Echange de prisonniers entre Israël et la Syrie via une médiation russe

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov rencontre l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Geir Pedersen à Moscou le 18 février 2021.(AFP)
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov rencontre l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Geir Pedersen à Moscou le 18 février 2021.(AFP)
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Publié le Jeudi 18 février 2021

Echange de prisonniers entre Israël et la Syrie via une médiation russe

  • Dans un premier temps l'armée israélienne a indiqué avoir remis à la Syrie deux «bergers» qui avaient été interpellés il y a «quelques semaines» après avoir franchi la frontière disputée dans la partie du plateau syrien du Golan occupée par l'Etat hébreu
  • «En accord avec les directives du gouvernement israélien, l'armée a renvoyé deux bergers en territoire syrien», a-t-elle indiqué, précisant que les deux hommes avaient été remis à la Croix-Rouge internationale (CICR) à Qouneïtra, en Syrie

JERUSALEM : Les autorités israéliennes et syriennes ont annoncé jeudi soir un échange de prisonniers entre les deux pays à la faveur d'une médiation de la Russie. 

Dans un premier temps l'armée israélienne a indiqué avoir remis à la Syrie deux «bergers» qui avaient été interpellés il y a «quelques semaines» après avoir franchi la frontière disputée dans la partie du plateau syrien du Golan occupée par l'Etat hébreu. 

«En accord avec les directives du gouvernement israélien, l'armée a renvoyé deux bergers en territoire syrien», a-t-elle indiqué, précisant que les deux hommes avaient été remis à la Croix-Rouge internationale (CICR) à Qouneïtra, en Syrie. 

Les deux hommes avaient été arrêtés «au cours des dernières semaines» après avoir «traversé la ligne Alpha», frontière de facto entre la Syrie et Israël sur la partie du Golan annexée par l'Etat hébreu.

La Syrie a ensuite confirmé la libération de ces deux prisonniers syriens et les a identifiés comme étant Mohamed Hussein et Tarek Al-Obeidan.

Leur libération intervient à la suite de «l'échange qui a commencé la veille avec une médiation russe» et qui, selon l'agence de presse syrienne officielle Sana, a permis de libérer mercredi une militante syrienne, Nihal al-Mokt, contre une jeune israélienne qui serait entrée «par erreur» en sol syrien.

Mardi soir, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait tenu une réunion d'urgence de son cabinet sur la situation «humanitaire» en Syrie, ce qui détonnait des discussions habituelles concernant la situation «sécuritaire» dans ce pays en guerre.

Questionné mercredi sur un possible échange de prisonniers avec la Syrie par le biais d'une médiation russe, M. Netanyahu a affirmé qu'il «s'agissait d'une question de vie ou de mort».

«J'utilise mes contacts personnels avec le président Poutine pour résoudre le problème», avait ajouté M. Netanyahu dans une interview à la radio militaire israélienne au cours de laquelle il a évoqué une affaire «sensible».

Israël et la Syrie, qui sont toujours techniquement en guerre, sont séparés par une frontière de facto au niveau du plateau du Golan, qu'Israël occupe en partie depuis la fin de la guerre des Six-Jours en 1967.  

Au cours des dernières années, l'armée israélienne a par ailleurs multiplié les frappes contre des éléments jugés favorables à l'Iran, son grand ennemi, en sol syrien. 

 


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com