Israël va indemniser les familles d'enfants disparus dans les années 1950

L'Etat israélien va verser au total la somme de 162 millions de shekels aux familles, environ 41 millions d'euros (Photo, AFP).
L'Etat israélien va verser au total la somme de 162 millions de shekels aux familles, environ 41 millions d'euros (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Mardi 23 février 2021

Israël va indemniser les familles d'enfants disparus dans les années 1950

  • Des militants des droits humains et des familles d'immigrants affirment depuis des décennies que des milliers de bébés ont été enlevés à leurs parents biologiques après 1948
  • Cette affaire a donné lieu à des accusations de racisme et de «discrimination» formulées par les séfarades à l'encontre de «l'establishment» contrôlé par les ashkénazes

JERUSALEM: Israël va indemniser les familles d'enfants, principalement yéménites, disparus dans les années qui ont suivi la création de l'Etat hébreu, a annoncé lundi le Premier ministre Benjamin Netanyahou qualifiant ce dossier d'un des plus « pénibles » du pays.

Des militants des droits humains et des familles d'immigrants juifs, principalement originaires du Yémen, affirment depuis des décennies que des milliers de bébés ont été enlevés à leurs parents biologiques après 1948.

Selon eux, ces bébés ont été donnés à des couples juifs ashkénazes (originaires d'Europe centrale et de l'Est) en Israël et à l'étranger. Les médecins assuraient alors aux parents biologiques que leur enfant était mort et ne leur remettaient pas le corps.

Cette affaire a donné lieu à des accusations de racisme et de « discrimination » formulées par les séfarades (juifs originaires d'Orient) à l'encontre de « l'establishment » contrôlé par les ashkénazes qui ont fondé l'Etat.

« Il est temps que la souffrance des familles auxquelles on a pris les bébés soit reconnue par l'Etat (...) et que ces familles soient indemnisées », a déclaré Netanyahou dans un communiqué publié par son bureau.

Il a néanmoins souligné que l'argent n'allait pas réparer la « terrible » et « insupportable souffrance » des familles originaires du Yémen ou d'autres pays arabes et des Balkans.

L'Etat va verser au total la somme de 162 millions de shekels aux familles (environ 41 millions d'euros). Les familles des enfants morts dont le lieu d'inhumation est inconnu recevront 150 000 shekels (environ 37 800 euros). Et les familles des enfants dont le sort reste incertain recevront 200 000 shekels, a précisé lundi le ministre israélien des Finances, Israël Katz.

En 2016, Netanyahou s'était dit favorable à l'ouverture des dossiers qui devaient rester classifiés jusqu'en 2031. Quelques mois plus tard, le pays a ouvert les archives.

Au fil des ans, plusieurs enquêtes officielles ont conclu que la majorité des enfants disparus étaient morts, mettant en avant les mauvaises conditions sanitaires dans les camps où avaient été accueillis leurs familles.

Peu après la création de l'Etat d'Israël, les autorités avaient installé des camps pour gérer le flux de nouveaux immigrants juifs, essentiellement venus des pays arabes, dont 30 000 Yéménites.

Mais les enquêtes officielles n'ont pas dissipé les doutes.

En 2018, la justice israélienne a autorisé l'ouverture de tombes d'enfants juifs décédés dans les années 1950 ainsi que des analyses génétiques pour tenter de faire la lumière sur ces disparitions.

« L'Etat tente de faire taire les familles avec des indemnisations ridicules et partielles sans reconnaitre sa responsabilité dans ce qui est arrivé », a publié sur son compte Facebook l'association Ahim VeKayamim qui regroupe des familles d'enfants disparus.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
Short Url
  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Short Url
  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Short Url
  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.