L'Arabie saoudite signe le tout premier accord militaire avec les Émirats arabes unis

Saudi Arabian Military Industries (Sami), filiale qui est la propriété exclusive de Public Investment Fund (PIF), a signé un accord de coopération avec Nimr, entreprise située à Abu Dhabi. Cela marque la première collaboration militaire entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis (Photo fournie)
Saudi Arabian Military Industries (Sami), filiale qui est la propriété exclusive de Public Investment Fund (PIF), a signé un accord de coopération avec Nimr, entreprise située à Abu Dhabi. Cela marque la première collaboration militaire entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis (Photo fournie)
Saudi Arabian Military Industries (Sami), filiale qui est la propriété exclusive de Public Investment Fund (PIF), a signé un accord de coopération avec Nimr, entreprise située à Abu Dhabi. Cela marque la première collaboration militaire entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis (Photo fournie)
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Saudi Arabian Military Industries (Sami), filiale qui est la propriété exclusive de Public Investment Fund (PIF), a signé un accord de coopération avec Nimr, entreprise située à Abu Dhabi. Cela marque la première collaboration militaire entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis (Photo fournie)
Saudi Arabian Military Industries (Sami), filiale qui est la propriété exclusive de Public Investment Fund (PIF), a signé un accord de coopération avec Nimr, entreprise située à Abu Dhabi. Cela marque la première collaboration militaire entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis (Photo fournie)
Cet accord est la première étape d’une joint-venture à long terme entre les deux sociétés, qui verra bientôt SAMI recevoir une licence pour développer les véhicules militaires JAIS 4x4 de NIMR (Photo fourni)
Cet accord est la première étape d’une joint-venture à long terme entre les deux sociétés, qui verra bientôt SAMI recevoir une licence pour développer les véhicules militaires JAIS 4x4 de NIMR (Photo fourni)
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Publié le Lundi 22 février 2021

L'Arabie saoudite signe le tout premier accord militaire avec les Émirats arabes unis

  • Saudi Arabian Military Industries  vient de signer un accord de coopération avec l’entreprise Nimr, basée à Abu Dhabi
  • Cet accord constitue la première étape d’un projet conjoint à long terme entre les deux sociétés

DUBAÏ: Saudi Arabian Military Industries (Sami), filiale qui est la propriété exclusive du Public Investment Fund (PIF), vient de signer un accord de coopération avec la société Nimr, une entreprise située à Abu Dhabi. Cette alliance marque la première collaboration militaire entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis (EAU).  

La cérémonie de signature a eu lieu en marge de l’International Defence Exhibition & Conference (exposition et conférence internationale de la défense, ou Idex) qui s'est déroulée au Centre national des expositions d'Abu Dhabi.  

Cet accord est la première étape d’un projet conjoint à long terme entre les deux sociétés, dans lequel il est prévu que le groupe Sami reçoive bientôt une licence pour développer les véhicules militaires Jais 4x4 de Nimr.  

Walid Abukhaled, PDG de Sami, déclare: «Nous sommes heureux d'assister à l'aboutissement des efforts communs que nous avons entrepris au cours de l'année écoulée, alors que nous signons cet accord destiné à transférer la technologie et les connaissances au secteur de la fabrication d’équipement de défense en Arabie saoudite. Cela permet de contribuer à l'objectif de la Vision 2030 du pays, qui a pour objectif de concentrer localement plus de 50% des dépenses d'équipement militaire d'ici à 2030.»  

«Sami a choisi Nimr comme partenaire local privilégié en raison de sa position stratégique en tant que catalyseur clé de la Vision 2030 saoudienne. Cette réalisation soutient également les efforts du PIF à travers Sami pour concentrer localement des technologies et une expérience de pointe ainsi que pour établir des partenariats économiques stratégiques.»  

