Parentalité et salaires sont à la traîne dans l'égalité entre les sexes, avertit la Banque mondiale

Des Espagnoles brandissent des pancartes sur lesquelles est écrit «au travail et à la maison, doublement exploitées», le 28 janvier à Barcelone (Photo, AFP).
Des Espagnoles brandissent des pancartes sur lesquelles est écrit «au travail et à la maison, doublement exploitées», le 28 janvier à Barcelone (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 24 février 2021

Parentalité et salaires sont à la traîne dans l'égalité entre les sexes, avertit la Banque mondiale

  • Les femmes du monde entier continuent de faire face à des lois et des réglementations qui limitent leurs opportunités économiques et la pandémie a créé de nouvelles difficultés
  • «Les réformes visant à éliminer les obstacles à l'inclusion économique des femmes ont été lentes et inégales dans de nombreuses régions» entre septembre 2019 et octobre 2020

WASHINGTON: Les pays progressent vers une plus grande égalité entre les sexes, mais les femmes du monde entier continuent de faire face à des lois et des réglementations qui limitent leurs opportunités économiques et la pandémie a créé de nouvelles difficultés, selon un nouveau rapport de la Banque mondiale.

« Les réformes visant à éliminer les obstacles à l'inclusion économique des femmes ont été lentes et inégales dans de nombreuses régions » entre septembre 2019 et octobre 2020, a résumé mardi l'institution en dévoilant la 7e édition de son rapport intitulé « Femmes, Entreprises et Législation en 2021 ».

L'étude fait apparaître que depuis la précédente publication en 2019, il y a eu peu de changement dans l'ensemble puisque les femmes n'ont toujours en moyenne que les trois quarts des droits accordés aux hommes.

Au total, 190 pays ont été passés au crible contre 187 lors de l'édition précédente.

Parmi les bons élèves, dix pays contre six précédemment -- la Belgique, le Canada (nouveau), le Danemark, la France, l'Islande (nouveau), la Lettonie, le Luxembourg (nouveau), le Portugal (nouveau) et la Suède -- obtiennent le score parfait de 100, ce qui signifie que hommes et femmes ont des droits égaux dans les domaines mesurés par la Banque mondiale.

Parmi les mauvais élèves, le Yemen, le Koweit ou le Qatar obtiennent un score inférieur à 30.

« Malgré les progrès accomplis dans de nombreux pays, il y a eu des inversions troublantes dans quelques-uns, notamment la restriction des déplacements des femmes sans l'autorisation d'un tuteur », a déploré David Malpass, président de la Banque mondiale, dans un communiqué. 

Rappelant que la pandémie de Covid-19 a exacerbé les inégalités existantes qui désavantagent les filles et les femmes (obstacles pour aller à l'école et conserver un emploi par exemple), il pointe du doigt que les femmes sont également confrontées à une augmentation de la violence domestique. 

Il y a toutefois des raisons d'espérer puisque malgré les difficultés de l'année dernière, de nombreuses économies ont fait de l'égalité des sexes une priorité, a commenté Mari Elka Pangestu, directrice générale chargée de la politique de développement à la Banque mondiale.

De nombreux gouvernements ont mis en place des mesures pour permettre aux femmes qui travaillent de faire face à l'impact de la pandémie.

Avant la pandémie, moins d'un quart des pays garantissait un congé légal pour s'occuper des enfants. 

« En raison de la fermeture d'écoles, près de 40 nouvelles économies dans le monde ont mis en place des politiques de congé ou de prestations pour aider les parents à s'occuper de leurs enfants », soulignent les auteurs. 

Pour autant, la parentalité -dont le congé parental- reste l'un des domaines qui laisse le plus de place à l'amélioration dans le monde.

L'autre domaine d'amélioration potentielle est la rémunération puisque dans 100 pays sur 190, il n'y a pas de lois imposant un salaire équivalent femmes/hommes au même niveau de compétences.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.