de morts
  • Au Japon, des professionnels de santé volontaires ont été les premiers mercredi à recevoir le vaccin suite au feu vert obtenu dimanche par le groupe Pfizer dans l'archipel

BRUXELLES : L'UE a annoncé mercredi un accord pour acheter 300 millions de doses supplémentaires du vaccin Moderna contre le Covid-19, accélérant la course à l'immunisation au moment où le secrétaire général de l'ONU appelait à bâtir un "plan mondial de vaccination". 

L'Organisation mondiale de la Santé, faisant état d'une chute de 16% des nouveaux cas dans le monde, a prévenu cependant que "le feu n'est pas éteint", plus d'un an après le début de la pandémie qui a fait plus de 2,4 millions de morts.

"Le monde a urgemment besoin d'un plan mondial de vaccination pour rassembler tous ceux qui ont la puissance, l'expertise scientifique et les capacités de production et financières requises", a lancé le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, mercredi devant les pays du G20.

Sur le front européen, le nouvel accord, annoncé par la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, porte sur l'achat de 150 millions de doses du vaccin du laboratoire américain Moderna, destinées à être livrées aux 3e et 4e trimestres 2021, avec une option de 150 millions de doses supplémentaires en 2022.

Critiquée pour les ratés de la vaccination, la Commission a dévoilé le même jour un plan pour mieux surveiller les mutations du coronavirus. 

Baptisé Hera Incubator, ce projet sera doté de 75 millions d'euros. Quelque 150 millions d'euros supplémentaires seront engagés pour renforcer la recherche.

"Par tous les moyens" 

A Washington, le secrétaire d'Etat Antony Blinken a annoncé que les Etats-Unis allaient verser d'ici fin février plus de 200 millions de dollars à l'Organisation mondiale de la santé, après avoir annulé le plan de retrait de Donald Trump de cette organisation.

En Allemagne, le variant britannique du virus, qui représente plus de 20% des cas, est en voie d'y devenir "dominant", a prévenu mercredi le ministre de la Santé, Jens Spahn.

Devant le danger toujours présent, le nouveau Premier ministre italien Mario Draghi s'est fixé mercredi comme "principal devoir" de "combattre la pandémie par tous les moyens" dans son pays, où le Covid-19 a fait près de 100.000 morts.

Le président américain Joe Biden a lui appelé à "frapper fort" pour soutenir économiquement la population, avec un gigantesque plan de sauvetage de 1.900 milliards de dollars. "Il faut dépenser maintenant", a-t-il martelé.

EN BREF La Covid-19 dans le monde

L'OMS a dévoilé mardi des chiffres révélant une nette baisse des contaminations et des décès liés au Covid-19 dans le monde la semaine dernière. Mais elle se garde bien de crier victoire.

Le nombre de nouveaux cas a reculé de 16% à 2,7 millions de cas, selon elle. Le nombre de nouveaux décès signalés a également diminué de 10% par rapport à la semaine précédente, à 81.000.

La pandémie a fait au moins 2.419.730 morts dans le monde, selon un bilan établi par l'AFP mercredi.

La vaccination dans le monde

Au Japon, des professionnels de santé volontaires ont été les premiers mercredi à recevoir le vaccin suite au feu vert obtenu dimanche par le groupe Pfizer dans l'archipel. La vaccination n'y sera pas étendue aux personnes âgées avant avril.

Au Brésil, une expérience unique au monde a commencé à Serrana, une petite ville de l'Etat de Sao Paulo : vacciner toute la population adulte, afin d'étudier l'évolution de la pandémie face au vaccin s'il est utilisé en masse. 

La campagne de vaccination a commencé mercredi en Afrique du Sud. La première dose du lot de 80.000 vaccins du laboratoire américain Johnson & Johnson a été administrée devant les caméras à une infirmière en maternité de l'hôpital de Khayelitsha, important township du Cap.

Le président Cyril Ramaphosa y a été vacciné dans la foulée. "C'est un jour important pour notre pays", a-t-il dit.

En Indonésie c'est la deuxième phase de vaccination qui a été lancée, visant les travailleurs à risque et les plus âgés.

Au Venezuela, la campagne de vaccination avec le vaccin russe Spoutnik V débutera jeudi par le personnel de santé et des fonctionnaires, a annoncé le président Nicolas Maduro. 

Dans la bande de Gaza sous blocus israélien, un premier lot de 1.000 vaccins était en train d'être acheminé, selon les autorités israéliennes qui en avaient auparavant bloqué le transfert.

La question centrale de la vaccination était au menu du Conseil de sécurité de l'ONU mercredi. Le Mexique a annoncé qu'il allait soulever le problème de l'inégalité d'accès. Le Royaume-Uni allait faire pression pour des cessez-le-feu dans les zones de conflit pour y vacciner contre le coronavirus.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.