Faisal al-Bannai, PDG et directeur général d'Edge, la société mère de Nimr, affirme: «La consolidation des relations stratégiques est un pilier clé de la stratégie d'Edge et nous sommes impatients de poursuivre cet engagement avec nos collègues de Sami.»  

«Cet accord représente la première collaboration militaire entre l'Arabie saoudite et les EAU et il constitue une étape majeure dans le renforcement des relations, déjà solides, entre nos nations respectives.»  

Nimr fait partie d'un ensemble de vingt-cinq entreprises au sein du groupe technologique Edge, situé à Abu Dhabi.  

Lancée en mai 2017, Sami est une société d’industrie militaire appartenant à l’État qui a pour objectif de concentrer localement 50% des dépenses militaires totales du gouvernement saoudien d’ici à 2030.  

Dimanche dernier, Sami a signé un accord pour la création d’une entreprise commune avec la société américaine Lockheed Martin. Cet accord renforcera les capacités de défense et de fabrication du Royaume. Il permettra la création d’emplois et entraînera les Saoudiens à fabriquer des produits et à fournir des services aux forces armées saoudiennes. Sami détiendra une participation de 51% dans l'entreprise.  

Reuters fait savoir aujourd’hui que Sami a pour objectif de générer des revenus annuels de 5 milliards de dollars (soit 4,11 milliards d’euros) d'ici à 2030. «Être dans les vingt-cinq plus grandes entreprises d'ici à 2030 signifierait que vous envisagez 5 milliards de dollars par an», explique le PDG de Sami à Reuters.  

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com 


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Dans le Kordofan soudanais, une offensive paramilitaire se profile, la ville d'El-Obeid tremble

Après avoir brisé un siège prolongé en février de l'année dernière, l'armée a peiné à empêcher les paramilitaires de réimposer un blocus par le biais de frappes répétées de drones contre la ville, ses infrastructures et la principale route de sortie. (AFP)
Après avoir brisé un siège prolongé en février de l'année dernière, l'armée a peiné à empêcher les paramilitaires de réimposer un blocus par le biais de frappes répétées de drones contre la ville, ses infrastructures et la principale route de sortie. (AFP)
  • El-Obeid est un enjeu majeur dans la guerre qui oppose depuis trois ans l'armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR)
  • La ville d'un demi-million d'habitants accueille environ 100.000 réfugiés, déplacés par la violence ailleurs dans le pays

Al-Ubayyid: Dans un camp de déplacés près d'El-Obeid, dans la région soudanaise du Kordofan, Agsam Hamad brave péniblement la chaleur écrasante pour aller chercher de l'eau trouble dans un puits. Déjà assiégés, les habitants vivent dans la crainte d'un assaut des paramilitaires, qui serait le plus violent à ce jour contre cette grande ville stratégique.

"Nous faisons de longues distances pour cette eau et elle est imbuvable", dit à l'AFP cette femme de 35 ans, mère de sept enfants. "Notre situation est très difficile. Nous avons besoin de nourriture et d'eau" potable.

El-Obeid est un enjeu majeur dans la guerre qui oppose depuis trois ans l'armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

La ville d'un demi-million d'habitants accueille environ 100.000 réfugiés, déplacés par la violence ailleurs dans le pays.

Ces dernières semaines, elle a fait face à des attaques des FSR, les plus intenses jusqu'à présent.

Après avoir brisé un siège prolongé en février de l'année dernière, l'armée a peiné à empêcher les paramilitaires de réimposer un blocus par le biais de frappes répétées de drones contre la ville, ses infrastructures et la principale route de sortie.

De récentes attaques ont frappé la principale centrale électrique et les dépôts de carburant, plongeant des quartiers dans l'obscurité et mettant les pompes à eau hors service.

Les habitants doivent aujourd'hui s'en remettre à des camions-citernes, des puits et quelques points de distribution d'eau, ont-ils expliqué à l'AFP.

"Pouvoir et argent" 

L'ONU a alerté sur un renforcement de la présence des FSR autour de la ville avant un possible assaut terrestre, ce qui fait craindre une répétition des atrocités observées à El-Facher.

