Accord Israël-Egypte pour la construction d'un gazoduc offshore

Les deux ministres se sont mis d'accord sur la construction d'un gazoduc offshore reliant les champs gaziers de Leviathan à des installations de liquéfaction en Egypte.(AFP)
Les deux ministres se sont mis d'accord sur la construction d'un gazoduc offshore reliant les champs gaziers de Leviathan à des installations de liquéfaction en Egypte.(AFP)
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Publié le Dimanche 21 février 2021

Accord Israël-Egypte pour la construction d'un gazoduc offshore

  • Cet accord a été annoncé lors de la visite à Jérusalem du ministre égyptien de l'Energie, Tarek al-Moulla, au cours de laquelle il s'est entretenu avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le chef de la diplomatie Gabi Ashkenazi et son homologue
  • «Nous avons tenu des rencontres entre nos équipes dans le but de renforcer la coopération entre nos deux pays en matière d'énergie et en particulier en ce qui concerne le gaz naturel»

JERUSALEM : Les ministres israélien et égyptien de l'Energie se sont entendus dimanche pour construire un nouveau gazoduc entre le gisement offshore de Leviathan, en Méditerranée orientale, et l'Egypte afin d'accroître les livraisons de gaz naturel liquéfié vers l'Europe, ont indiqué à l'AFP des sources israéliennes proches des discussions.

Cet accord a été annoncé lors de la visite à Jérusalem du ministre égyptien de l'Energie, Tarek al-Moulla, au cours de laquelle il s'est entretenu avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le chef de la diplomatie Gabi Ashkenazi et son homologue Yoni Steinitz.

«Nous avons tenu des rencontres entre nos équipes dans le but de renforcer la coopération entre nos deux pays en matière d'énergie et en particulier en ce qui concerne le gaz naturel», a indiqué le ministre égyptien lors d'une déclaration commune.

«Les deux ministres se sont mis d'accord sur la construction d'un gazoduc offshore reliant les champs gaziers de Leviathan à des installations de liquéfaction en Egypte», ont déclaré à l'AFP des sources proches des négociations.

Et cela «afin d'accroître les exportations de gaz vers l'Europe à partir des installations de liquéfaction en Egypte et ainsi répondre à la demande croissante de l'Europe pour le gaz naturel», ont-elles ajouté.

Après une décennie de travaux et des milliards investis, le gisement gazier de Leviathan, «plus important projet énergétique de l'histoire d'Israël», avait extrait en décembre 2019 ses premières vapeurs d'or bleu avec l'ambition de faire de l'Etat hébreu une «puissance» énergétique régionale.

Peu après le lancement de la production de Leviathan, l'Egypte, premier pays arabe à signer la paix avec Israël, en 1979, avait annoncé avoir ses premières livraisons de gaz israélien via le pipeline sous-marin EMG reliant la ville israélienne d'Ashkelon à El-Arich.

Interrogé par l'AFP, une source proche du dossier des négociations égypto-israéliennes a indiqué ne pas être en mesure de savoir si le nouveau pipeline allait se greffer au gazoduc EMG ou si le gaz allait se rendre directement du gisement Leviathan à l'Egypte.

Découvert en 2010, ce gisement, situé à 130 km des côtes de Haïfa, dans le nord d'Israël, renferme des ressources exploitables chiffrées à environ 605 milliards de m3 de gaz naturel, selon le consortium israélo-américain qui pilote ce projet.

 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.