L'Iran décide l’arrêt des inspections surprise sur le nucléaire, alors qu’un quotidien officiel exhorte à la prudence

Kazem Gharibabadi, l’envoyé de l’Iran auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique, a déclaré qu’il avait mis fin à l’application de ce qu’on appelle le «Protocole additionnel» lundi à minuit  (photo du fichier AFP)
Kazem Gharibabadi, l’envoyé de l’Iran auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique, a déclaré qu’il avait mis fin à l’application de ce qu’on appelle le «Protocole additionnel» lundi à minuit  (photo du fichier AFP)
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Publié le Mardi 23 février 2021

L'Iran décide l’arrêt des inspections surprise sur le nucléaire, alors qu’un quotidien officiel exhorte à la prudence

  • Un journal gouvernemental iranien a averti mardi que des actions trop radicales dans les querelles avec l’Occident sur le nucléaire pourraient conduire à l’isolement du pays
  • Dans un effort diplomatique, l’AIEA, l’organisme de surveillance de l’ONU, a conclu dimanche un accord avec l’Iran

DUBAÏ: Un journal gouvernemental iranien a averti mardi que des actions trop radicales dans les querelles avec l’Occident sur le nucléaire pourraient conduire à l’isolement du pays après que Téhéran a mis un terme aux inspections surprise des contrôleurs des Nations unies. 

L’envoyé de l’Iran auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Kazem Gharibabadi, a signalé qu’il avait mis fin à l’application de ce qu’on appelle le «protocole additionnel» lundi à minuit (20h30 GMT). L'accord autorisait l'AIEA à effectuer des inspections avec un court délai de préavis. 

Le quotidien officiel iranien a critiqué les parlementaires qui, appliquant la ligne dure, ont protesté lundi dernier contre la décision de Téhéran d'autoriser une surveillance «nécessaire» par les inspecteurs de l'ONU pendant une période qui pourrait aller jusqu'à trois mois. Il  affirme qu’une telle démarche enfreint une loi adoptée par le Parlement dans le but évident de faire pression sur les États-Unis pour que ces derniers lèvent les sanctions. 

La loi exige la fin des inspections «surprise» par l’organisme de surveillance de l’ONU à partir de mardi si les sanctions ne sont pas levées. 

«Ceux qui disent que l'Iran doit prendre rapidement des mesures strictes sur l'accord nucléaire devraient expliquer ce qui peut garantir que l'Iran ne sera pas abandonné à lui-même comme par le passé... Et cela aboutira-t-il à autre chose qu’à aider à former un consensus contre l'Iran?» se demande le quotidien officiel iranien. 

Dans un effort diplomatique, l’AIEA, l’organisme de surveillance de l’ONU, a conclu dimanche un accord avec l’Iran destiné à atténuer le coup dur que constitue la réduction de la coopération par Téhéran ainsi que le refus d’autoriser des inspections comportant un court délai de préavis. 

Lundi, le Guide Suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, a déclaré que l'Iran pourrait enrichir de l'uranium jusqu'à 60% de pureté si le pays en avait besoin. Une fois encore, il a démenti que l’Iran ait la moindre intention de rechercher l’arme nucléaire. 

L'accord nucléaire avec six puissances de 2015, que l’Iran n’a pas respecté depuis que les États-Unis s’en sont soustraits en 2018, limite la pureté à laquelle Téhéran peut raffiner l'uranium à 3,67%, en dessous des 20% atteints avant l'accord et bien en dessous des 90% nécessaires pour l’arme nucléaire. 

Un porte-parole du département d'État américain a affirmé que les commentaires de Khamenei «ressemblaient à une menace», mais il a répété la volonté des États-Unis d'engager des pourparlers avec l'Iran sur le retour à l'accord nucléaire de 2015. 

Washington a déclaré la semaine dernière être prêt à discuter avec l'Iran du retour des deux pays à l'accord abandonné par l'ancien président américain Donald Trump. 

Téhéran, pour sa part, a déclaré être en train d’étudier une proposition de l'Union européenne concernant une réunion informelle entre les membres actuels de l'accord et les États-Unis, mais n'a pas encore donné de réponse. 

L'Iran, qui a recommencé à enrichir l’uranium à 20%, visiblement dans le but d'augmenter la pression sur les États-Unis, a été en désaccord avec Washington sur la question qui consiste à savoir quelle partie devrait faire le premier pas pour relancer l'accord. 

Les dirigeants iraniens insistent sur le fait que Washington doit d'abord mettre fin à sa campagne punitive pour rétablir l'accord, tandis que Washington affirme que Téhéran doit d'abord revenir au respect total de l’accord. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com 


Les Émirats arabes unis affirment que l’Iran a ciblé un pétrolier d’ADNOC dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes

Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Les Émirats arabes unis affirment qu’un pétrolier d’ADNOC a été ciblé par un missile iranien dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes
  • ADNOC indique que 15 de ses navires ont été attaqués depuis le début de la guerre, dont trois au cours de cette semaine

DUBAÏ : Les Émirats arabes unis ont déclaré samedi que l’Iran avait ciblé un pétrolier appartenant à l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a condamné « l’attaque iranienne hostile visant un pétrolier appartenant à ADNOC au moyen d’un missile alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes ».