Cette ville du Darfour est tombée aux mains des paramilitaires en octobre dernier, lors d'une attaque présentant selon l'ONU les caractéristiques d'un "génocide".

D'après Nohad Eltayeb, de l'ONG basée aux Etats-Unis ACLED, des mouvements de troupes ont été observés au cours du mois passé à environ 60 kilomètres au nord, au sud et à l'ouest d'El-Obeid.

El-Obeid se trouve à un carrefour stratégique reliant des régions du centre et de l'est du Soudan contrôlées par l'armée, dont Khartoum, au Darfour sous contrôle des FSR à l'ouest.

Selon des analystes, sa prise consoliderait le contrôle des FSR sur l'ouest du Soudan et pourrait ouvrir la voie à une avancée vers la capitale.

El-Obeid abrite une division d'infanterie, une base aérienne, un oléoduc stratégique et un important marché de gomme arabique.

" La contrôler, c'est une question de pouvoir, de territoire et d'argent ", affirme l'analyste Kholood Khair.

Les combats et les restrictions ont pratiquement coupé tout accès à la ville, rendant de plus en plus difficile toute couverture indépendante.

De rares images obtenues par l'AFP dans le camp d'Al-Rahmaniyah montrent des femmes épuisées avançant sous un soleil accablant, des jerricans sur la tête après des heures passées à attendre de l'eau à un puits éloigné.

Trop fatigués 

Dans le camp, près de 200 familles s'entassent dans des abris précaires.

Des enfants traînent dans l'étroite zone d'ombre projetée par les huttes . Certains sont trop fatigués pour jouer, d'autres suivent silencieusement leur mère.

" Nous n'avons rien. Ni eau, ni nourriture, ni matelas ", lâche Waseela Mohamed, une grand-mère de 70 ans.

Les livraisons d'aide qui avaient réussi à atteindre le camp il y a plusieurs semaines se sont raréfiées.

" Les organisations humanitaires font ce qu'elles peuvent, mais les besoins sont bien plus importants ", explique un bénévole qui a requis l'anonymat.

A l'intérieur d'El-Obeid, les drones bourdonnent presque en permanence, raconte Adam Hussein - un pseudonyme.

"Nous ne savons pas ce qui se passe vraiment. Tout est en crise. Les civils et les infrastructures sont constamment pris pour cible ", a-t-il confié à l'AFP.

Au moment où il parlait, un drone s'est écrasé tout près, sans faire de victimes.

Alors que le prix de l'eau a doublé, que celui de la nourriture a augmenté jusqu'à 300 % et que les tarifs des transports ont aussi grimpé en flèche, de nombreux habitants sont désormais, de fait, "encerclés ", selon Kholood Khair.

"Boucliers humains" 

Mohamed Refaat, de l'Organisation internationale pour les migrations, a averti que la ville se rapprochait d'un siège total, les civils pouvant bientôt "ne plus être capables de partir ni de revenir".

Sans aide immédiate, les conditions pourraient "en quelques semaines" ressembler à celles observées à El-Facher, où les civils ont survécu en se nourrissant d'aliments pour animaux pendant 18  mois de siège, a-t-il prévenu.

Selon l'ONU, plus de 6. 000 personnes ont été tuées durant les trois premiers jours de sa chute.

Une source gouvernementale a indiqué à l'AFP que l'armée avait tenté de ralentir l'avancée des paramilitaires.

Une source proche des FSR a elle accusé l'armée d'utiliser des civils comme " boucliers humains ", estimant qu'ils devraient être évacués.

Bien que la composition démographique de la ville diffère de celle d'El-Facher, où les violences ont suivi des lignes ethniques, Noha Eltayeb prévient que les civils "pourraient néanmoins être confrontés à des pillages, des violences sexuelles et des attaques contre ceux accusés de soutenir l'armée".