L' Afrique du Sud, premier pays à utiliser les vaccins de Johnson & Johnson

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa se fait vacciner contre la COVID-19 à l’hôpital Khayelitsha du Cap le 17 février 2021. (AFP)
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa se fait vacciner contre la COVID-19 à l’hôpital Khayelitsha du Cap le 17 février 2021. (AFP)
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Publié le Jeudi 18 février 2021

L' Afrique du Sud, premier pays à utiliser les vaccins de Johnson & Johnson

  • Livrés en toute discrétion tard dans la soirée, à l'aéroport de Johannesburg, les précieux vaccins qui s'administrent en dose unique ont été transférés dans un local sécurisé avant d'être distribués dans 32 centres de vaccination à travers le pays
  • L'Afrique du Sud traverse une deuxième vague de coronavirus, largement causée par le variant local, réputé plus contagieux. Il compte près d'1,5 million de cas d'infection et plus de 48.300 décès

LE CAP: La campagne de vaccination contre le coronavirus, initialement reportée, a commencé mercredi en Afrique du Sud, qui est ainsi devenue le premier pays au monde à utiliser les doses du laboratoire Johnson & Johnson, a constaté un journaliste de l'AFP. 

La première dose du lot de 80.000 vaccins reçu la veille a été administrée devant les caméras à une infirmière en maternité de l'hôpital de Khayelitsha, important township du Cap, a constaté une journaliste de l'AFP. 

Cyril Ramaphosa y a été vacciné dans la foulée. Avant de retirer sa veste et remonter sa manche, le président sud-africain a demandé à l'infirmière qui lui administrait la piqûre s'il y avait des effets secondaires.

Livrés en toute discrétion tard dans la soirée, à l'aéroport de Johannesburg, les précieux vaccins qui s'administrent en dose unique ont été transférés dans un local sécurisé avant d'être distribués dans 32 centres de vaccination à travers le pays.

Les premières vaccinations sont destinées aux 1,2 million de personnels de santé.

Une livraison supplémentaire de 420.000 doses est attendue dans les prochaines semaines, a assuré le gouvernement. Au total, neuf millions ont été commandées au laboratoire américain.

Ils seront complétés par 20 millions de vaccins Pfizer. Et l'Afrique du Sud recevra aussi d'autres lots via l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l'Union africaine (UA).

A la traîne dans la course à la vaccination, l'Afrique du Sud, pays officiellement le plus touché du continent par la pandémie, devait commencer à immuniser sa population de 59 millions au début du mois, avec un million de vaccins britanniques de l'alliance AstraZeneca/Oxford. 

Ce premier lot avait été réceptionné début février en grande pompe, en présence du président Ramaphosa sur le tarmac.

Mais quelques jours plus tard, une étude révélant une efficacité "limitée" du vaccin d'AstraZeneca contre le variant sud-africain baptisé 501Y.V2, avait contraint le gouvernement à suspendre sa campagne de vaccination.

Les experts de l'OMS ont toutefois recommandé l'utilisation du vaccin britannique dans les pays où des variants sont présents.

L'UA, qui a sécurisé l'acquisition d'environ 270 millions de doses pour le continent, a également affirmé qu'elle n'écarterait pas AstraZeneca. Le Malawi a déjà déclaré poursuivre l'achat de ces vaccins.

Le gouvernement sud-africain a annoncé mardi proposer le million de vaccins britanniques en sa possession à l'UA, pour qu'ils soient redistribués.

L'Afrique du Sud traverse une deuxième vague de coronavirus, largement causée par le variant local, réputé plus contagieux. Il compte près d'1,5 million de cas d'infection et plus de 48.300 décès. 

Mais les courbes se sont récemment infléchies, les nouveaux cas passant sous la barre des 2.000 par jour, contre plus de 20.000 fin décembre.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.