La coalition anti-Daech installera une base militaire sur la frontière turco-syrienne

Un convoi de véhicules militaires américains traverse la ville de Qahtaniyah, dans le nord-est de la Syrie, à la frontière avec la Turquie (Photo, AFP).
Un convoi de véhicules militaires américains traverse la ville de Qahtaniyah, dans le nord-est de la Syrie, à la frontière avec la Turquie (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 17 février 2021

La coalition anti-Daech installera une base militaire sur la frontière turco-syrienne

  • La base sera installée dans la région d'Ain Dewar, dans la province de Hasakah, au nord-est de la Syrie
  • L'Observatoire syrien des droits de l'homme a confirmé l'arrivée du nouveau convoi de la coalition, avec plus de 50 véhicules et camions, sur le territoire syrien la semaine dernière

ANKARA: La coalition anti-Daech dirigée par les États-Unis doit instaurer une nouvelle base militaire le long de la frontière turco-syrienne dans le but d’éliminer tous les restes de l'organisation terroriste - une priorité politique essentielle au Moyen-Orient de l'administration du président américain Joe Biden.

La base sera installée dans la région d'Ain Dewar, dans la province de Hasakah, au nord-est de la Syrie.

Le mois dernier, la police militaire russe a été déployée près d'une autoroute utilisée par les États-Unis dans le village d'Ain Dewar, au nord de la ville de Derik, pour envoyer des renforts logistiques et militaires à ses bases en Irak.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme a confirmé l'arrivée du nouveau convoi de la coalition, avec plus de 50 véhicules et camions, sur le territoire syrien la semaine dernière.

Le convoi militaire, transportant des véhicules blindés, du matériel logistique et des armes, aurait été vu en train de traverser le nord-est de la Syrie depuis la zone contrôlée par le gouvernement régional du Kurdistan dans le nord de l'Iraq.

La coopération locale potentielle avec les Unités de protection du peuple syrien (YPG) dans la lutte contre Daech devrait susciter la colère d'Ankara car cette dernière considère le groupe comme une organisation terroriste en raison de ses liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Washington a annoncé la formation d'une large coalition internationale pour vaincre Daech en septembre 2014, et Ankara a commencé à participer à la coalition l'année suivante en ouvrant sa base aérienne d'Incirlik au sud, aux forces de la coalition.

Nicholas Heras, directeur des relations gouvernementales à l'Institut pour les études de la guerre basé à Washington, a affirmé que l'installation d'une nouvelle base à Ain Dewar était une décision logique si les États-Unis envisagent d'avoir une présence à long terme dans le nord-est de la Syrie.

«La base serait située près du point d'entrée le plus important dans le nord-est de la Syrie depuis la région du Kurdistan d'Irak, où la plupart des lignes terrestres de ravitaillement et de renfort pour la campagne militaire contre-Daech entrent en Syrie», a-t-il déclaré à Arab News.

Heras a également constaté que les Américains pourraient également déployer des moyens aériens, tels que des drones, à partir de la base, ce qui serait utile pour la reconnaissance et pour cibler les principaux dirigeants restants de Daech.

«Toutefois, Ain Dewar est une base d'opérations avancée, ce n'est pas une base de la même importance, les mêmes installations et la même durée qu’Incirlik", a-t-il ajouté.

«Incirlik est une installation majeure qui joue un rôle important dans la planification de l'OTAN depuis plus d'un demi-siècle. Le but d'Incirlik est stratégique: soutenir les opérations de l'OTAN contre une grande puissance rivale, en particulier la Russie.

Heras a aussi souligné que la base d'Ain Dewar était destinée à soutenir une campagne militaire spécifique dans un endroit spécifique, une campagne de contre-terrorisme dans le nord-est de la Syrie contre Daech.

«Incirlik n'est pas nécessaire pour renforcer Ain Dewar, qui serait probablement consolidée par la base de l'aéroport d'Erbil», a-t-il avoué.

Navvar Saban, analyste militaire du Centre d'études stratégiques d'Omran installé à Istanbul, a déclaré à Arab News que la nouvelle base était chose obligatoire pour la stratégie américaine dans la région.

«Après le retrait de plusieurs troupes américaines de la région, la présence américaine était remise en question par les milices pro-iraniennes et Daech qui menaient des attaques interminable. Par conséquent, c'était une stratégie primordiale dans le but de protéger la zone de l'attaque des groupes terroristes », a souligné Saban.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les ambassades américaines au Moyen-Orient ferment alors que la guerre avec l’Iran s’intensifie

Des ambassades américaines ont été fermées à travers le Golfe. (AFP)
Des ambassades américaines ont été fermées à travers le Golfe. (AFP)
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  • Des alertes de sécurité ont été émises à l’attention des citoyens américains, leur conseillant de quitter les lieux lorsque cela est possible

Alors que le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran s’intensifie, les ambassades américaines à travers le Moyen-Orient sont passées en mode d’urgence, multipliant les alertes de sécurité, suspendant leurs services et appelant les ressortissants américains à prendre des précautions immédiates.

En Arabie saoudite, l’Ambassade des États-Unis à Riyad a fermé ses portes après que des drones iraniens ont frappé le complexe, provoquant des dégâts mineurs et un petit incendie. La mission a annulé tous les rendez-vous consulaires, qu’ils soient de routine ou d’urgence, et conseillé aux Américains à Riyad, Djeddah et Dhahran de rester confinés chez eux. Il leur a également été demandé d’éviter les abords de l’ambassade jusqu’à nouvel ordre.

Au Koweït, l’Ambassade des États-Unis à Koweït City a demandé à son personnel ainsi qu’aux citoyens américains présents dans le pays de rester à l’intérieur face à la menace persistante de missiles et de drones. L’ambassade a averti la population de ne pas s’approcher du complexe, de rester loin des fenêtres et de suivre les alertes officielles.

L’Ambassade des États-Unis à Bahreïn a également suspendu ses opérations normales. Les avis de sécurité invitent les personnes à se mettre à l’abri à l’intérieur et à faire preuve de vigilance, avertissant que des zones civiles pourraient être exposées au risque à mesure que les tensions régionales s’aggravent.

Au Qatar, qui abrite la grande base militaire américaine d’Al Udeid, l’Ambassade des États-Unis au Qatar a diffusé des consignes similaires, demandant aux Américains de rester confinés et de se préparer à d’éventuelles perturbations. L’alerte insiste sur la nécessité de demeurer dans des lieux sécurisés et de disposer de provisions essentielles.

En Jordanie, l’Ambassade des États-Unis en Jordanie a averti que des missiles, roquettes ou drones pourraient pénétrer l’espace aérien jordanien à mesure que le conflit évolue. Les citoyens américains ont été encouragés à rester vigilants et prêts à se mettre à l’abri en cas de sirènes ou d’alertes officielles.

En Israël, où les hostilités sont directement liées à la confrontation plus large avec l’Iran, l’Ambassade des États-Unis en Israël a recommandé aux Américains de revoir leurs plans de sécurité personnels. Elle a indiqué que sa capacité à faciliter les départs pourrait être limitée dans les conditions actuelles et a exhorté les citoyens à suivre attentivement les directives officielles.

Au-delà des alertes nationales, le Département d’État des États-Unis a élargi ses avis régionaux, appelant les Américains présents dans plusieurs pays du Moyen-Orient à envisager un départ en raison de la dégradation de la situation sécuritaire. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com