« Cette attaque constitue une violation flagrante de la résolution 2817 du Conseil de sécurité, qui garantit la liberté de navigation et rejette le ciblage des navires commerciaux ou la perturbation des voies maritimes internationales », indique le communiqué publié par WAM.

Vendredi, ADNOC avait déclaré que, depuis le début de la guerre, 15 de ses navires avaient été attaqués dans le détroit d’Ormuz, « dont trois navires cette seule semaine ».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé la plus ferme condamnation du ciblage du pétrolier émirati alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, affirmant que « ces attaques rejetées constituent une agression contre la sécurité et la sûreté de la navigation maritime, ainsi que contre la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan signent l’accord de défense conjoint de La Mecque

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  • L’accord de défense conjoint de La Mecque prévoit que toute attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires

LA MECQUE : L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé vendredi à La Mecque un accord de défense visant à renforcer leur capacité de dissuasion commune et à élargir leur coopération militaire, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’accord de défense conjoint de La Mecque stipule qu’une attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous.

Selon la SPA, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Muhammad Shehbaz Sharif ont été reçus par le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Cour royale du palais Al-Safa, à La Mecque. Les dirigeants ont passé en revue les relations entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan et ont discuté de questions d’intérêt commun.

La SPA indique que le Sommet de La Mecque sur la défense conjointe s’est tenu sur la base des liens historiques entre les trois pays, de leur solidarité islamique, de leurs intérêts stratégiques communs et de leur étroite coopération en matière de défense.

« L’accord reflète l’engagement des trois nations à renforcer leur sécurité collective et à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région ainsi que dans le reste du monde », a rapporté la SPA.

L’accord prévoit également le développement de tous les aspects de la coopération en matière de défense entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan.


Le président turc Erdogan arrive à Djeddah pour une rencontre avec le prince héritier saoudien et le Premier ministre pakistanais

Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
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  • Le dirigeant turc doit rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif
  • Sharif et le chef de l’armée pakistanaise sont déjà en Arabie saoudite pour discuter des questions régionales et des relations bilatérales

ISLAMABAD : Le président turc Recep Tayyip Erdogan est arrivé vendredi à Djeddah, où il devrait rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, sur fond de tensions régionales entre les États-Unis et l’Iran.

Sharif est arrivé à Djeddah jeudi pour une visite de trois jours à la tête d’une délégation comprenant le chef des forces de défense du Pakistan, le maréchal Syed Asim Munir, ainsi que des ministres fédéraux et des responsables gouvernementaux. Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué que Sharif examinerait les relations bilatérales et discuterait des développements régionaux avec le prince héritier saoudien au cours de cette visite.

La visite de Sharif et d’Erdogan en Arabie saoudite intervient alors que la région du Moyen-Orient reste sous haute tension. Le président américain Donald Trump a annulé dimanche des frappes prévues contre l’Iran, affirmant que les pays du Moyen-Orient étaient parvenus à définir les « paramètres d’un accord » visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran. Téhéran a également déclaré plus tôt cette semaine avoir conclu un accord avec Oman concernant une voie maritime pour les échanges via le détroit d’Ormuz.

La Turquie, l’Arabie saoudite, le Pakistan, le Qatar et d’autres pays de la région ont été étroitement impliqués dans les efforts visant à mettre fin à la guerre, qui a commencé en février lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran.

« Notre président, Son Excellence Recep Tayyip Erdogan, effectuera une visite de travail d’une journée en Arabie saoudite le 7 août 2026 », a écrit Burhanettin Duran, responsable de la communication de la présidence turque, sur la plateforme de médias sociaux X.

« Dans le cadre de cette visite, il est prévu que Son Excellence le Président rencontre le prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, le prince Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, ainsi que le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif. »

Les responsables pakistanais et saoudiens n’ont pas commenté la visite d’Erdogan en Arabie saoudite ni les sujets qui pourraient être abordés lors d’une éventuelle rencontre entre les dirigeants. Toutefois, l’agence de presse internationale AFP a rapporté, citant des sources, que l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan devraient signer vendredi à Djeddah un accord conjoint de défense.

Selon l’agence, les puissances régionales cherchent à renforcer leurs liens sécuritaires dans un contexte de guerre entre les États-Unis et l’Iran, qui a impliqué les États du Golfe et perturbé la navigation dans le détroit d’Ormuz et la mer Rouge.

Le Pakistan et l’Arabie saoudite ont signé un pacte de défense historique en septembre 2025. L’accord stipule qu’une attaque contre l’un des deux pays serait considérée comme une attaque contre les deux, officialisant des décennies de coopération sécuritaire entre Islamabad et Riyad.

Cet accord de défense revêt une importance particulière alors que le Pakistan est le seul État doté de l’arme nucléaire dans la région, tandis que l’Arabie saoudite est une puissance économique majeure au Moyen-Orient.

Le Pakistan joue un rôle clé dans la médiation entre les États-Unis et l’Iran depuis le début de la guerre en février. La Turquie a également joué un rôle diplomatique dans les négociations visant à mettre fin à la guerre à Gaza. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com