Australie: les géants la tech lancent un code pour lutter contre la désinformation

DIGI, qui compte Facebook, Google, Twitter, Microsoft, TikTok et Redbubble, s'est engagé à prendre une série de mesures: mentionner les faux contenus sur leurs plateformes et donner la priorité aux sources d'informations crédibles (Photo, AFP).
DIGI, qui compte Facebook, Google, Twitter, Microsoft, TikTok et Redbubble, s'est engagé à prendre une série de mesures: mentionner les faux contenus sur leurs plateformes et donner la priorité aux sources d'informations crédibles (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 22 février 2021

Australie: les géants la tech lancent un code pour lutter contre la désinformation

  • «Tous les signataires s'engagent à prendre des mesures pour protéger les Australiens contre la désinformation en ligne et à adopter d'autres mesures évolutives pour réduire sa diffusion et sa visibilité»
  • Ces mesures, qui codifient largement des pratiques existantes, viseraient également la publicité payante et les contenus partagés par les utilisateurs

SYDNEY: Les géants internationaux de la tech présents en Australie ont dévoilé lundi, à la demande du gouvernement, un code de bonnes pratiques destiné à réduire la propagation de fausses informations sur internet.

Le groupe de pression DIGI, qui compte Facebook, Google, Twitter, Microsoft, TikTok et Redbubble, s'est engagé à prendre une série de mesures, notamment à mentionner les faux contenus sur leurs plateformes et à donner la priorité aux sources d'informations crédibles.

Ils ont également accepté de suspendre ou de désactiver les faux comptes et les comptes suspects, y compris les bots (programmes informatiques automatisés, NDLR) qui diffusent sur leurs plateformes.

Ces mesures, qui codifient largement des pratiques existantes, viseraient également la publicité payante et les contenus partagés par les utilisateurs.

"Tous les signataires s'engagent à prendre des mesures pour protéger les Australiens contre la désinformation en ligne et à adopter d'autres mesures évolutives pour réduire sa diffusion et sa visibilité", a déclaré le groupe lors de la publication de ce code de 29 pages. 

Il a été élaboré en réponse à une enquête gouvernementale sur le rôle des plateformes en ligne dans la diffusion de fausses informations ou de la désinformation.

Ce problème est devenu particulièrement sensible lors des feux de forêts qui ont ravagé l'immense île-continent fin 2019- début 2020 et depuis le début de la pandémie de coronavirus. 

Le ministère de la Santé australien cesse toute publicité sur Facebook

Le ministère australien de la Santé a annoncé lundi sa décision de ne plus faire de campagne de promotion sur Facebook, une mesure de rétorsion prise contre le réseau social qui bloque les contenus d'actualité afin de protester contre un projet de loi soutenu par le gouvernement.

Ce blocage intervient au moment du lancement de la campagne de vaccination contre la Covid-19 en Australie dans laquelle le gouvernement a investi quelque 16,5 millions d'euros afin de la promouvoir auprès de la population et tenter ainsi de contrer les théories complotistes des anti-vaccins.

Le ministre de la Santé Greg Hunt a annoncé dimanche que son ministère continuera à financer cette campagne de publicité mais pas sur Facebook.

L'Australie est en conflit avec Facebook au sujet d'une projet de loi qui vise à contraindre les géants de la tech à rémunérer les médias pour la reprise de leurs contenus.

"Les fausses informations peuvent causer de graves dommages aux individus et à la société", a estimé l'Autorité gouvernementale chargée de la communication et des médias (ACMA), chargée de superviser la mise en oeuvre de ce code. 

L'ACMA a indiqué lundi qu'en 2020 plus des deux tiers des Australiens ont exprimé leur inquiétude quant à l'ampleur de la désinformation en ligne.

Sa présidente, Nerida O'Loughlin, a salué l'approche "proportionnée et souple" de ce code.

Les signataires ont convenu de faire rapport d'étape de ce code au gouvernement avant la fin juin, puis de publier des rapports annuels.

Le ministre des communications, Paul Fletcher, a averti lundi les entreprises technologiques que le gouvernement "surveillera attentivement" la mise en oeuvre de ces mesures.

L'action de lutte contre la désinformation du gouvernement conservateur australien intervient au moment où il entend faire adopter une loi visant à contraindre les géants de la tech à rémunérer les médias pour la reprise de leurs contenus d'actualité sur leurs plateformes.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.