SAN FRANCISCO: Facebook, Amazon, Netflix et d'autres piliers des technologies tentent de faire valoir leurs arguments contre le gel des visas décidé en juin par le président Donald Trump, qui nuit selon eux à tous les acteurs de l'économie américaine.
Dans un document appuyant une plainte de la Chambre américaine du Commerce contre le gouvernement, quelque 50 entreprises et organisations affirment que le gel des cartes vertes et de certains visas de travail "va freiner l'innovation, entraver la croissance et au final nuire de façon irréparable aux travailleurs, aux entreprises et à l'économie américaine en général".
Les visa H-1B très utilisés dans le secteur des hautes technologies sont particulièrement cruciaux, assurent-elles. Les géants de la Tech ont décidé de se faire ainsi entendre via un "amicus curiae", qui permet à un acteur non partie d'un litige d'intervenir dans la procédure pour aider une instance juridique à prendre sa décision.
Donald Trump a assuré qu'il voulait aider les travailleurs américains, confrontés à la forte hausse du chômage liée à la pandémie et qui a atteint 10,2% de la population active en juillet contre 3,5% en février.
Visas "L"
La Silicon Valley, berceau de start-up et licornes devenues des leaders planétaires, dépend lourdement des immigrants qualifiés pour répondre à la forte demande en ingénieurs, spécialistes des données, développeurs informatiques, etc. "Depuis des décennies, les sociétés américaines ont accueilli des milliers de travailleurs motivés et ultra-qualifiés venus de l'étranger via des programmes de visas temporaires", rappellent les signataires.
Les visas H-1B sont octroyés chaque année à 85.000 personnes. Le décret signé en juin met aussi en pause les visas L, utilisés par les multinationales pour transférer leurs propres employés, la plupart des visas J utilisés pour les étudiants-chercheurs et d'autres visas de travail.
Ces programmes ont permis "d'attirer les meilleurs talents, y compris des ingénieurs, des docteurs, des banquiers, des chercheurs, des développeurs informatiques et des dirigeants dans les technologies - au moment où la compétition mondiale pour attirer les meilleurs est de plus en plus forte", font valoir les organisations. Elles soulignent que des présidents issus des deux partis politiques ont fait l'éloge de ces visas dans le passé.
A l'annonce de Donald Trump, de nombreux dirigeants de groupes et filiales de la Silicon Valley eux-mêmes issus de l'immigration s'étaient indignés sur Twitter. "Dans mon expérience, ces compétences technologiques permettent de créer des emplois", avait ainsi réagi Elon Musk, le patron de Tesla né en Afrique du Sud, "pas du tout d'accord" avec la décision présidentielle.
Vers 9H40 (heure de paris) le CAC 40 cédait 0,76% à 8.155,97 points, soit un recul de 62,32 points. Vendredi, l'indice vedette parisien avait perdu 0,32%.
"Les tensions au Moyen-orient s'intensifient à nouveau", ce qui "complique la perspective d'un accord imminent" dans la région, s'inquiètent les analystes de la Deutsche Bank.
Israël et l'Iran ont lancé lundi des attaques réciproques après le tir de missiles par Téhéran en direction du territoire israélien, menaçant la trêve en vigueur et les espoirs de Donald Trump d'arriver à un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Deux mois après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu précaire dans une guerre qui dure depuis 100 jours, la région menace de s'embraser une nouvelle fois, malgré les appels du président américain à la retenue adressés à Israël.
Jérusalem s'est réveillé au son des explosions et des alertes, ont constaté des journalistes AFP. L'armée a fait état de deux nouveaux barrages de missiles iraniens visant le pays, après deux premières salves la veille.
Quelques heures plus tôt, la télévision d'Etat iranienne avait rapporté des explosions à Téhéran et dans les villes de Tabriz (nord-ouest) et Ispahan (centre), au moment où l'armée israélienne annonçait que son aviation avait bombardé "des cibles militaires".
Comme à chaque regain de tension dans la région, le prix du brut augmente: vers 9H40, le baril de Brent, référence européenne, gagnait 4,95% à 97,70 dollars, et celui de West Texas Intermediate, son équivalent américain, prenait 4,58% à 94,69 dollars.
Les taux d'intérêt étaient orientés à la hausse: le rendement de la dette allemande à dix ans, référence en Europe, atteignait 3,06%, contre 3,04% vendredi soir. Son équivalent français atteignait 3,82%, contre 3?80% vendredi soir.
TotalEnergies profite de la hausse des prix du pétrole
Le groupe énergétique français TotalEnergies (+0,80% à 77,99 euros) profite de la nouvelle hausse des prix du brut.
Sanofi, un traitement anticancereux approuvé par l'UE
Le géant pharmaceutique français Sanofi (-0,56% à 77,51 euros) a annoncé lundi avoir obtenu l'approbation de la Commission européenne de son traitement anticancéreux Sarclisa en formulation sous-cutanée, via un injecteur portable, pour traiter le myélome multiple.








