Enfants détenus en Syrie: un député et un sénateur dénoncent la «lâcheté» de la France

Ces femmes et enfants sont détenus depuis parfois plus de trois ans «dans des conditions inhumaines, en zone de guerre, dans des camps insalubres gérés par les forces kurdes» (Photo, AFP).
Ces femmes et enfants sont détenus depuis parfois plus de trois ans «dans des conditions inhumaines, en zone de guerre, dans des camps insalubres gérés par les forces kurdes» (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 17 février 2021

Enfants détenus en Syrie: un député et un sénateur dénoncent la «lâcheté» de la France

  • «La France, qui se veut la patrie des droits de l'Homme, ne peut rester sans rien faire face à cette situation dramatique», estiment les élus
  • Le retour de ces Français qui avaient rejoint l'Etat islamique est un sujet sensible dans un pays marqué par les attentats jihadistes perpétrés sur son sol depuis 2015

PARIS: Un député UDI et un sénateur communiste ont dénoncé mardi la « lâcheté » de la France qui « abandonne » des femmes et enfants détenus « dans des conditions inhumaines » en Syrie, et appelé leurs collègues du parlement à se mobiliser pour leur rapatriement.

« La France, qui se veut la patrie des droits de l'Homme, ne peut rester sans rien faire face à cette situation dramatique », ont déclaré Pierre Morel-A-L'Huissier, député de Lozère, et Pierre Laurent, sénateur de Paris, lors d'une conférence de presse à Paris.

Indignés par « l'immobilisme de Paris » qui ne rapatrie qu' « au compte-goutte » alors qu'il y a « urgence » pour les quelque 80 femmes et 200 enfants toujours détenus en Syrie, ils ont écrit à leurs collègues de tous bords pour les appeler à faire preuve de « courage politique » et à réclamer avec eux à l'Elysée un rapatriement général.

Le retour de ces Français qui avaient rejoint l'Etat islamique est un sujet sensible dans un pays marqué par les attentats jihadistes perpétrés sur son sol depuis 2015, admettent-ils.

Mais ces femmes et enfants sont détenus depuis parfois plus de trois ans « dans des conditions inhumaines, en zone de guerre, dans des camps insalubres gérés par les forces kurdes où règnent la terreur et la violence », écrit Morel-A-L'Huissier.

« Le président de la République affirmait en mai 2019 que +la France (était) une nation qui n'abandonn(ait) jamais ses enfants, où qu'ils se trouvent. La France les abandonne pourtant, alors qu'ils ont tous ou presque moins de six ans », déplore-t-il.

« Au prétexte que l'opinion publique française serait majoritairement hostile au retour des mères et des enfants, la France fait le choix de les sacrifier » et « cette inertie résonne comme une lâcheté politique profondément inhumaine et irresponsable », dit-il. « Car il est inhumain de laisser des enfants français périr dans ces camps, et irresponsable de ne pas rapatrier nos ressortissants comme l'ont fait d'autres pays ».

« Ces enfants ne sont coupables de rien, les laisser périr en Syrie est indigne d'une démocratie comme la nôtre », écrit de son côté Laurent. Quant à leurs mères, « elles doivent répondre de leurs actes dans le seul pays où elles sont judiciarisées, la France ».

Les deux hommes ont également rappelé que les Kurdes, qui gèrent ces camps, comme plusieurs instances de l'ONU ou européennes, ont appelé les États comme la France à rapatrier ces femmes et enfants.

Paris maintient depuis des années une politique de retour au cas par cas pour ces enfants (35, majoritairement des orphelins, ont été rapatriés jusqu'ici) et estime que les adultes devraient être jugés sur place.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.